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Elcor

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 | Sujet: La croisée des galaxies. Sam 27 Déc - 22:45 | |
| Chapitre 1 : Le phénomèneQuelque part dans la voie lactéeLa plupart de l’espace interstellaire était complètement noir. Et froid, par la même occasion. Toutefois, l’endroit actuel était très loin d’être sombre. En fait, il était même lumineux, voir aveuglant. Chacun des vaisseaux présents baignait donc dans une lumière bleutée que leurs vitres devaient filtrer pour éviter l’éblouissement des passagers. Une vue... stupéfiante. A bord de l’un des vaisseaux, un militaire se présenta devant sa supérieure, une tasse de café à la main. « Générale ? » Il n’y eut aucune réponse de la part de la générale qui fixait la source lumineuse. Pendant quelques secondes, le militaire de tint donc là, ne sachant pas vraiment quoi faire. Puis il se décida. « Générale. » Cette fois-ci, l’interpellée sursauta et tourna la tête vers le militaire qui l’avait appelé. La générale était une grande femme blonde, approchant les cinquante-cinq ans, les yeux bleu clair. Ses cheveux étaient longs, mais coiffés en deux tresses qui faisaient chacune la moitié du tour du crâne avant de revenir, si bien que de loin, on aurait cru qu’elle avait les cheveux courts. Enfin, même si c’étaient une générale, elle portait une tenue considérée comme détendue au sein de la hiérarchie militaire, composées d’un pull noir et d’un pantalon vert sombre. Une tenue presque civile. Voyant qu’il avait enfin son attention, le militaire tendit ce qu’il avait à la main. « Votre café mon générale. » La générale resta un moment interdite, ses yeux légèrement écarquillés. Puis, se souvenant d’en avoir en effet demandé un, prit la tasse d’un air reconnaissant. « Merci Francis. - Mais de rien, c’est normal générale Carter. » Samantha Carter, légende vivante connue seulement des initiés du programme Stargate, hocha la tête en direction de son aide de camp et regarda à nouveau à travers la vitre tout en sirotant sa boisson. Ce qui la fascinait tant était une sorte de fenêtre hyperspatiale bleue, mais bien plus grande et lumineuse que ces dernières. De plus, là ou les fenêtres présentaient des motifs changeants, le phénomène qu’elle observait avait pour tout motif des lignes qui partaient de la périphérie avant de se diriger dans le tunnel. « Une vue grandiose, n’est-ce pas ? » La voix était celle de Francis. Ce dernier s’était placé aux côtés de la générale et observait la même chose qu’elle. « En effet. La seule chose qui me gêne est ça. » En disant cela, elle montrait de la main – qui tenait la tasse de café – les trois Ha’taks de la nation jaffa. Bien que celle-ci soit théoriquement unifiée, de nombreuses factions virulentes existaient et cherchaient à la contrôler. De même, malgré que les humains et jaffas soient alliés, un grand nombre de ces factions voyaient d’un très mauvais œil ce qu’ils qualifiaient d’ingérence de la part de la Terre. Le problème n’était pas seulement les jaffas politiciens, mais surtout qu’un certain nombre de commandant de vaisseau adhérait à la vision de ces factions. Cela rendait les relations de travail plutôt... compliquées. Et même si les commandants des trois vaisseaux jaffa présents étaient amicaux – ces derniers étant plus des scientifiques que des guerriers – pouvoir accéder au phénomène avait été un véritable casse-tête politique. En effet, celui-ci se trouvait à la frontière des mondes occupés par la nation jaffa, ils réclamaient donc l’exclusivité de l’étude. Heureusement, grâce à Teal’c ils avaient pu négocier l’accès. Ils avaient donc pu amener un BC-304, l’ Illiade, sur les lieux. Et depuis qu’ils étaient arrivés soit, carter regarda sa montre, un quart d’heure, elle avait regardé la vue qui s’offrait à elle. « Vous avez une idée de ce que c’est ? » Une nouvelle fois, son aide de camp la tira de sa rêverie. Pendant, un moment, elle hésita entre le remercier de la ramener sur... le vaisseau et lui dire qu’elle voulait regarder le phénomène en paix. Finalement, elle opta pour la première solution. « A première vue je dirais que ça ressemble fortement à une fenêtre hyperspatiale en plus grand. Cependant, je suis incapable d’en dire plus sans une étude plus poussée. » Elle attendit un peu, réfléchissant, puis finalement ajouta quelque chose. « Ce qui me gêne le plus, ce n’est pas que l’on ne connaisse pas le phénomène, mais plutôt qu’on ai l’ai recensé d’une douzaine de fois à des endroits différents en moins d’une semaine. - Les autres vaisseaux envoyés enquêter ont-ils trouvé quelque chose ? - Leur dernier rapport disaient qu’ils n’avaient pas finit d’éplucher les données. De plus, le commandant jaffa là-bas à l’air nettement moins amical que chez nous. - C’est embêtant en effet. » Sur ces paroles, le silence retomba sur le pont. De son côté, l’équipage de quart effectuait des simulations tandis que l’important contingent scientifique s’escrimait à trouver de quoi décrire le phénomène. Trois heures plus tardCarter était en train de lire les résultats préliminaires des relevés sur le phénomène lorsque Tana demanda à la voir. Carter lui ouvrit la porte, et l’hybride serrakin-hebridan entra dans la pièce. Cette dernière ne passait pas inaperçue dans le vaisseau dont l’équipage était uniquement terrien, mais cela ne semblait pas la déranger outre mesure, au contraire même, elle semblait s’en amuser. Son bon caractère était sans doute une des raisons pour laquelle en avait été envoyée. Hébrida avait été conquise par les fidèles de l‘origine, cependant une grande partie de la population avait réussit à s’enfuir sur des vaisseaux et à former une seconde colonie avec la flotte militaire qui avait réussit à échapper au carnage des combats. Ainsi, si la planète mère était tombée, ses habitants n’avaient pas tous été conquis. Lors de l’ouverture de l’arche de vérité, quinze ans plus tôt, la planète avait été libérée. Aujourd’hui, les dégâts avaient tous été réparés, et les hébridans disposaient de deux planètes avec une importante base industrielle. Lorsqu’ils apprirent le dernier geste des asgards ainsi que les actions des terriens, ils contactèrent le SGC afin de les remercier de ce qu’ils avaient fait. Un an plus tard, un traité de coopération était signé entre les deux peuples, leur permettant de travailler ensemble sur l’héritage asgard. Tana était présent sur l’ Illiade dans le cadre de cette coopération. « Asseyez-vous Tana. Pourquoi désiriez-vous me voir ? - Je pense avoir trouvé quelque chose. Selon nos relevés, les émissions du phénomène, bien qu’inconstantes, ressemblent légèrement à celle d’une porte des étoiles. » Sur ses mots, l’hybride tendit quelques feuilles résumant ce que les capteurs avaient découverts jusque là. Carter prit quelques secondes pour les survoler, puis revint à son interlocutrice. « Je reconnais qu’ils y a des similarités, mais pourquoi aucun autre vaisseau ne nous a envoyé ces résultats ? Nous sommes pourtant les derniers arrivés. - Nous sommes arrivés les derniers, mais ce phénomène est le premier qui a été référencé. Peut-être qu’il a eut le temps de se stabiliser, un peu comme lors de l’ouverture d’un vortex. Sauf qu’ici, c’est beaucoup plus long, et moins destructeur à en juger par la position des vaisseaux jaffas. » Les vaisseaux jaffas étaient en effet beaucoup plus proche que les terriens du phénomène. En y pensant, une porte de cette taille les aurait détruit lors de son ouverture. Carter reprit la parole, elle voulait savoir jusqu’où avait été la scientifique dans son raisonnement. « D’accord. Dans ce cas, pourquoi les jaffas n’ont-ils rien trouvé ? - Nos capteurs sont nettement plus performants, ou ils ont raté cette ressemblance parce qu’ils cherchaient autre chose. Ou, n’ayant jamais été des scientifiques durant la période goa’uld, ils n’ont pas encore rattrapé leur retard. - Possible. Ils semblent cependant bien sûr d’eux. - Je peux me tromper. Ils ont peut-être aussi choisit de garder cette information pour eux en attendant d’avoir des confirmations de leurs autres vaisseaux. - Je vois, je vais voir ça avec les jaffas. A votre avis, c’est un vortex entrant ou sortant ? - Les deux ? Je n’en ai pour le moment aucune idée. » Juste à ce moment, les haut-parleurs du vaisseau s’activèrent. « La générale Carter est demandée sur le pont. Nous avons des contacts dans le phénomène. Je répète, nous avons des contacts dans le phénomène. La générale Carter est demandée sur le pont. » La générale appelée se tourna vers Tana avec un léger sourire. « On dirait que nous avons au moins une partie de la réponse. Retourner avec les autres scientifiques et trouvez le plus de choses possibles. - Comprit. » Ce n’est qu’en sortant de la pièce que l’hybride remarqua que le sourire était un peu forcé et que la voix de la générale contenait une nuance d’appréhension.
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Lun 29 Déc - 17:30 | |
| Chapitre 2 : L’arrivéeUn croiseur de combat était généralement un lieu où chaque personne savait ce qu’elle faisait et s’attelait à sa tâche avec diligence. Et c’était également vrai pour les militaires de l’ Illiade, mais il y avait ici un élément qui différait grandement d’une situation normale. Premièrement, il y avait trois Ha’taks à proximité, et bien qu’ils appartiennent à une nation alliée, l’équipage ne pouvait s’empêcher d’éprouver des craintes dues à l’histoire de ces vaisseaux. Deuxièmement, il y avait plus de vingt cinq scientifiques civils dans le vaisseau, représentant près d’une douzaine de nations terriennes et surtout une nation extraterrestre. Enfin, le fait qu’il y ait des contacts à l’intérieur du phénomène ne faisait que rendre lesdits scientifiques encore plus excités... et inquiets. Cependant sur le pont du vaisseau, la situation était nettement plus calme lorsque la générale Samantha Carter de l’armée de l’air américaine, mais appartenant surtout au Homeworld Security. Derrière elle son aide de camp, Francis Lagar, se tenait prêt à effectuer n’importe quelle tâche qu’elle lui confierait. En l’occurrence, celle qui avait actuellement était sans doute la plus éprouvante : il devait attendre qu’elle ait quelque chose à lui demander... Elle balaya d’un regard la salle où elle se trouvait. Le colonel John Tigh consultait les rapports sur les contacts. En fait, toute la passerelle travaillait de près ou de loin sur ces contacts. L’entendant s’approcher, le commandant du vaisseau se tourna vers elle en lui tendant un bloc informatique avant de reprendre sa position précédente. Carter le parcouru rapidement tandis que son interlocuteur lui faisait le point sur la situation. « A priori, l’alarme n’est pas aussi urgente que prévue. Les vingt inconnus sont apparus au bout du tunnel, mais ils ne semblent pas avancer vite. On a encore au moins trois heures devant nous. - Trois heures ? Le tunnel n’est pourtant pas bien long. Ils doivent être relativement lent ou... » Intéressé par la partie qu’elle n’avait justement pas dite, le colonel se retourna à nouveau vers la générale. Celle-ci fixait intensément le bloc informatique qu’il lui avait donné. « Qu’est-ce qui vous arrive ? - Les données en provenance des contacts, elles sont étranges. - Comment ça ? - Vous n'avez utilisé que les capteurs passifs, c'est bien cela ? - Oui, pourquoi ? » Malheureusement pour lui, la générale ne l’écoutait plus et parlait avec l’officier s’occupant des capteurs. Celui-ci, visiblement impressionné par la générale, jeta un regard interrogateur vers son supérieur direct, qui lui fit signe de s’exécuter. Une dizaine de seconde plus tard, Carter repartit du pont. Interloqué, le colonel appela l’officier de détection. « Major, qu’est-ce qu’elle vous a demandé ? - Elle voulait que je fasse un balayage radar du phénomène monsieur. - Et quelques sont les résultats ? - Nous n’en avons pas monsieur, c’est ça le problème. » Le colonel fronça les sourcils en entendant cette tournure de phrase. « Vous voulez dire que les ordinateurs n’ont pas analysé les échos ? - Non monsieur. Nous n’avons pas encore reçu d’écho. » Pas d’écho ? Voilà qui était étrange. Cependant, il n’eut pas plus le temps de réfléchir à cette énigme, car un voyant d’alerte s’alluma sur la console de son interlocuteur. « Nous venons de recevoir un écho, mais... il est complètement déformé. - Informez-en la générale. - C’est déjà fait. - Bien, il ne nous reste donc plus qu’à attendre qu’elle et les scientifiques expliquent ça. » Sur ces paroles, le commandant du vaisseau retourna à se occupation habituelles. Trente minutes plus tard, H-2h30La générale Carter était revenue sur le pont, mais faisait cette fois-ci face à l’écran géant situé sur le côté, l’écran prévu pour les communications officielles. Elle désirait s’entretenir avec les Jaffas au sujet des contacts et de leurs découvertes. « Nous venons d’envoyer la demande. Ils nous répondent. » L’instant d’après, l’écran s’alluma, affichant en gros plan le buste d’un Jaffa, vraisemblablement le chef des trois Ha’taks, avec en arrière plan le Pel’tak, la passerelle des Ha’tak. « Générale Carter. Que pouvons-nous pour vous. - Bonjour. Je voudrais vous parler au sujet des objets à l’intérieur du phénomène, ainsi que du phénomène lui-même. - Nous avons en effet repéré ce qui semble être des vaisseaux, et nous nous préparons à les accueillir. Quand au phénomène, en quoi pouvons-nous vous aider ? » Carter ne pu s’empêcher de remarquer la pointe d’arrogance dans la voix du jaffa. Cependant, elle tenta de ne pas le laisser paraître. « Nos scientifiques ont trouvé que les relevés énergétiques ressemblaient fortement à ceux d’une porte des étoiles, bien qu’un peu moins stables. Pouvez-vous confirmer ? » Il y eut un moment ou le jaffa parla, mais sans que carter n’entende un mot. Ils avaient vraisemblablement coupé le son pour être tranquilles. Carter attendit donc patiemment qu’ils veuillent bien s’intéresser à elle. Ce qui arriva une vingtaine de secondes plus tard. « En effet, nous étions en train de vérifier nos propres résultats, et vous les confirmez. » Ils étaient en train de vérifier leurs propres résultats ? Est-ce qu’ils étaient sincères en disant cela ? Ou est-ce qu’ils s’étaient contentés de vérifier ce que Carter leur avait dit, sans l’avoir trouvé eux-mêmes avant ? La générale se secoua mentalement, puis reprit la parole. « Merci de votre aide. Une autre question, quand vous dîtes accueillir les inconnus, vous pensez à quoi ? » Le jaffa sourit en entendant la question, toutefois, sa réponse fut rapide. « Cela, malheureusement, n’est pas une information que je suis disposé à partager. Avez-vous d’autres questions ? - Non. Merci de votre... coopération. » Le jaffa coupa la communication sans que Carter puisse savoir s’il avait entendu la nuance d’ironie dans sa dernière phrase. Cette dernière se retourna ensuite vers le commandant du vaisseau. « Colonel Tigh, je vais retourner voir les scientifiques, puis j’irais dans ma cabine pour m’entretenir avec mes supérieurs. Veuillez me tenir au courant de la situation, notamment de éventuels mouvement Jaffa. - Comprit générale. » Station George Hammond, en orbite au dessus de la face cachée de la luneLe général Jack O’Neill, chef du Homeworld Security, était un homme très demandé. Depuis la fin de la guerre avec les Oris, la voie lactée était devenue un endroit bien plus calme, ce qui avait permit à la terre de développer ses infrastructures extra planétaires, notamment des chantier spatiaux. Aujourd’hui, être chef du Homeworld Security ne signifiait plus seulement diriger les équipes du SGC et une paire de vaisseaux spatiaux, le tout restant pour la plupart américain. Aujourd’hui, le général O’Neill avait en charge près de vingt-cinq BC-304 ainsi que les nombreux programmes attenants, huit chantiers spatiaux - orbitaux et souterrains – le tout impliquant une douzaine de nations principales, c’est à dire qui avait leur vaisseau à elles. Et c’était sans compter les diverses forces au sol qui souvent ignoraient elles-mêmes l’existence du programme Porte des Etoiles ! Toutefois, il avait toujours le temps de recevoir les appels de ses anciens amis, même s’ils étaient théoriquement ses subordonnés. Et généralement, Samantha Carter n’appelait pas pour de vaines raisons, même si elles pouvaient sembler étranges à première vue. « Carter ! Quel plaisir de vous revoir ! Quel bon vent vous amène ? - Bonjour général O’Neill. Je vous appelle à cause d’un développement de situation là où je suis. » Le on employé par sa vieille amie eut le don d’inquiéter le général. Immédiatement, celui-ci lui accorda une attention accrûe. Il coupa même la télé qui diffusait pourtant un épisode des Simpson qu’il n’avait vu que trois fois ! « Les jaffas vous posent problème ? - Non, ils sont plutôt coopératif, même si un peu arrogants pour mon goût. Non, je pense qu’on va avoir une situation de premier contact. - Vous avez trouvé ce qu’est ce truc ? - Oui et non. Pour le moment, les scientifiques pensent que c’est le phénomène naturel qui a inspiré les portes des étoiles. Mais c’est relativement instable, ce qui fait qu’y voyager serait très dangereux. - Les anciens en auraient donc crée une version artificielle et plus stable ? - Exactement. Et ce n’est pas le mieux. - Le... mieux ? Qu’est-ce qui pourrait être mieux qu’une note historique sur l’origine de la porte des étoiles ? - Quelque chose est en train d’émerger du phénomène, du trou de ver pour être précis. - Un trou de ver... comme dans Star Trek ? » Manifestement, carter fut légèrement étonnée de la référence, et prit quelques secondes avant de répondre. « Un peu comme ça oui. Sauf que nous n’avons aucune idée de ce que ça relie. - D’accords. Et qu’est ce qui est en train d’émerger ? - Vingt signaux que nous interprétons comme des vaisseaux. A cause du trou de vers, il est difficile d’en dire plus. » Voyant que O’Neill ne répondait pas, Carter reprit la parole. « Monsieur. A l’heure où je vous parle, nous sommes à 2h15 d’un premier contact historique. »
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Ven 2 Jan - 16:00 | |
| Chapitre 3 : Premier contactStation Spatiale George Hammond, face cachée de la luneLe Lieutenant Général Jack O’Neill regardait de manière impassible la Brigadier Générale Samantha Carter, avec qui il était en communication vidéo depuis moins de cinq minutes. « D’accord, nous avons un premier contact sur les bras. Mais c’est pas la première fois que cela nous arrive n’est-ce pas ? - Certes mon général, mais c’est la première fois que nous le faisons via des vaisseaux. - Vous savez d’où viennent ces trous de ver ? - Nous n’en avons aucune idée. Manifestement, celui que nous avons en face de nous n’a pas pour origine la voie lactée. Mais il peut venir d’une autre galaxie comme d’une autre dimension, voir d’un autre temps. - Il pourrait venir de la galaxie de Pégase ? » A ces mots, Carter s’arrêta de bouger. Elle réfléchissait. Si ces vaisseaux venaient bien de Pégase, c’étaient probablement des vaisseaux Wraiths, auquel cas ils étaient dans de très mauvais draps. Finalement, elle se força à répondre. « C’est possible oui. - Je vais vous envoyer des renforts. - Mon général, c’est inutile. Si jamais ce sont les Wraiths, ne serait-ce que des croiseurs, ce ne seront pas quelques Ha’taks et BC-304 qui les arrêteront. Et si ce sont effectivement des Wraiths, ils auront avec au moins une ruche. - Mouais, vous n’avez pas tord. Ça ferait une deuxième bataille de Camelot. - En pire. Il vaut mieux savoir d’abords de quoi il s’agit. - D’accord, de toute manière, des renforts seraient sans doute arrivés trop tard. Et les jaffas ? - Ils disent qu’ils se préparent à accueillir les inconnus, mais ils n’ont pas voulu dire ce qu’ils signifiaient par là. - Les connaissant, ça risque d’être une situation tendue. - Désolé mon général, je dois vous laisser quelques instants. » Carter se retourna vers une personne hors du champ de la caméra, et commença à parler. A en juger par son expression, ce n’étaient pas vraiment une bonne nouvelle. Finalement, elle se retourna vers O’Neill. « Maintenant, je sais une partie de ce qu’ils voulaient dire par là. Sept Ha’taks accompagnés de quelques Al’kesh viennent de sortir d’hyperespace. Les vaisseaux présents semblent s’éloigner du trou de ver et les nouveau arrivant les rejoignent. » Ce fut au tour d’O’Neill de rester sans voix pendant quelques secondes. « Carter, demandez-leur s’ils comptent attaquer les vaisseaux arrivants. Si c’est le cas, tentez de les en dissuader, mais ne les menacez pas. Une guerre contre les jaffas est la dernière chose qu’il nous faut. - Comprit mon général. - O’Neill. Terminé » Il coupa la communication, ne sachant pas quoi penser. Finalement, il écrivit un missive aux commandant des vaisseaux terriens, afin qu’ils se préparent à un premier contact. Puis, il écrivit d’autres messages pour que des diplomates soient envoyés sur les croiseurs surveillant les autres trous de vers. Carter pouvait se débrouiller toute seule, mais il fallait prendre les devant pour les autres. Une fois ceci fait, il remit en marche son épisode tandis qu’il vaquait aux tâches quotidiennes. BC-304 Illiade, à la frontière du territoire Jaffa, H-2 avant le premier contact« Les vaisseaux que nous avons emmenés ne sont qu’une assurance, au cas ou les nouveaux arrivants devraient s montrer agressifs. Mais si cela peut vous rassurer, nous ne tirerons pas les premiers. - Très bien. Merci de votre coopération. - Mais il n’y pas de quoi. » Le jaffa sembla réfléchir, puis reprit la parole tandis que Carter s’apprêtait à couper la communication. « En fait, e pense que j’ai une meilleure idée. Vous les Terriens êtes plus diplomates que les Jaffas, tandis qu’avec un seul vaisseau, vous ne représentez guère une menace pour une flotte de cette taille. Pourquoi ne vous placeriez-vous pas devant nous pour communiquer avec eux et vous occuper du premier contact ? » Carter compléta mentalement. « Au moins, s’ils tirent à vue, vous serez les premiers visés. » Néanmoins, elle acquiesça avant de couper la communication. Elle se retourna vers le Colonel Tigh qui attendait visiblement ses ordres. « Vous avez entendu la proposition. On peut difficilement la refuser. Placez-nous entre le trou de vers et les jaffas, mais relativement proche de ces derniers. » Le commandant donna les ordres de manœuvre, puis se retourna vers Carter. « Et si ça tourne mal ? » Très bonne question en effet. « J’espère que nous n’en arriverons pas là. Mais nos boucliers sont solides, et nous avons une dizaine de vaisseaux jaffa nous couvrant. - J’arme les canons ? - Non. Nous avons toujours les silos à missiles qui peuvent êtres utilisés. Inutile de paraître agressif. - Très bien. » Sur ces mots, Carter sortit de la passerelle, réfléchissant à ce qu’elle allait dire, et faire. Presque deux heures plus tard, H-5 minutes La Brigadier Générale Samantha Carter entra sur le pont de l’ Illiade en grand uniforme de cérémonie. Quelques minutes plus tôt, elle s’était assurée que les jaffas n’avaient pas changé de plan, surtout après qu’ils aient fait sortir leur chasseur et les aient placés derrière la formation. En traversant la salle, elle vit que l’équipage était au complet. Quand aux scientifiques, ils se tenaient prêts pour les premières communications. En effet, bien que deux galaxies parlent anglais couramment, il n’y avait aucune preuve que leurs futurs interlocuteurs connaissent cette langue. Elle se plaça en face de l’écran principal. « Préparez-vous à transmettre dans toutes les langues que l’on a. Aucun cryptage, aucune compression. - Comprit. » Quelques longues, très longues minutes s’écoulèrent durant lesquelles la pression monta régulièrement, puis l‘horloge afficha zéro. « Ils sortent du trou de ver ! Vaisseaux inconnus. » Ils n’avaient guère besoin d’être prévenu, mais après tout, il faisait son travail. Immédiatement, Carter fit signe de commencer la transmission. « Ici la générale Samantha Carter du Homeworld Security à bord de l’ Illiade, veuillez vous identifier. Nous n’avons pas d’intention hostile, mais cherchons à vous connaître. » Tandis que le vaisseau transmettait ses paroles traduites dans plus d’une centaine de langue, elle régla l’écran en face d’elle pour voir les nouveaux vaisseaux tandis que le poste de détection énumérait leurs caractéristiques à mesure qu’il les trouvait. Les vaisseaux inconnus, long de 452 mètres, large de 143.6 mètres et haut de 106.1 mètres émergeaient les uns après les autres, formant un mur de quatre vaisseaux de haut par cinq vaisseaux de large. Ils avaient des boucliers et disposaient de réacteurs apparents, bien que la méthode de propulsion ne soit pas connue. Selon les relevés énergétiques, ils ne disposaient pas d’arme énergétiques, mais disposaient néanmoins de quatre tourelles à double canons. De plus, il semblait qu’il y avait un certain nombre de silos à missiles et un canon axial. Enfin, il ne semblait pas y avoir de hangar à chasseurs. Ce fut seulement après que l’énumération soit terminé que Carter remarqua qu’elle retenait son souffle. Comme toute la passerelle par ailleurs. Finalement, les messages furent tous émis. Maintenant, il ne restait plus qu’à attendre la réponse. Plusieurs minutes passèrent dans l’attente. Des deux côtés, les boucliers étaient levés au maximum, mais aucune arme ne semblait êtres activée. Aucune communication n’était établie d’ailleurs. Manifestement, leurs... interlocuteurs ne connaissaient aucune des langues que Carter avait employée. Ou ils n’avaient aucune envie de leur parler, ce qu était plus inquiétant. Mais s’ils ne connaissaient aucune des langues, ce n’était pas avec ce qu’elle leur avait envoyé qu’ils allaient pouvoir traduire, à moins qu’ils pensent que ce qu’ils avaient reçu n’était qu’en une seule et même langue... « Colonel Tigh, retransmettez en boucle mon dernier message, mais uniquement en anglais. Ensuite, mettez-moi en liaison avec nos scientifiques. - Reçu générale. » Quelques secondes plus tard, le visage du docteur Lee s’afficha sur l’écran. « Générale Carter ? Que puis-je pour vous ? - C’est simple. Il faut que vous me confectionner un moyen d’apprendre rapidement à nos interlocuteurs à parler anglais. - Pardon ? Mais nous n’avons pas de linguiste avec nous ! - Faites avec, ou plutôt sans. Je vais demander la même chose à Daniel et son équipe. En attendant, c’est sur vous que je compte. - Très bien, nous allons voir ce que nous pouvons faire. » Carter coupa la communication, puis demanda à l’officier chargé des communications de contacter le docteur Daniel Jackson sur Atlantis. Au bout d’une minute, il répondit. Manifestement, il manquait de sommeil. « Sam ! Heureux de vous voir ! Comment ça va ? - Plutôt bien, mais j’ai besoin de votre aide. Au sujet du trou de ver. - Ha oui. Je n’ai rien trouvé à ce sujet dans les archives des anciens. Mais les bases de données d’Atlantis ont tendance à se montrer plutôt secrètes. - Oui, j’ai expérimenté ça pendant près d’un an, et ça n’a pas été faute d’essayer. Mais je vous appelle pour vos talents de linguistes. - Oui... ? - En fait, nos interlocuteurs semblent ne pas comprendre un seul des langages que nous utilisons. Il nous faut donc quelque chose pour leur donner une base rudimentaire, mais fiable pour nous comprendre. - Et vous voulez ça pour quand ? - Pour le plus tôt possible. - D’accord... Je vais mettre tout mon personnel sur la main. - Merci. - Passez sur Atlantis un de ces quatre. Maintenant qu’elle est dans la voie lactée, c’est plus facile d’y aller. - Merci, j’y penserais après avoir résolu cette situation. - Et toutes celles qui suivront... - Evidemment. » Il ne sembla pas remarquer son embrassement, ou l’ignora superbement, car il reprit immédiatement. « Bon, je vous rappelle dès que j’ai quelque chose. C’est bien l’ Illiade votre vaisseau, non ? - C’est exact. Encore merci. - C’est normal. Au revoir. » Il coupa la communication avant même que Carter ait eut le temps de répondre, mais pas assez tôt pour qu’elle ait le temps de s’arrêter, si bien qu’elle se retrouva à dire « Au revoir » devant un écran montrant le mur formé par les vaisseaux inconnus. Comme en réponse aux mots qu’ils ne pouvaient comprendre – ou du moins ne pouvaient recevoir – ces derniers commencèrent à bouger ensemble. « Ils viennent d’ouvrir une fenêtre hyperspatiale ! » Avant qu’elle ait le temps de répondre, les vaisseaux partirent, ne laissant aucune trace de leur passage...
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Sam 10 Jan - 23:59 | |
| Chapitre 4 : Deuxième contactIllliade, une heure après le premier contact manqué« Ce que vous voulez donc dire, c’est qu’ils n’ont même pas tenté de répondre à nos messages, et qu’ils sont partit sans même une seule parole ? - C’est à peu près ca mon général. Bien que nous ne sachions pas pourquoi. Pour autant que nous le sachions, ils ont tenté de communiquer avec des moyens que nous ne connaissions pas. Ils seraient donc dans la même situation que nous. - Mais ce sont eux qui sont partit. - Qu’auriez-vous fait en sortant d’une porte des étoiles, alors que vous n’en avez sans doute jamais prise une seule, en face de personnes armées qui ne répondent à aucune de vos paroles ? - … » Le silence de la part du général O’Neill était bien plus évocateur que n’importe laquelle de ces plaisanteries. Il n’avait aucune idée de ce qu’il aurait fait. Évidement, il n’aurait sans doute pas été seul, et Daniel, par exemple, aurait vraisemblablement tenté de communiquer jusqu’à ce qu’il n’ait plus de salive dans la bouche. Carter fut interrompue dans ses réflexion par son supérieur. « Vous voulez donc dire qu’ils sont gentils mais juste un peu timide par ce qu’on leur a pas répondu ? - C’est une possibilité. Ce que je veux dire est qu’on ne peut pas conclure de si peu. - D’accord, je répercuterais l’information. Au fait, tant qu’on est dans la communication, Daniel m’a informé qu’il a bien avancé sur le traducteur universel que vous lui avez demandé. - Il vous a dit quand il compte le finir ? - Entre un et deux mois. - Quoi ? » La surprise se peignait visiblement sur le visage de la générale, O’Neill, de son côté, affichait un visage imperturbable, bien que moins que celui de Teal’c. « J’ai eut à peu près cette réaction moi aussi. Mais il m’a expliqué que c’était qu’un travail très compliqué, et que le délai qu’il a donné pouvait être considéré comme du travail très rapide. - D’accord… - Et le commandant Jaffa ? Qu’est-ce qu’il en pense ? - Il pense que c’est de notre faute si les tentatives de communications ont échouées. Il ajoute que s’il devait y avoir une guerre contre ces inconnus, ce serait de ma faute personnelle. - Quand même. Il a informé ses supérieurs ? - Il n’a pas voulu me le dire. Mais nous le saurons sans doute grâce à Teal’c. - Oui, peut-être. Je vous rappelle que son partit est plutôt mal en point ces derniers temps, avec Bra’tac mort et Teal’c qui commence à faiblir à cause de l’âge et sans aucun héritier… » La voix manqua à O’Neill en repensant à ses amis, et au fait qu’un jour ou l’autre, il les perdrait. Mais il y avait plus que cela. Lui-même n’était plus tout jeune et à 70 ans, le fait qu’il soit toujours en service actif n’était pas courant. Mais c’était un symbole, et lui-même n’apprécierait sans doute pas l’inaction de la retraite. Elle détourna ses pensées, sans quoi elles allaient tourner vers elle et elle ne voulait pas remettre une nouvelle fois en cause sa résolution. « Oui en effet. » Elle ne savait pas quoi dire d’autre. Les quinze dernières années avaient été plutôt calmes – excepté le retour en catastrophe d’Atlantis – mais il était évident que cela n’allait pas durer très longtemps. Les jaffas étaient un peuple qui avait toujours vécu pour la guerre et les dernières conversations qu’elle avait eut avec Teal’c faisait état d’une agitation due sans doute au manque de combat. Ils avaient encore d’autres occupations comme l’éducation de leur population et l’étude des technologies Goa’ulds, mais cela ne leur suffisant manifestement pas… Tout à coup, quelque chose la frappa. « Général, le partit belliciste va se servir de cette réaction pour gagner encore plus de soutient. » Ce qu’ils nommaient en privé le partit belliciste était l’héritier du partit de Gérak. De manière générale, ceux le dirigeaient étaient persuadés de la supériorité des jaffas sur les humains. C’étaient des militaristes convaincu qui n’aimaient pas non plus que les voies d’antan – l’entraînement systématique des guerriers au combat – soient petit à petit abandonnées. « C’est possible. En tout cas, il n’y a rien de plus que vous puissiez faire, rentrez sur le site Sigma. L’ Illiade restera sur place pour surveiller d’éventuelles arrivées. - Reçu mon général, . Et les scientifiques ? - Nous allons les renvoyer à leurs anciens laboratoires, bien qu’ils soient toujours sur le même projet. Ils auront plus de moyens pour travailler là-bas. Tana vous accompagnera donc. Je vous laisse informer tout ce beau monde de la nouvelle ? - Comprit. Je pars dès que c’est fait. - Bon voyage Carter. - Merci mon général. » O’Neill coupa la communication, laissant Carter seule dans son bureau. Immédiatement, celle-ci alla transmettre les nouvelles aux scientifiques du vaisseau. Une demi-heure plus tard, Hangar de l’IlliadeLes hangars des BC-304 étaient conçus à l’origine pour accueillir 8 F-302 chacun, mais celui où ils étaient proposait une vue légèrement différente. En effet, au fond de celui-ci se trouvait un vaisseau bleu foncé légèrement effilé, courtoise du gouvernement Hébridan à sa chef de Projet sur le Cœur Asgard. Ce vaisseau aux dimensions relativement modestes – environ quinze mètres de long pour sept de large – était la dernière née des navettes Hébridans et servait à seulement quelques dignitaires lorsqu’ils avaient besoin de voyages interstellaires. Bien que plus lent qu’un BC-304, il permettrait de rejoindre en quelques jours le site Sigma – l’endroit ou les informations du Cœur Asgard était étudié. Une fois que les trois voyageurs – ainsi que leurs maigres bagages - se soient installés, Tana prit les commandes de la navette et sortit du hangar de l’ Illiade. Ce faisant, les passagers purent apercevoir que les Jaffas avaient amenés deux nouveaux vaisseaux lourds et que leurs planeurs patrouillaient désormais dans la zone. Ils ne dirent cependant pas un mot, car c’était inutile, chacun savait ce que pensait l’autre. Après s’être éloignés des vaisseaux présents, la navette passa en hyperespace en direction du site Sigma. 28 heures plus tard, Navette Hébridan, quelque part entre le premier trou de ver et le site SigmaLa navette sortit d’hyperspace au milieu de nulle part, en dehors d’un quelconque système stellaire. On pouvait cependant distinguer au loin la lumière blafarde et multicolore des étoiles de la galaxie. C’était un arrêt obligatoire à cause des moteurs hyperspatiaux qui n’avaient pas l’endurance requise pour de longs voyages, mais Tana se débrouillait toujours pour que de tes arrêts se fassent en présence d’une vue magnifique. Et encore une fois, elle ne s’était pas trompée… « Je détecte une fenêtre hyperspatiale ! » C’était la voix de Tana qui venait de briser le silence. Manifestement, la vue n’allait pas être la seule préoccupation des passagers. Carter alla à son tour dans le poste de pilotage. « Vous avez une idée de ce que c’est ? - On dirait… Ce sont les vaisseaux inconnus. - Ils nous ont vus ? - Négatif. Pour le moment, ils restent immobiles…. Attendez, je détecte un message subspatial. - Vous pouvez le décrypter ? - Je l’ai enregistré, mais il est très faible. Et je ne peux pas le décrypter ici. - Nous sommes prêt à partir ? - Pas encore. Il reste une minute pour qu’il soit en état. Ne pouvons-nous pas essayer de communiquer ? - Je ne suis pas sûr que ce soit plus utile que la première fois sans moyen de traduction. Et s’ils ont des communications subspatiales, ils auraient très bien pu nous envoyer des messages la première fois. - C’est vrai. » Tandis qu’elle finissait sa phrase, une alerte s’afficha sur l’écran. « Je détecte d’autres fenêtres ! Quatre en tout, toujours le même type. - Combien de temps avant la recharge ? - Trente secondes. Le premier vaisseau se dirige vers nous. - Aucune transmission ? - Non, aucune. Vingt secondes. Le vaisseau détecte des échos radar. Vraisemblablement des systèmes de tir. - Eloignez-nous le plus vite possible. - Comprit. Je détecte deux autres fenêtres, une de chaque côté. Ce sont deux vaisseaux inconnus. Ils nous visent également. Dix secondes restantes ! - Manifestement, ils nous avaient détectés depuis longtemps. Comment est-ce possible ? - Je ne sais pas ! Leurs silos sont ouverts et ils braquent leurs canons ! Cinq secondes ! » A peine une seconde passa lorsqu’une alerte sonna sur le tableau. « Tir de missile ! Je détecte quatre missiles qui nous foncent dessus ! » Heureusement, le moteur hyperspatial fut rechargé avant que les missiles ne touchent leur cible. La navette passa donc en hyperespace juste à temps. Ce fut Francis, resté là jusque là silencieux, qui brisa le silence. « Au moins, on sait maintenant qu’ils sont hostiles. - C’est le moins qu’on puisse dire. Tana, vous avez un communicateur subspatial ? - Non. Je nous emmène à côté d’une porte ? - Oui, il faut prévenir le général O’Neill. - Très bien, je programme le voyage. » Immédiatement, le vaisseau sortit du subespace, et ouvrit une nouvelle fenêtre hyperspatiale… BC-304 L'Intrépide, en faction devant un autre trou de verL’’unique BC-304 français se flottait paresseusement dans l’espace tout en observant le trou de ver, puisque c’était ainsi qu’il était maintenant appelé. A une certaine distance se tenaient cinq Ha’tak jaffas, ainsi qu’une douzaine d’Al’kesh. Les planeurs étaient également déployés et patrouillaient dans toute la zone. Contrairement au premier trou de ver, le commandant Jaffa n’essayait même pas de cacher sa condescendance pour les humains, et le capitaine de vaisseau (les Français ayant préféré garder les grades de la marine) devait sans cesse de souvenir de ses ordres pour éviter de rabattre le caquet à l’insolent. Ainsi, alors que le commandant de l'Intrépide se calmait après une communication fort rageante, il entendit son officier de détection qui lui parlait. « Commandant ! Le trou der ver s’est stabilisé on dirait ! - Comment ca ? - Les relevés énergétiques sont devenus similaires à ceux envoyés par la générale Carter d’un seul coup. - D’un seul coup ? Com… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, car son officier de détection lui coupa la parole. « Je détecte quelque chose dans le trou de ver ! Selon les premiers relevés, ce sont vingt objets qui viennent d’apparaître ! » Immédiatement, le commandant sortit de ses noires pensées pour se concentrer sur la nouvelle. « Vous savez ce que c’est ? - Impossible d’être sûr tant qu’ils sont dans le trou de ver… - HPA ? - Trois heures. Comme pour le premier trou de ver. » Ca allait être trois longues heures… BC-304 Voskhod, deux heures plus tard« Polkovnik ! nous avons reçu un message de la station George Hammond ! - Mettez-le sur mon écran » | Code: | Message codé Priorité 4 Origine : Général O’Neill, chef du Homeworld Security Destinataires : Les commandants de BC-304 Sujet : Mise à jour sur les inconnus du trou de ver.
Les vaisseaux sortant du trou de vers ont attaqués la navette transportant la générale Carter. En conséquence, tout les vaisseaux venant d’un trou de vers doivent êtres considéré comme potentiellement hostiles. Je répète, tous les vaisseaux sortant d’un trou de vers doivent êtres considérés comme potentiellement hostiles. Les règles d’engagement sont : - Ne pas tirer le premier, ni viser les vaisseaux. - Empêcher les jaffas de le faire. - Activer tout les armements et être prêt à répondre à toute agression sans retenue. - Si ennemie supérieur, se retirer au site Alpha. - Vous avez l’autorisation d’utiliser les missiles nucléaire. Je répète, vous avez l’autorisation d’utiliser les missiles nucléaires.
Terminé |
Et ils étaient à une heure d'un autre contact...
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Sam 25 Avr - 20:46 | |
| Chapitre 5 : MouvementsIntrépide, une heure plus tardDurant les trois dernières heures, l'effectif Jaffa avait été augmenté jusqu'à douze Ha'tak et trente Al'kesh. Cela n'avait pas pour don de calmer l'esprit du capitaine du vaisseau Français, mais ce n'était pas comme s'il avait le choix. Surtout si l'on considérait que vingt vaisseaux inconnus, mais du même type que ceux de l'autre trou de ver, venait de sortir du trou de ver local. Jonathan « Silence » Laforge laissa les Jaffas tenter le premier contact et vérifia à la place que son vaisseau était prêt au combat. Après tout, ils s'étaient plaint que l'échec était la faute des humains, alors il voulait savoir si ces guerriers arriveraient à faire mieux. Ils envoyèrent un message, vraisemblablement une menace à peine voilée, mais les inconnus ne prirent pas la peine de répondre. « Monsieur » lui dit son officier de communication « nous recevons une communication du commandant Jaffa. - Passez-le-moi. » Répondit-il en remarquant que les jaffas visaient ostensiblement les nouveaux venus. Le visage d'un jaffa peu aimable apparut sur l'écran principal. « Nous nous préparons à ouvrir le feu sur les inconnus. Assisterez-vous la nation Jaffa dan son combat ? - Je pense qu'attaquer aussi violemment ces vaisseaux pourrait s'avérer funeste. » Immédiatement, le jaffa lui envoya un regard lourd de soupçon. « Auriez-vous peur de combattre ces vaisseaux ? - Je pense qu'il vaut mieux attendre d'en savoir plus plutôt qu'attaquer sans réfléchir. » Tandis qu'il répondait, il fit un signe à son officier de communication. Celui-ci, comprenant l'ordre, envoya aux inconnus le message pré-enregistré leur demandant leur identité et leurs intentions. Néanmoins, l'officier fit rapidement le geste signifiant qu'il n'y avait pas de réponse. Le jaffa, inconscient de ce qu'il se passait sur le pont du vaisseau, répliqua brutalement. « Alors, que proposez-vous ? » La question prit manifestement le capitaine du vaisseau au dépourvu, car il prit quelques secondes pour réfléchir. Pendant ce temps, les vaisseaux inconnus envoyèrent un message par le trou du ver, cependant, il fut impossible d'en savoir le contenu. Finalement, le Français répondit avec tout le talent qu'il avait. « Je vous laisse décider. Je ne suis pas votre mère après tout, merde ! » Ce qui poussa vraisemblablement un jaffa passablement vexé à couper brutalement la conversation, sous les yeux légèrement blasés d'un équipage qui commençait à avoir l'habitude de ce genre de réplique : le capitaine Jonathan « Silence » Laforge n'était pas connu pour son sens de la diplomatie, mais plutôt pour ses répliques acerbes et cassantes. Les jaffas se déplacèrent lentement, cherchant à former une sphère autour des inconnus. En prévision d'une escalade fatale, Laforge ordonna le lancement de ses chasseurs et visa les vaisseaux inconnus. Inconnus qui ouvrirent leurs tubes de missiles et orientèrent leur cannons en direction des Jaffas tout en les visant avec leurs systèmes actifs. Néanmoins, alors que le combat semblait inévitable, les inconnus reçurent un message subspatial. Immédiatement, ils virèrent de bord en cherchant à éviter l'encerclement spatial, puis activèrent leur hyperespace pour s'en aller. Ils ne répondirent même pas aux quelques tirs de plasma qui s'écrasèrent sur leur bouclier. D'un air résigné, Laforge commenca son rapport. Il avait déjà en tête la conclusion : « Les jaffas sont des bras cassés. ». Voskhod, au même moment.Zina Kosloff reçut une communication des jaffa une demi-heure avant le contact prévu avec les inconnus. Elle fit signe d’accepter la communication, ce qui fit apparaitre le visage du commandant de la flotte Jaffa. « Quelles sont vos consignes concernant les vaisseaux du trou de ver ? » Demanda-t-il sans préambule « Quels sont les vôtres ? - Nous devons les considérer comme hostiles. Cependant, je ne compte pas ouvrir le feu alors que nous ne sommes pas sûrs de leurs intentions. - Alors il ne devrait pas y avoir de problèmes pour la suite des opérations si vous gardez cette directive en tête de liste. Nous vous conseillons de ne pas les viser non plus, ne serait-ce pour vous donner une chance de ne pas aggraver la situation. - Nous sommes donc d'accord. » Le Jaffa coupa la communication, sans préciser s’il comptait prendre en compte le conseil. Puis il ne se passa plus rien pendant une demi-heure, jusqu’à l’arrivée des vaisseaux inconnus. Comme ils le faisaient au même moment à l’autre bout de la galaxie, les vingt vaisseaux sortirent du trou de ver en formation. Néanmoins, la réaction des Lactéens ne fut pas tout à faire similaire. Si les Terriens et les Jaffas avaient préparés toutes leurs armes, personne n’avaient encore tiré. A la place, ils envoyaient des messages vers les inconnus leur demandant de s’identifier, mais encore une fois sans réponse. Toutefois, la réaction Jaffa ne plaisait pas à la commandante Russe, et elle ne se gêna pas pour le leur dire en les contactant. « Je vous ai dit ne pas viser les vaisseaux ! Vous êtes inconscient ? Vous allez mettre nos vies en danger, et l'opération aussi ! - J’exécute mes ordres. » lui répondit le commandant Jaffa manifestement vexé de l’ingérence d’une terrienne. Cependant, loin de s’émouvoir, les vaisseaux inconnus ne bougeaient pas. Pour être précis, si leurs défenses étaient manifestement activées, aucune de leurs armes ne l’était. Néanmoins, ils reçurent au bout de quelques minutes un message subspatial et commencèrent à s’éloigner des flottes Lacténnes. Voyant cela, Kosloff ordonna à son vaisseau de les suivre à distance. Quelques secondes plus tard, elle reçu une communication du commandant Jaffa, qu’elle accepta. « Je croyais qu'il ne fallait pas aggraver la situation. Les suivre pourrait les provoquer. - S’ils se sont sentit provoqués, c’est par vos actions irrationnelles et dangereuses ! » Ce fut au tour de la terrienne de couper brusquement la communication. Juste à ce moment, les vaisseaux inconnus passèrent en hyperespace, mettant fin à l’évènement. Mais c’était sans compter la ténacité de Zina Kosloff qui, malgré les ordres du Homeworld Security, comptait bien savoir où se dirigeaient les inconnus. Elle ordonna donc à son chef scientifique, Alexeï Stuckov, de trouver leur destination. Il réussit quelques dizaines minutes plus tard, et le vaisseau russe partit en hyperespace la poursuite des inconnus. Ils arrivèrent au bout de la piste quelques minutes plus tard en émergeant dans une région d’espace interstellaire. Malheureusement, la piste était froide, car l’équipage du vaisseau ne pu trouver aucune trace d’une fenêtre hyperspatiale, et les détecteur ne montraient aucun objet. La commandante Russe lâcha un juron face à cette déconvenue avant d’ordonner à son vaisseau de retourner au trou de ver. Site Sigma, 32 heures plus tardUn voyage de près de soixante heures paraissait généralement long pour les occupants, surtout s'ils étaient dans une navette aux dimensions limitées. C'était pour cette raisons que les constructeurs avaient rajouté des casques de sommeil, appareil permettant de placer l'utilisateur dans un état de sommeil profond pendant plusieurs heures, ce qui permettait donc aux passagers de se relayer et de diminuer la durée perçue du voyage tout en reposant les passagers. La générale Carter arriva donc au site Sigma environ deux jours et demi et une péripétie après avoir quitté l' Illiade. La planète servait de base scientifique commune aux Terriens et Hebridans qui étudiaient ensemble les connaissances emmagasinées dans la base de données Asgarde. Le site était en permanence gardé par les croiseurs des deux nations ainsi que pas un certains nombre de satellites de défenses permettant ainsi de repousser d'éventuels agresseurs. De plus, la base elle-même était souterraine et protégée par un bouclier qui permettrait ainsi l'évacuation si les défenses ne suffisait pas. Dès que la navette Hébridane, pourtant connue des vaisseaux de garde, sortit de l'hyperespace, elle reçut une demande d'identification de la part de l' Achille, un des BC-304 terriens. Tana envoya ses identifications ainsi que celles de ses passagers avant de descendre de la planète. En chemin, la navette passa près des deux croiseurs Hébridans, vaisseaux un peu plus importants que leurs équivalents terriens. La vue de ces vaisseaux de guerre eut le don de rassurer la générale Carter, qui avait craint une nouvelle rencontre avec les vaisseaux inconnus pendant tout le voyage. Tandis que le vaisseau se rapprochait de la surface, le sol s'ouvrit pour laisser apparaître une zone d'atterrissage souterraine. Une fois suffisamment proche, Tana coupa les moteurs, laissant les rayons tracteurs Hébridans diriger la navette vers son aire réservée. Cette dernière passa devant les nombreux F-302 de la base – les seuls présents, puisque les Hébridans n'avaient pas de chasseurs – avant d'être déposée près d'une porte de sortie, au fond du hangars. Douze soldats des deux nations attendaient la dirigeante du site. Cette dernière se dirigea vers le gradé qui l'attendait au bout, le colonel Albert Reynolds, ancien commandant de l'équipe SG-3. « Générale Carter, c'est un plaisir de vous revoir, après la communications du général O'neill, nous nous sommes inquiétés. - Merci, colonel » répondit Carter avec un sourire « mais nous allons bien. Comment se passent les choses de votre côté ? - Rien à signaler sur la base mais nous sommes en niveau d'alerte 2 depuis que nous avons apprit l'attaque... et au niveau trois depuis que nous avons apprit que quarante vaisseaux étaient sortit de autres trous de vers... et qu'à au moins une occasion, les jaffas leur avaient tiré dessus. - Vous avez bien fait. Nous parlerons de tout ca dans mon bureau. » La générale se tourna vers la scientifique. « Tana, je vous laisse vous réinstaller dans votre bureau. Vous pourrez aussi engager deux personnes de votre choix pour travailler avec vous sur ces trous de vers. Je sens que le temps presse. - Comprit. » Sur ces paroles, le groupe de séparé, les soldats retournant à leurs postes, Tana allant chercher deux collègues et enfin, Carter, son aide de camp et le colonel Reynolds allant dans le bureau de la première. Après cinq minutes de marche, le trio entra dans le bureau de Carter. Chacun prit un place, Carter derrière le bureau, Reynolds devant et enfin Lagar sur le côté du bureau. Ce fut Carter qui ouvrit la conversation. « Vous avez parlé de deux autres trous de vers, avec des tirs de la part des jaffas ? - Oui. A priori, ils ont tiré sans provocation, si ce n'était un silence constant. Cependant, il semblerait que les inconnus, qui étaient en train de partir, n'aient pas riposté. - Je vois, et qu'est ce que le général O'neill vous a dit concernant mon attaque ? - Il a juste dit que les vaisseaux sortit du trou de ver vous avaient attaqué sans provocation et qu'il fallait donc les considérer comme hostiles. Il a ensuite fait suivre les règles d'engagement si jamais on devait les rencontrer. - D'accord » répondit la générale en regardant rapidement l'écran que lui tentait son aide de camp et qui affichait à présent les dites règles (comment il avait fait pour les récupérer si vite était un mystère) « Il a donc négligé de préciser les circonstances de l'attaque. - En effet. Il a du penser que ca ne nous concernait pas. - En fait j'ai bien peur que si. Elle s'est déroulée en plein espace interstellaire quelque part entre ici et le trou de ver, et c'était manifestement une embuscade. - Je vois. Ils auraient pu vous suivre à travers l'hyperespace ? - En effet. Et à notre connaissance, seule Atlantis a la capacité de faire cela. Et s'ils peuvent nous suivre... - Alors ils connaissent l'emplacement de cette base, ainsi que de la planète dont vous avez utilisé la Porte. - Exact. - Je fais monter le niveau d'Alerte. - Merci. Vous pouvez disposer. » Sur ces paroles, le colonel Reynolds s'en alla, laissant seule la générale avec son aide de camp. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Lun 4 Mai - 20:59 | |
| Chapitre 6 : DéveloppementsQuelques heures plus tard, planète VerinaLa planète Vérina était une planète agricole. Ayant pendant un long moment échappée au contrôle des Goa'ulds, la planète avait désormais une population importante qui vivait paisiblement, sans que rien ne viennent les déranger. En fait, le dernier événement en date, le premier important depuis longtemps, avait été l'arrivée en catastrophe de la navette Hébridane en plein milieu de la nuit. Heureusement cette dernière n'était pas restée longtemps, si bien que seules certaines personnes l'avaient vu. La nouvelle s'était certes répandue, mais rien ne pouvait troubler la tranquillité qui régnait sur cette planète. Rizam appréciait cette tranquillité, mais désirait en découvrir plus. Il n'avait jamais connu que sa planète, et bien qu'il sache qu'il existait d'autres mondes et d'autres civilisations, il n'avait jamais pu avoir une chance de les connaître. La nuit dernière, il était en train d'observer les étoiles et avait donc vu la navette en train d'aller au grand anneau de métal. Il avait couru de toutes ses forces pour essayer de rencontrer les pilotes, mais alors qu'il était à portée de voix, il avait été paralysé par le doute et la peur et, avant qu'il ait pu se ressaisir, les étrangers étaient déjà remonté dans leur vaisseau et repartis. Aujourd'hui, il regrettait ce moment d'hésitation et se jura de ne plus jamais recommencer si jamais il avait l'occasion de parler avec des étrangers, et d'en apprendre plus sur le monde extérieur. Ce fut quand il se faisait ses réflexions qu'il vit au loin des formes indistinctes. Il n'arrivait pas à savoir ce qu'elles étaient, mais il était sûr d'une chose : ce n'étaient pas des oiseaux. Son cœur fit un bond dans sa poitrine lorsqu'il comprit ce que c'était : ce devaient être d'autres visiteurs ! Il se retourna immédiatement pour prévenir son village, seulement pour voir qu'une machine était déjà immobile au dessus. De plus, la face inférieure de sa coque présentait quatre ouvertures, chacune laissant s'échapper une colonne de lumière. Il vit également des formes descendre du vaisseau par ces colonnes de lumière. Euphorique, il couru aussi vite qu'il pu vers son village, bien décidé ne pas rater cette occasion. Dis minutes plus tard, alors qu'il arrivait à bout de souffle, il remarqua que le vaisseau cachait complètement le soleil, plongeant la terre en dessous de lui dans une mi-obscurité légèrement oppressante. De plus, le village était étrangement calme alors qu'il y avait toujours des enfant qui jouaient (bruyamment en général). Il marcha donc plus lentement, aussi bien pour reprendre son souffle que pour pouvoir écouter plus attentivement. Il entendit finalement un bruit quelques secondes plus tard. Un bruit grave et faible, mais pourtant il ne pu empêcher son cœur de battre plus vite en l'entendant. Il s'immobilisa, écoutant les alentour pour déterminer d'où il venait, mais bien vit, il se rendit compte qu'il y avait plusieurs sources... et quelles se déplaçaient. Soudain, son instinct lui commanda de se retourner – peut-être parce que le bruit le plus fort venait de derrière lui, il ne le saurait jamais - et il se retrouva face à face avec un étranger... ou quoi que ce soit. Pour être précis, le premier mot qui lui vint à l'esprit fut araignée, une araignée métallique d'environ un mètre de long, qui avait les pattes repliées sous son corps et qui flottait à cinquante centimètres au dessus du sol. L'instant d'après, il remarqua une sorte de tube accrochée sous l'araignée. S'il avait connu le mot, il aurait dit canon. Malheureusement, pour lui, il n'aurait pas le temps d'apprendre le mot car sans raison apparente, sa vision s'obscurcit, coupant le fil de ses pensées. Le drone récolteur regarda l'être biologique s'effondrer puis vola au dessus de lui. Ses pattes se déplièrent et récupérèrent le corps, le tenant contre son canon assommant. Ce faisant, il lui entailla légèrement la peau, faisant couler du sang. Mais le bien-être de sa proie n'était pas le souci du drone récolteur, tant que cette dernière était de préférence vivante. L'araignée volante se dirigea vers l'un des piliers de lumière et y déposa son fardeau avant d'aller chercher d'autres créatures. Le corps du jeune Rizam, encore vivant, fut ensuite soulevé par les forces gravitationnelles et emmené dans le vaisseau. Des scènes similaires se passaient sur toute la planète. C'étaient au total soixante vaisseaux qui récoltaient les habitants de ce monde. Certains seraient étudiés pour apprendre la physiologie des espèces locales, mais tous seraient utilisés. Une fois que les vaisseaux vidaient un village, ils passaient au suivant, puis, quand un vaisseau était plein, il remontait en orbite. Une fois qu'ils furent tous plein, ils effectuèrent une dernière action puis, une heure plus tard, ils partirent en hyperespace pour s'occuper de leur toute nouvelle cargaison. Planète Amorite, trente heures plus tardRya’c attendait avec une certaine angoisse Cassandra. Contrairement à un certain nombre de rencontre qu’il avait déjà eut avec elle, celle-ci était officieuse, et seuls Bra’tac ainsi que son père savaient qu’il devait rencontrer la diplomate terrienne. C’était également la raison pour laquelle il n’avait pas de garde avec lui, contrairement à toutes les autres fois précédentes. Cassandra n’avait pas ce problème, mais après tout, appeler une générale « Maman » et le chef du Homeworld Security « Tonton » (de manière figurée) en privé aidait grandement à pouvoir utiliser librement la porte des étoiles même lorsque son voyage n’avait pas un but officiel. Cette parenté avait également aidé lorsqu’il lui avait demandé de garder un appareil de communication à longue portée, résultat d’une des dernières recherches des Jaffas qui ne cessait d’impressionner Rya’c. Finalement, il vit par la fenêtre que la porte des étoiles située non loin s’activait. Il vérifia que c’était bien sa correspondante qui en sortait puis il se rassit un peu plus rassuré. Cassandra arriva quelques minutes plus tard et entra sans même frapper à la porte. Elle s’assura que celle-ci était verrouillée et vint s’asseoir en face de Rya’c. Chacun activa son dispositif anti-écoute avant même de dire un mot. Ce fut Rya’c qui commença. « Merci d’être venue si rapidement Cassandra. Ce que j’ai à te… - Il n’y a pas de quoi Rya’c, j’ai juste du faire attendre plusieurs autres diplomates. Et toi, tu vas bien ? Ta femme aussi ? Pas trop de travail ? » Le coupa son interlocutrice d’une humeur visiblement peu agréable. « Je sais. Tout ceci est un peu brusque et trop officieux pour ton goût, mais je n’ai guère le choix. La situation diplomatique entre nos deux nations pourrait avoir de sérieux remous très bientôt. Et oui, ma famille va bien. Quand au travail… » Il soupira avant de reprendre « Il est devenu nettement plus difficile il y a environ huit heures. - Ca correspond à la date de ton message ca. » Remarqua Cassandra qui était désormais nettement plus attentive. « Qu’est-ce qui te passe ? C’est ton père ? - Non, pas encore, mais ca ne saurait tarder, comme Bra’tac d’ailleurs. - Je vois, ca doit être dur. - Pas évident en effet. Mais je ne suis pas venu là pour te parler de ca. » Sa voix était devenue moins assurée en parlant de Teal’c, mais elle s’était affermis maintenant qu’il parlait travail. « Je sais que tu dois rencontrer un officiel du parti traditionnel dans quelques heures. Mais je sais également que c’est au sujet de ce qui s’est passé à l’un des trous de vers, avec un certain Laforge. - Ha ? Je crois que le comandant Jaffa n’aurait-il pas apprécié qu’on ait été honnête avec lui ? - Ca et le fait qu’il ait refusé de tirer sur les inconnus. J’aurais fait comme lui en temps normal, mais les fais ne l’aident pas. Les Traditionalistes ont réussit à relever un commandant progressiste de ses fonctions, celui qui a refusé d’exécuter ses ordres. - Mais pourquoi, entre vous et les indécis… » Cassandra se tut tandis qu’elle refléchissait. Les progressistes, le parti que Teal’c et Bra’tac avaient fondé et dont ils formaient encore le symbole, détenait en général trente à trente cinq pourcents des voix. Leurs idées de progresser en dehors de leur passé d’esclave et de race dédiée à la guerre plaisait à une grande partie de la population, mais horripilait également une partie encore plus grande de la population qui s’était rassemblée dans le parti traditionaliste, l’ancien parti de Gerak que les terriens surnommait parfois belliciste en raison de son attitude générale agressive. Selon les traditionalistes, qui avaient en général quarante à quarante cinq pourcents des voix, les jaffas devaient, résumé de manière rapide, être la nation dominante de la galaxie en raison de son passé. Le reste formait les indécis, le parti modéré, qui favorisaient néanmoins les progressistes sur la politique extérieure et l’armée. S’ils avaient favorisé les traditionalistes sur une décision aussi importante que celle-ci, la situation était plus grave que Cassandra ne le savait. Elle reprit donc la parole, mais avec cette fois ci tout le sérieux dont elle était capable. « Qu’et-ce qui s’est passé ? » Rya’c eut un sourire triste en voyant qu’elle avait enfin comprit la gravité de la situation. « L’une de nos patrouille est passé à la planète Verina il y a environ vingt heures. C’est la planète d’où ta mère a envoyé le rapport disant qu’elle avait peut-être été attaquée par les inconnus. Le Ha’tak l’a trouvé prise dans un hiver nucléaire. - Quoi ? Qui a pu faire ca ? Les habitants n’en avaient certainement pas la technologie ! - Oui. Si ca te rassure, les traditionalistes ne pensent pas que c’est la faute de la terre, du moins pas directement. - Comment ca ? - Leur théorie est qu’ils ont suivit ta mère pour découvrir la position de la planète et qu’ils l’ont attaqué. » La nouvelle draina les couleurs du visage de Cassandra. Elle n’avait jamais été sur Verina, mais elle savait que c’était une planète très peuplée pour une civilisation indépendante et si peu évoluée. « Sait-on ce qui s’est passé ? - Pas exactement. Mais la population de plusieurs dizaines de villages manquaient, du moins, il n’y avait aucun corps. Tous les centres de populations, mineurs ou majeurs, ont été atomisés. Néanmoins, nous avons pu récupérer quelques survivants cachés dans les montagnes et qui n’étaient pas encore morts à causes des radiations. Leur description correspond à peur près aux vaisseaux inconnus. - Ils n’ont pas du voir grand-chose malgré tout. - Je pense aussi. De plus, le vaisseau était traditionaliste, donc ils ont peut-être un peu trop interprété, mais l’hypothèse est valable. Ils ont développé une théorie disant que c’est ta mère qui a montré aux inconnus la planète, vu qu’ils pouvaient la suivre en hyperespace. De plus, le manque de fermeté de votre part ainsi que de la part des progressistes aurait permis aux ennemis inconnus de se déplacer sans aucun problème dans la galaxie. - Et ils oublient que leurs tirs ont pu énerver les inconnus et les pousser à nous considérer comme des ennemis ? - Non. Mais ils disent que rien ne reliaient les Jaffas à cette planète. - Pas faux. Merci de l’information. - Ton futur interlocuteur risque de te l’annoncer en pensant que tu ignore la situation. J’ai pensé qu’il valait mieux que ce ne soit pas le cas. - Merci, je vais prévenir le Homeworld Security. Les progressistes vont-ils pouvoir calmer les traditionalistes ? - Je ne sais pas. Teal’c et Bra’tak auraient sans doute pu, mais vu leur état ils n’ont plus la force de le faire, et aucun d’entre nous n’a leur charisme. - Ca s’acquiert. Et les traditionalistes ont le même problème depuis de Gerak est mort, non ? - Oui, mais ils ont pu s’y adapter depuis. J’ai peur qu’ils ne nous en laissent pas le temps. - Vous survivrez. Vous devez, si vous voulez voir votre nation changer. » Sur ces mots, les deux amis se séparèrent pour rentrer chacun chez eux. Rya’c passa la porte des étoiles en premier, puis Cassandra l’utilisa pour retourner sur la station Georges Hammond. Oncle Jack n’allait pas du tout aimer la nouvelle. Au même moment, quelque part dans la galaxieLes soixante vaisseaux extragalactiques s’étaient à nouveaux réunis. Leurs explorations leur avaient permis de repérer plusieurs mondes qui pourraient contenir ce qu’ils cherchaient sans qu’ils aient besoin d’attendre des renforts. Ils avaient également remplit leurs stocks d’armes et utilisé leurs spécimens Toutes les conditions étaient validée pour pouvoir poursuivre leur mission principale. Les vaisseaux se séparèrent en deux groupes avant de partir chacun vers leur objectif respectif. |
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Jeu 14 Mai - 21:23 | |
| Chapitre 7 : Assauts simultanés Planète Acheron, Nation Jaffa, quelques heures plus tardAcheron avait longtemps été l’une des planètes principales du Goa’uld Seth, avant que celui-ci ne tente de tuer Ra. Lorsqu’il fut vaincu et forcé à l’exil par son adversaire, la planète revint au grand maître Ra et devint l’une de ses nombreuses planètes secondaires. A la mort du Goa’uld, la planète changea souvent de possesseur, chacun cherchant à s’accaparer ce qui faisait tout l’attrait de cette planète : ses montagnes riches en minerais de Naquada, et sur lesquelles étaient bâtis des chantiers capables de construire plusieurs Ha’taks en même temps. C’était donc tout naturellement que la nation libre Jaffa avait également prit possession de la planète. Comme ses précédents possesseurs, ils faisaient une utilisation intensive des installations de Seth, installations qu’ils étaient en train de moderniser. De plus, afin de protéger la planète, ils avaient assigné quatre Ha’tak pour défendre la planète, sachant que six de plus patrouillaient dans le secteur et pouvaient revenir en quelques heures au maximum. Pour résumer, si la planète n’était pas aussi bien défendue que les anciennes planètes mères des grands maitres, c’était une place forte à ne pas négliger. Néanmoins, les vaisseaux qui s’approchaient de la planète par l’hyperespace ignoraient tout de l’histoire de la planète, de ses ressources naturelles, de ses infrastructures et des défenses dont elles disposaient. Tout ce qu’ils savaient, c’est qu’ils avaient détecté l’un de leurs objectifs, et qu’ils devaient s’en emparer. Lorsqu’ils sortirent de l’hyperespace, les trente vaisseaux ne firent même pas mine de ne pas être hostile. Ils lancèrent leurs missiles alors qu’ils étaient en train de sortir de la fenêtre hyperspatiale. Les projectiles, dix par vaisseaux, soit trois cent en tout, furent envoyé vers les Ha’taks. Heureusement pour ces derniers, ils réagirent suffisamment vite pour activer leurs boucliers, évitant le désastre. Ils ripostèrent immédiatement, mais leurs propres tirs s’écrasèrent sur les boucliers de leurs ennemis. Quelques secondes après leur sortie d’hyperespace, les inconnus activèrent leurs canons. Ceux-ci expédièrent des charge de plasma vers les vaisseaux Jaffas dont les boucliers avaient déjà été affaiblis parles explosions nucléaires en série. De plus, les assaillants ne s’arrêtèrent pas pour combattre les vaisseaux de défense. A la place, ils foncèrent droit vers la planète, ne s’arrêtant qu’une fois dans l’orbite basse. Néanmoins, ils n’en oubliaient pas les vaisseaux Jaffa et, quelques dizaines de secondes plus tard, ces derniers explosèrent sans infliger de dégâts à un ennemis désespérément plus nombreux. A ce moment là, les vaisseaux descendirent dans l’atmosphère et activèrent leurs rayons gravitationnels pour déposer leurs troupes. Site Sigma, au même momentLes trois vaisseaux, le Terrien et les deux Hebridan, n’eurent aucun signe avant coureur. Trente vaisseaux sortirent de l’hyperespace et firent feu avec une simultanéité relevant d’une longue expérience, ou d’une précision electronique. Heureusement, le niveau d’alerte actuel incluait que tout les vaisseaux présents soient prêts au combat, tout comme la base et ses satellites de défense. Ainsi, les boucliers étaient levés, et les armes de défenses étaient prêtes. Les canons électromagnétiques de l’unique vaisseau terrien et les nombreux lasers des vaisseaux Hébridans partirent à la rencontre des nombreux missiles nucléaires de leurs ennemis. Un grand nombre de ces missiles furent interceptés, mais ce furent quand même près de d’une centaine de missiles qui allèrent s’écraser contre les trois vaisseaux. Heureusement pour ces derniers, ces missiles étaient loin d’avoir la puissance de feu des missiles Mark IX ce qui leur permit de résister au déchaînement de rayons Gamma. La riposte ne se fit pas attendre. Tandis que les vaisseaux se faisaient attaquer, les satellites de défenses Hébridans – des plates-formes de missiles accompagnés d’un canon laser à moyenne puissance – avaient acquis leurs cibles et ripostaient avec leurs propres missiles. Bien qu’ils n’aient pas de charge nucléaire, ces missiles disposaient des modulateurs de fréquence terriens qui leur permettaient d’infliger bien plus de dégâts sur les boucliers que la normale. Les missiles passèrent à côté des vaisseaux de défense et attaquèrent chacun la cible qui leur avait été assigné. La riposte ayant été automatique, elle n’avait pas pu être coordonnée, si bien que peu de plateformes visèrent le même vaisseau, cependant, deux des ennemis perdirent leur bouclier. Pendant ce temps, les F-302 de la base, cinquante au total, commençaient à décoller et montaient au fur et à mesure sur la bataille. Les équipages des vaisseaux de défense, quand à eux, s’étaient remis de leur surprises et activèrent toutes leurs armes, visant prioritairement les deux vaisseaux ennemis ayant perdu leurs boucliers. Les rayons bleu venant de la technologie Asgard percèrent les coques des navires ennemis, les faisant exploser quelques secondes plus tard. Dans le même temps, les tirs violets des vaisseaux Hébridans martelaient l’un des vaisseaux ennemis, faisant régulièrement perdre de la puissance à son bouclier. Malheureusement, la flotte ennemis ne restait pas inactive et était bien plus nombreuse. Leurs canons à plasma étaient moins puissants que les canons Asgards, mais leur puissance de feu réduisit à néant les boucliers des vaisseaux Hébridans avant que ces derniers n’aient le temps de détruire un seul vaisseau. Ils n’eurent même pas le temps de tirer leur arme principale avant d’exploser, emportant chacun deux cinquante personnes. Le vaisseau terrien ne résista guère plus longtemps, mais réussit néanmoins à détruire un vaisseau de plus, celui endommagé par ses alliés. Le temps que les F-302 soient en position d’assister la flotte alliée, celle-ci n’existait plus. Quelques secondes plus tard, Passerelle du Voskhod« Polkovnik ! Nous recevons un message du site Sigma ! C’est une priorité absolue ! - Je vais le prendre dans la salle de briefing. » Nina Kosloff alla donc dans la salle de briefing, en pestant contre les gens qui dérangeaient son vaisseau alors qu’il n’était pas en danger - et activa l’écran. Le visage – légèrement alarmé - d’une générale du Homeworld Security apparut sur l’écran. « Ici la Général Carter actuellement au site Sigma à tout les vaisseaux Hébridans ou Terriens. Nous sommes attaqués par trente vaisseaux du trou de vers. Nous avons pu leur en détruire trois, mais notre flotte de défense a été éliminée et seuls les satellites, nos F-302 ainsi que notre bouclier nous protègent. Nous allons évacuer, mais j’ai peur que nous n’ayons pas assez de temps… » La générale tourna la tête pour écouter un interlocuteur resté dans l’ombre, puis reprit la parole. « Je viens d’avoir une nouvelle information. Nos F-302 commencent à subir d’importantes pertes et tous nos satellites ont été détruits. De plus, l’ennemi commence à faire débarquer des troupes robotiques qui semblent pouvoir passer notre bouclier. Je vous envoie les images de nos caméras de sécurité. Nous demandons toute l’assistance que vous pourriez nous procurer. Carter, terminé. » Sans prendre le temps de plus réfléchir, la Polkovnik pressa la touche de réponse. « Ici le Voskhod, nous allons arriver dans… » Elle prit quelques secondes pour calculer le temps de trajet, puis continua. « six heures. » Kosloff ferma ensuite la communication – celle-ci se faisant de toute manière en différée – et ordonna à l’équipage de pont de mettre le cap vers le site Sigma. Le vaisseau partit précipitamment, laissant les vaisseaux jaffas seuls, ce qui ne manqua pas de leur faire se poser des questions. Une fois en hyperespace, La Polkovnik appela ses subordonnés directs pour les mettre au courant de la situation, puis elle regarda d’un œil attentif les vidéos que lui avaient envoyé la générale Carter. Au même moment, BC-304 McBeth, en poste aux chantiers spatiaux AlphaLe BC-304 britannique flottait tranquillement au dessus de la plus importante installation spatiale terrienne située hors de la terre. Le programme Stargate s’était grandement élargit au cours de ces quinze dernières années si bien que même s’il demeurait inconnu du grand public, la main d’œuvre n’avait jamais été aussi abondante qu’actuellement. De plus, les bénéfices civils du programme étaient régulièrement mis à disposition du marché, provoquant une rapide évolution du niveau technologique de la terre, surtout pour les pays y participant le plus activement. Ainsi, même si tout les pays – même parmi ceux étant mis au courant – étaient loin d’être égaux quand aux bénéfices, le fait était que la terre disposait maintenant d’une solide base technologique ainsi que d’un personnel suffisamment nombreux et formé pour pouvoir installer d’imposantes colonies industrielles sur des mondes étrangers. De part son importance, l’installation était aussi la plus défendue de toute les possessions terriennes – sauf, bien évidemment, la terre elle-même. Le site sigma pouvait être considéré comme presque aussi bien défendu, mais c’était un cas à part, car les Hébridans participaient également à sa défense. La défense, couplée au secret qui entourait l’installation et au relatif calme, faisait de ce poste l’un des plus tranquilles que la Terre avait à offrir. Une tranquillité qui allait être mise à fort rude épreuve dans les temps qui allaient suivre. Comme tout les vaisseaux et installations terriennes, le McBeth reçu le message de détresse de la générale Samantha Carter. Duncan Caithness le prit sur son écran de fauteuil afin de pouvoir le consulter rapidement et relativement discrètement. Lorsqu’il prit connaissance du contenu néanmoins, il prit le temps de réfléchir quelques secondes, puis ouvrit une ligne vers le général commandant le chantier spatial pour l’informer du message et lui demander des instructions. La réponse lui parvint quelques secondes plus tard, il prit son interlocuteur sur son écran de fauteuil. « Capitaine de vaisseau Caithness, veuillez aller porter secours au site Sigma le plus vite possible, ou du moins à leur survivants si vous arrivez trop tard. Les BC-304 canadiens et chinois nous protégerons pendant que vous serez absent. - Comprit Général. Je pars immédiatement » répondit Duncan de l’accent cultivé de l’aristocratie anglaise qui l’avait vu naître. Il coupa la conversation, puis ordonna un départ immédiat en direction du site sigma. |
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Jeu 14 Mai - 21:24 | |
| Suite directe du post précédentPlanète Ergelon, lieu de rencontre entre Cassandra et le parti traditionnalisteLa première chose que vit la déléguée de la Terre en étant rematérialisée par le rayon de téléportation fut le représentant du parti traditionaliste, officiellement ici pour représenter la Nation Jaffa. La seconde chose qu’elle remarqua fut la présence de deux gardes Jaffas à ses côtés, deux gardes sont la tête était recouverte par des casques de chacal. Des gardes Anubis, l’ancienne élite du Seigneur Râ. Un frisson discret la parcouru en se demandant ce qui avait pu pousser les jaffas à revêtir de ces anciennes tenues de combat. Néanmoins, elle eut un sourire intérieur en voyant que la présence du capitaine Silence – comme elle l’avait apprit à l’appeler – surprenait manifestement le jaffa. Les deux gardes quand à eux étaient retranchés dans l’anonymat que procuraient ces armures et ne bougeaient pas un seul muscle. Le capitaine était accompagné de son second, une dénommée Anne de Breuil qui détestait son propre nom. Un sourire méprisant était sur les lèvres du capitaine qui concentrait principalement son regard vers le délégué Jaffa. Celui-ci avait d’ailleurs contrôlé sa surprise, mais il émanait néanmoins de lui l’impression d’un homme fort peu satisfait de la situation. Le second de Silence, une femme aux cheveux bruns et à l’air peu amical qui se faisait appeler Givre, ne cessait d’ailleurs d’observer les deux Jaffas, comme pour les jauger en vue d’une confrontation hostile. Cassandra ne savait pas d’ailleurs ce qui était le plus dangereux : les gardes Anubis, ou la femme qui pensait sans doute pouvoir les battre en même temps ? Lorsque Cassandra arriva à la table des négociations, elle entendit le cliquetis métallique des épées d’apparat de ses accompagnateurs. Mais elle avait lu les rapports sur ces deux personnages, et elle savait que s’ils portaient le grand uniforme comme à une parade, leur arme n’était pas là que pour faire beau et pouvait facilement tuer une personne. En effet, ils avaient reçu ces épées au cours de leur carrière militaire, à un moment où ils avaient prouvé qu’ils savaient s’en servir. Depuis, ils ne les quittaient guère lorsqu’ils sortaient de leur vaisseaux et ils s’entraînaient très régulièrement dans le gymnase de leur vaisseau. L’entraînement était à arme réelle, et ils s’était passé plus d’une fois ou les blessures avaient été un peu plus graves que de simples égratignures. « Pourrais-je connaître la raison d’une rencontre si hâtive ? » demanda Cassandra, ouvrant ainsi le bal d’une manière franche. Le jaffa désigna Silence de la tête en répondant. « C’est au sujet de son attitude indigne d’un allié. - C’est un peu vague. Pourrais-je avoir des précisions ? - Outre le fait qu’il ait insulté un de nos commandants les plus respectables, » Le sourire de Silence s’accentua légèrement au moment où il entendit cela, mais il fut ignoré par le Jaffa « il a refusé de nous assister dans notre combat. - Il ne faisait que suivre ses ordres. Il ne devait pas attaquer à moins d’être menacé directement. » Laforge acquiesça sa supérieure civile d’un signe de tête, mais ne dit pas un mot. Le jaffa l’ignora et reprit la parole. « Vos ordres pourraient bien avoir sonné le glas d’une planète et avoir de lourdes répercussion dans le futur. - Bien sur, il est évident que mon seul vaisseau aurait permit de faire la différence. » Dit Silence d’un ton pour le moins ironique. Néanmoins, Cassandra sembla ne pas l’avoir entendu (ou écouté), et prit la parole. « Nous sommes au courant pour la planète Verina et nous en sommes désolé, mais il n’y a rien que nous eussions pu faire. » Le Jaffa eut un regard acéré pendant quelques dixièmes de secondes, se demandant comment les terriens étaient au courant, mais il se reprit très vite en changeant de sujet en voyant qu’ils n’avait pas fait l’effet escompté. « Pour en revenir au cas du capitaine Laforge… - Silence. » C’était Johnathan Laforge qui venait de parler, mais son visage restait impassible, comme si ce qu’il venait de dire n’était qu’une formalité. Néanmoins, ce n’était manifestement pas l’opinion de la présente compagnie, Anne de Breuil exceptée trop occupée à observer les Jaffas, puisque Cassandra abordait une expression de franche surprise et paraissait même choquée, tandis que le délégué Jaffa regardait celui qui l’avait interrompu d’un œil noir. Même les jaffas avaient légèrement réagit. Néanmoins, le délégué fit comme si de rien n’était et recommença sa phrase, d’une manière légèrement plus insistante. « Pour en revenir au cas du capitaine Laforge… - Silence. » Cette fois-ci, si la voix n’avait pas montée, la nuance de commandement était immanquable. Les Jaffa ne le prirent manifestement pas bien du tout, cependant, Cassandra, qui venait de comprendre le problème, prit la parole avant que quiconque ne puisse faire quoi que ce soit. « Il y a un malentendu. Le capitaine Laforge »Elle ignora le regard que lui lançait le dénommé Laforge et continua « ne vous menaçait pas, ni ne vous commandait de vous taire. Voyez-vous, si son vrai nom est bien Johnathan Laforge, il a acquis au cours de sa carrière militaire un surnom, « Silence ». Il en est très fier et tiens à ce que désormais, on l’appelle ainsi. Une sorte de nom de guerre si vous préférez. » Le Jaffa se détendit légèrement et grommela d’un air vexé qu’il « voyait ». Ce ne fut qu’Alors que Cassandra remarqua que les Jaffa tenaient leur lance d’une manière nettement plus ferme tandis que les deux militaires Français rapproché leur main de leur sabre. Elle soupira discrètement en imaginant ce qu’ils venaient d’éviter. Le jaffa Reprit la parole. « Pour en revenir au sujet du capitaine Silence… » Cette fois encore, il ne pu terminer sa phrase, mais ce ne fut pas par la faute des terriens. En effet, un de ses gardes l’interrompit et lui dit quelque chose que les terriens ne réussirent pas à comprendre. Le visage du Jaffa – pourtant basané – devint légèrement plus blanc. Il se tourna vers ses interlocuteurs. « Je dois repartir immédiatement. Un monde Jaffa très proche se fait attaquer. Je dois aller coordonner la défense. » Cassandra écarquilla légèrement les yeux tandis que Silence leva un sourcil interrogateur – pas très différemment d’un certain Teal’c. Seul son second ne semblait pas surprise, seulement déçue de voir deux potentiels adversaires s’en aller. Néanmoins, avant de partir, le Jaffa indiqua que les vaisseaux attaquants étaient ceux du trou de ver. A ce moment, le capitaine se tourna vers Cassandra, attendant visiblement un ordre. « Est-ce que nous pouvons vous être d’une quelconque assistance ? » Néanmoins, alors que le jaffa allait répondre, il s’interrompit en voyant la seconde porter la main vers une discrète oreillette. Elle parla ensuite voix basse à son supérieur, qui à son tour parla dans l’oreille de Cassandra. Celle-ci blêmit immédiatement en entendant la nouvelle, inquiétant légèrement le Jaffa. Néanmoins, elle reprit rapidement le contrôle d’elle-même. « A votre avis Capitaine, quelle serait la position que nous devrions renforcer. » Cette question envoya le capitaine Laforge dans une réflexion concentrée. D’un côté, il savait que le général Carter était sur le site de Sigma – Et Cassandra le savait aussi, si bien que sa réponse émotionnelle ne faisait pas de doute. Cependant, il y avait de nombreux autres facteurs à prendre en compte. La planète Jaffa était sans doute très proche, deux voir trois heures tandis que le site Sigma était à plus de vingt heures de Trajet. De plus, Hébrida n’était pas loin du site Sigma, et il y avait un grand nombre de vaisseau terriens qui seraient sur place avant lui. Et puis il y avait la diplomatie… Aussi, bien qu’il sache que personne ne lui reprocherait d’être allé sur le site Sigma (« et encore » cria une petite voix au fond de lui), ce n’était pas la bonne option. « Renforcer la position Jaffa serait la plus logique tactiquement et politiquement Mademoiselle. - Je vois, merci capitaine. » Elle reporta son attention sur le Jaffa. « Pouvons-nous donc vous apporter notre aide ? - Je ne vous l’interdis pas. » Fut sa seule réponse avant de disparaître, emporté par la téléportation Asgard dans le Ha’tak qui orbitait au dessus de la zone. Les terriens furent de retour dans leur vaisseau quelques secondes plus tard. Ils mirent ensuite le cap vers la planète dont ils avaient reçu les coordonnées par les Jaffas. Les deux vaisseaux lactéens passèrent en hyperespace en même temps. |
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Dim 31 Mai - 20:01 | |
| Chapitre 8 : Ripostes Partie 1 : Les Renforts Russes BC-304 Voskhod, quelques minutes après le départ en hyperespace« Polkovnik, nous recevons un nouveau message du site Sigma. C’est la générale Carter. - Passez-là moi. » Elle attendit à peine plus d’une seconde avant que le visage de son interlocutrice apparaisse sur son écran. « Générale Carter. - Colonel Kosloff. Nous avons fait le compte des vaisseaux qui vont pouvoir venir nous aider, et vous serez les premiers terriens sur places. Quatre autres arriveront deux heures après vous. Par contre, les hébridans devraient arriver légèrement avant vous. Quand à la base, au rythme actuel, nous allons prendre un peu plus de six heures à évacuer. Vous et les hébridans devrez nous gagner du temps pour finir l’évacuation de la base. Nous lancerons ensuite la procédure d’autodestruction. - Très bien. Autre chose ? - Négatif. Carter terminée. » Kosloff repassa les images qu’elle avait reçues du site sigma sur son écran, contemplant avec dégoût ce qu’elle voyait. Finalement, ne tenant pas à y regarder plus que nécessaire, elle contacta son état-major et leur demanda de venir la retrouver en salle de briefing dès que possible. Immédiatement après, elle donna le commandement du vaisseau à l’officier tactique puis elle et son second allèrent au lieu de rendez-vous. Les appelés ne mirent pas longtemps à les rejoindre. Alexeï Stuckov, le chef du contingent scientifique, arriva en premier, le visage neutre. Le suivant fut le Podpolkóvnik Sevastian Sodovski, le commandant des soldats embarqués. Son expression était remplie de fermeté et de patriotisme, mais il était clair qu’il était préoccupé, comme toutes les personnes présentes. Le dernier à arriver fut le Mayór Pavel Andropov, le chef d’escadre qui commandait tout les appareils embarqués du vaisseau, c’est à dire les chasseurs. Dès qu’ils furent tous là, Nina Kosloff prit la parole. « Vous êtes au courant de l’attaque sur le site Sigma, mais vous ne savez pas tout. Avec le message, la générale Carter nous a envoyé des fichiers vidéos des cameras de surveillance. On y voit l’invasion ennemie. » Sans plus de préambule, elle passa les images sur l’écran de la salle et observa les réactions sur les visages. Au début, tous montrèrent de l’étonnement en voyant des rayons violets partir des vaisseaux en altitude – mais pourtant très proches – traverser les boucliers de la base. Puis les visages se firent nettement plus alarmés, sauf dans le cas du scientifique, en voyant que les troupes ennemies – débarquées via se rayon – pouvaient elles aussi traverser le bouclier. Finalement les caméras zoomèrent, sans doute à cause de l’intervention des opérateurs humains sur place, et chacun pu voir précisément ce qui attaquait la base. Quelques secondes après, la projection se termina. « Mais c’était quoi ca ?! » Le commentaire venait d’Andropov qui était légèrement blême. Le dégoût était présent sur presque tout les visages – le même dégoût que Nina avait ressentie lorsqu’elle avait regardé la vidéo pour la première fois. Néanmoins, il existait un certain nombre de nuance. Sodovski montrait du dégoût mêlé à une certaine appréhension, après tout, ses hommes auraient peut-être à combattre directement cet ennemi. Son second, Hakim Petry, tentait de garder une expression fière et calme pendant qu’il s’énervait mentalement en réfléchissant manifestement à un éventuel point faible de leur ennemi. « On dirait la guerre des mondes de H. G. Wells. » C’était Stuckov qui venait de faire la remarque, et Nina ne pouvait pas vraiment le contredire. Il semblait légèrement admiratif de la technologie mis en œuvre par leurs ennemis, et ca non plus, elle ne pouvait le contredire. Finalement, elle reprit la parole. « Nous avons encore cinq heures et demies avant d’arriver sur place. Je vous laisse 1 heure… non trente minutes pour regarder l’intégralité des vidéos et des rapports de combat, celle-ci n’est qu’une parmi beaucoup ! » ajouta-t-elle avant de reprendre « Passez ce délai, nous nous retrouverons ici et vous me donnerez vos idées, hypothèses, bref, tout ce qui vous passe par la tête concernant nos ennemis. Je veux du concret ! Et Interdiction de montrer ces documents à quiconque. Vous m’avez tous comprise ? » Ils acquiescèrent tous avant d’aller se mettre au travail dans leurs quartiers respectif avec le pas rapide. Nina, quand à elle, alla reprendre le commandement du pont. Trente minutes plus tardComme prévu, les cinq personnes se retrouvèrent dans la salle de briefing, et à en juger par la lourdeur de l’atmosphère, tous avaient regardé l’intégralité des vidéos sans trouver de faiblesse majeure. Elle ne les en blâmait pas, mais cela ne rendait pas sa tâche plus facile. « Bien, vous avez tous regardé les vidéos et rapports de combat. Stuckov, commencez et donnez-nous votre opinion scientifique. » L’intéressé se leva et s’éclairci la gorge avant d’exposer ses observations. « Concernant tout d’abords les vaisseaux. L’armement est composé de missiles, canons énergétiques et rail-guns, tout comme notre armement. Cependant, à part les rail-guns nos armes sont sensiblement différentes. Tout d’abords, leurs missiles ne disposent pas de modulateur de fréquence ce qui les force à utiliser des têtes nucléaires pour détruire les boucliers de leurs adversaires. Leur missiles sont manifestement suffisamment puissants pour y arriver et quelque soit leur puissance, ils sont dangereux pour l’écosystème d’une planète. Leurs canons semblent projeter du plasma. La puissance relative est supérieure à celle d’un vaisseau Jaffa – bien que largement inférieure à la notre. Toutefois, le nombre les rend très efficace, et ca, ils semblent le savoir. Leurs défenses sont quand à elles nettement moins impressionnantes. Ils disposent d’armes anti-missiles, mais leurs boucliers sont plus faible que celui des jaffas et leur coque ne semble pas les protéger de grand-chose. En termes simples, ce sont des œufs armés de petits marteaux. Nous n’avons pas aperçu de chasseurs, mais il y a sur le museau un orifice qui n’a pas été utilisé et donc nous ne connaissons pas l’utilité. C’est tout ce que j’ai pu déterminer sur leurs vaisseaux pour le moment. Des questions ? » Il n’y en eut pas, et il continua donc son exposé. « Concernant les troupes au sol… Comme vous l’aurez tous remarqué, ce sont des troupes mécaniques. Je ne vais pas dire robots, car elles ne sont peut-être pas automatisées mais commandées à distance. Je vais commencer par le Type 01 » En disant cela, il fit apparaitre une image en gros plan d’une machine bipède. Elle n’avait pas l’air dangereux, mais ils avaient tous vu les images du combat et savaient que l’impression était fausse. « A en juger par la position de la jonction entre les pattes et le corps principal, cette chose doit être extrêmement instables dès que le terrain atteint une certaine pente. Malheureusement, en terrain plat, elle ne semble pas avoir un grand nombre de défaut. Elle dispose de deux canons énergétiques à tir rapide. Leur puissance est inférieure à une lance Jaffa ou même qu’à un seul tir des anciens soldats Kulls, mais leur précision est similaire à celle de ces derniers tout comme leur cadence de tir. De plus, leur petite taille les rend plus difficiles à toucher à longue distance. De plus, je n’ai pas de preuve plus tangible, mais mon hypothèse est que les pattes soient en fait des pinces. Dans ce cas possible, elles sont capables de découper de la chair ou de broyer des objets. » Il marqua une pause pour observer son auditoire et entendre l’absence des ronflements moqueurs de Sodovski, puis continua son exposé, montrant cette fois-ci l’araignée volante. Il marqua une pause pour observer son auditoire, puis continua son exposé, montrant cette fois-ci l’araignée volante. « Le rôle de cette machine, le Type 02, n’est pas encore déterminé. Ses pattes semblent assez effilées pour pouvoir tuer quelqu’un mais sa vitesse contredit l’idée d’un combattant corps à corps. De plus, son canon ne tue pas, mais semble simplement assommer voir même seulement perturber, un peu comme les anciens pistolets wraiths. Néanmoins, il passe les obstacles et est donc très dangereux. Enfin, elle dispose d’un bouclier qui la rend plus résistante que son armature. Son blindage n’est donc pas épais du tout. Des questions ?» Stuckov attendit un peu, puis, voyant que personne ne se manifestait, il retourna s’asseoir. Kosloff prit donc la parole. « Merci. Des suggestions pour un plan d’action ? - Si nous comptons envoyer des troupes pour les aider, il faudra qu’on emporte des armes lourdes. » Dit le chef des soldats embarqués. « Ce sera plus efficace si nous voulons casser du blindage, sans compter qu’on risque toujours d’avoir des modèles plus lourds. - Tant qu’à faire, emmenez avec vous au moins un exemplaire de chacune de nos armes, y comprit celles développées pour contrer les Reetous ou les Kulls. - Comprit, mes hommes et moi allons nous équiper contre du lourd. - D’autres suggestions ? » Elle passa son regard sur toute l’assistance, ce fut son second qui répondit. « Ca dépendra sans doute de la situation avec les Hébridans quand nous arriverons. - Dans l’hypothèse ou nous devrons ramasser leurs débris, ce qui risque fortement d’arriver. - La seule solution pour les ralentir serait de détruire quelques vaisseaux, puis envoyer nos soldats sur place pour soutenir l’évacuation. - Et aller en plein milieu de la flotte ennemie ? C’est du suicide ! Autant se livrer à l’ennemi dans ce cas ! » Intervint le chef d’escadre. « Nous allons sortir de l’autre côté de l’étoile du système. » reprit Kosloff « Nous serons donc cachés de l’ennemi. Il nous suffira juste d’envoyer des chasseurs pour savoir ce qu’il se passe. Ensuite, nous en attirerons au moins une partie dans un piège. Ensuite, nous nous approcherons à pleine vitesse, vous téléporterons en urgence sur la planète, puis on partira en hyperespace à pleine vitesse. D’autres suggestions ? » Il n’y en eut aucun, et la réunion fut ajournée. Le vaisseau avait cinq heures pour se préparer au combat… |
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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Dim 31 Mai - 20:02 | |
| Suite directe du post précédent Système Sigma, cinq heures plus tardLe vaisseau émergea de l’hyperespace à l’heure prévue. Etant de l’autre côté du soleil par rapport au site Sigma, le vaisseau ne voyait rien de ce qui se passait, mais au moins, l’équipage espérait que personne ne le verrait. « Lancez les chasseurs. Qu’ils nous rapportent tout ce qu’ils voient. » Trois chasseurs partirent en direction du site Sigma. Leurs détecteurs n’étaient pas très performants mais étant très petits et prévus pour être furtifs, ils verraient l’ennemi avant d’être vus. Du moins c’était ce qui était prévu. Pendant quelques minutes, les chasseurs se rapprochèrent de la planète tandis que le Voshkod préparait le terrain pour le combat. « Nous commençons à distinguer la situation madame. Nous détectons également des signes de combat, devons-nous nous approcher ? - Affirmatif. - Très bien. » Pendant quelques minutes, il y eut le silence radio puis les pilotes reprirent la parole. « Nous détectons des vaisseaux Hébridans. Dix pour être précis. Ils ont l’air en plutôt bon état. Nous détectons quelques épaves de vaisseaux ennemis. - Très bien. Nous allons déployer nos autres chasseurs. Suivez le plan. - Comprit, nous nous déployons. » Les chasseurs formèrent une ligne dans l’espace qui permettait aux communications de contourner la flotte ennemie et donc de garder secrète la présence du BC-304. Si tout se passait bien. Le dernier chaînon de la ligne contacta le vaisseau amiral de la flotte Hébridane. « Ici la Polkovnik Kosloff. Nous sommes actuellement de l’autre côté de l’étoile du système en train de préparer une embuscade. Pouvez-vous attirer une partie des vaisseaux ennemis vers notre position ? - Nous allons voir ce que nous pouvons faire. J’espère que vous serez efficace. » La flotte Hébridane entama des manœuvres destinées à contourner la flotte ennemie tout en en attirant certains éléments vers la position Russe. Elles eurent un succès limité car bien que la moitié des vaisseaux ennemis suive les Hébridans, ces derniers perdirent trois vaisseaux. Quand aux chasseurs humains, ils se retirèrent en même temps que les hébridans, sans jamais briser le relais de communication. « Polkovnik, nos boucliers commencent à faiblir sérieusement. Est-ce que vous pouvez attirer l’attention des ennemis pour que nous puissions nous retirer ? - Très bien, je vais voir ce que nous pouvons faire. » Elle coupa la conversation, puis éleva la voix pour se faire entendre de tout l’équipage de pont. « Bouclier au maximum. Retirez les sécurités des armes et préparez-vous à tirer. Propulsion, sortez nous de la zone d’ombre de l’étoile. » Elle patienta tandis que le vaisseau s’avançait en direction de l’ennemis, puis, voyant qu’ils étaient à portée donna l’ordre final. « Feu ! » Les 304 avaient été équipés dès le début de dix silos pou missiles nucléaires parce que c’était la seule arme qui soit susceptible d’infliger des dégâts aux puissants boucliers Goa’ulds. Cependant, avec la production en série des modulateurs de fréquence, les terriens avaient été capables de produire des missiles lourds avec la puissance de feu suffisante pour infliger des dégâts corrects à des boucliers. Pour cette raison, les 304 s’étaient vu installer seize lance-missiles polyvalents. Au total, c’étaient donc vingt-six missiles qui fonçaient vers les douze ennemis qui poursuivaient les Hébridans. Ces derniers, passèrent en hyperespace juste avant que les missiles ne les passent. « Merci d’être resté. » lâcha laconiquement Zina Kosloff avant de s’intéresser aux effets de son attaque. La salve ne fit pas beaucoup de dégâts car elle était prévue pour attirer l’attention et non détruire. Cependant, elle ne réussit que partiellement son objectif, car seul le quart des vaisseaux poursuivant, donc trois, continuèrent. Les neuf autres retournèrent vers la planète. « Et me… » Malgré ce demi-échec, le 304 se retira derrière l’étoile tandis que ses chasseurs se dirigeaient de l’autre côté de cette dernière afin de ne pas attirer l’attention de l’ennemi. Les trois vaisseaux ennemis pourchassèrent le BC-304 et le suivirent de l’autre côté du soleil afin de le détruire. Le navigateur du Voskhod passa dans le champs de mine rudimentaire qu’ils avaient placé quelques minutes plus tôt, bientôt suivit par les inconnus. Finalement, lorsque Nina Kosloff décida qu’ils étaient assez proches du champ, elle donna l’ordre d’activer les missiles. Vingt missiles nucléaires équipés de modulateur de fréquence s’activèrent simultanément, attaquant l’ennemi le plus proche de leur position. Les vaisseaux ennemis détectèrent les départs et virent feux avec leurs armes légères, mais ils ne purent empêcher la destruction de l’un des leur qui s’était trop aventuré dans le champ. Les deux autres vaisseaux furent touchés par plusieurs missiles et eurent leurs boucliers sévèrement secoués. Immédiatement, le 304 fit volte-face et ouvrit le feu avec ses canons Asgards. Les rayons bleutés transpercèrent aisément les boucliers en miette et traversèrent littéralement la coque des vaisseaux. Ceux-ci eurent à peine le temps de riposter qu’ils furent détruits. Le tout s’étant déroulé de l’autre côté de l’étoile, la flotte ennemie principale n’avait aucune idée de ce qu’il s’était passé. Après cela, le 304 alla récupérer ses chasseurs et accéléra au maximum en direction du site Sigma. Cette fois-ci, la Polkovnik russe n’avait pas de plan établit et ne cherchait pas à rester discrète. Elle poussa ses moteurs au maximum, diminuant ainsi leur espérance de vie de plus jours ou semaines, et fit passer son vaisseau juste en dehors