Les Peuples Maudits

Forum du groupement des Maudits
 
AccueilAccueil  ­GalerieGalerie  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 La Horde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Elcor



Nombre de messages: 414
Date d'inscription: 22/10/2006

Feuille de personnage
Argent: 1500
Race: Humain
Victoires:
3/15  (3/15)

MessageSujet: La Horde   Mar 19 Aoû - 17:18

16 heures…

La prévision du mirador était tombée, et elle n’était pas rassurante. Rapidement, je vérifie nos défenses, bien maigres il est vrai. Mais c’est tout ce que l’on a, tout ce qui nous sépare... d’Eux.

La porte semble en bon état et capable de pivoter. J’ai envie de la fermer, mais je me retiens. Certains d’entre nous sont toujours là dehors et on doit leur laisser le maximum de chance. Chacun d’entre nous est vital à cette communauté. Vital, et pourtant futile. Nous le savons tous, un jour, nous mourrons.

Après tout, nous sommes tous en sursis…. Certains ayant quand même un sursis plus court que d’autres.

Je mont sur nos euh… remparts. Je crois qu’on peut appeler ainsi cet ensemble de planches tordues et de bout de ferraille assemblés les un aux autres. D’un coup de levier, je m’assure que les scies tournent. Immédiatement elles s’exécutent, faisant naitre un crissement à vous briser les oreilles. Mais au moins, ca marche. Pour le moment.

Un peu plus loin, je vois flotter le misérable appât. Ca en distraira certains, et les fera peut-être s‘entre tuer. Evidemment, faudra en retrouver un demain. J’arrête les scies.

Derrière moi, un cri s’élève, et immédiatement après, je vois un chien sortir d’une ruelle en filant ventre à terre. Littéralement : les intestins touchaient le sol, rendu libres par une plaie faite à la boucherie. Je vois le boucher du moment rattraper l’animal et le ramener sous le bras pour finir son travail. Il regarde furtivement dans la rue… mais pas sur les remparts.

Prit de doute, je rassemble sept autres citoyens de mes connaissances et suit le boucher. Comme prévu, il achève le chien… et emmène la nourriture ainsi récupérée chez lui. Il délaisse la communauté.

La décision n’est pas longue : le bannissement… avec une surprise en prime.

Immédiatement nous allons le voir et lui expliquons les raisons de la décision. Cinq minutes plus tard, il est pendu à la vue de tous, puis exposé hors de nos fragiles remparts. Finalement, nous allons avoir un deuxième appât. J’imagine déjà les nouvelles de la Gazette du Corbeau.

Personne ne savait qui était ce Corbeau. Peut-être l’un des oiseaux qui tourne autour de nous ? Ha non, c’est vrai. Ce sont des vautours.

Soudain l’un des notre rentre en ville. Il titube, mais porte sur son dos un sac de ciment légèrement éventré. Ha, et il lui manque aussi une main. Gênant ca. Déjà qu’il lui manquait un œil.

On lui demande ce qu’il s’est passé. Il nous répond qu’il a fait une mauvaise rencontre. On lui dit qu’on l’avait avertit, mais il nous répond qu’il ne savait pas à quoi s’attendre.

Mauvaise réponse, un homme (ou une femme d’ailleurs) avertit SAIT à quoi s’attendre.

Enfin, vu l’infection et notre manque de médoc, il y passera sûrement cette nuit. Dommage.

---

23h58

La porte est fermée. Déjà, j’entends les Autres marcher vers la ville. Les défenses devraient nous permettre de tenir. Ou pas.

La vigie annonce que les prévisions du mirador sont complètement fausses. Ils sont bien plus nombreux que prévus. Ils passeront nos défenses.

Immédiatement, chacun va se réfugier chez soi. Certains, n’ayant même pas de tente tentent de se cacher dans les rues. En vain.


---

0h00

Dix des autres passent la muraille. Dix de trop. Chacun cherche à se cacher, et nous entendons les cris de ceux rester dehors s’élever. Pas que des cris d’ailleurs. L’un d’entre nous (bientôt l’un d’entre eux) à complètement lâché car on l’entend chanter pendant le massacre.

« Mangez-moi, mangez-moi, mangezARGH !! »

Plus rien. Au moins, il ne nous cassera plus les oreilles.


---

8h00

Les sanglots. C’est tout ce que j’entends. Pas des sanglots de tristesse, mais des sanglots nerveux. C’est toujours ainsi. Moi-même je ne suis pas indemne.

Comme toujours, nous trouvons un morceau de papier. Un bon vieux journal daté d’aujourd’hui, et signé par un certain Corbeau. Il retrace les évènements de la veille, de l’attaque à la pendaison en parlant des gens abandonnés dans le désert et qu’on a refus chez les Autres.

J’approche d’un des survivants, mais celui-ci est terrorisé et s’enfuit en hurlant et en racontant des choses incompréhensibles. Il me reste une dernière tâche.

J’approche de la maison du blessé. La puanteur est horrible. Enfin, de toute manière, je n’ai plus rien à vomir. Deux jours que je n’ai pas mangés.

J’ouvre la porte, et vois le malade. Enfin, ce qu’il est devenu. Enflé de toute part, il n’est pas reconnaissable, si ce n’est pas une chose. Il tient toujours en main le canard en plastique qu’il a trouvé une fois au fond du désert. Je le sors également hors des remparts.

Maintenant, il allait falloir travailler pour tenter de survivre. Une tâche pénible.


---

23h30

Nous allons tous mourir, cela ne fait aucun doute. Cette fois, ils sont trop nombreux, et tout le monde s’est déjà terré chez soi, certains étant même sortit dans le désert de manière volontaire. Après tout, on est tous morts.

Malgré ma peur, je décide de faire quelque chose. Je démonte tout ce que je peux démonter moi-même, et je l’utilise pour renforcer mon taudis (déjà mieux que rien, avant, j’avais une tente).

Une fois cela finit, il me reste encore un peu de temps. Je fais un tour à l’entrepôt et récupère tout ce que je peux transporter. Lampes (allumées ou non) frigo, four avec une étiquette « Attention, hautement cancérigène » et puis le serpent de deux mètres qu’on a rangé ici. Je pensais pouvoir le manger un jour, mais bon, ca fera toujours de la compagnie.

Je rentre chez moi et me barricade. Juste à temps. Ils viennent de passer les défenses extérieures. J’entends tous mes voisins se faire lacérer chez eux. Puis plus rien.

Est-ce qu’ils m’auraient raté ? Est-ce que, finalement, je survivrais un jour de plus ? Je me rapproche des murs pour mieux écouter. Je n’ose pas ouvrir.

Une main osseuse traverse soudain le bois et m’arrache un morceau du ventre. Ca me rappelle un truc que j’ai lu sur la gazette du corbeau dans la journée : « Un jour, un évêque partit chasser le malin. Apparemment, ce dernier l’était bien plus que lui, puisqu’on en entendit plus parler… ». Un peu après, d’autres cadavres marchants, les zombies, entrent. Tiens, mais je le reconnais lui ! C’est celui qui a chanté hier soir !

Finalement, ils ont l’air de vouloir reprendre un peu de foie. Excellent choix.

Ou alors ils veulent de la cervelle me dis-je lorsque j’en vois un chercher à me mordre à la tête. Je le repousse faiblement, mon cerveau ne les nourrira pas beaucoup, inutile qu’ils essayent.

Mais ils insistent. Finalement, une dizaine de zombie me mangent le foie, les poumons, la cervelle, les…

J’ai perdu le compte. Je crois que je suis mort… encore une fois.

Il me reste juste à attendre ma prochaine réincarnation…peut-être qu’on survivra une semaine cette fois-ci…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

La Horde

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les Peuples Maudits :: Autres Récits :: Récits-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet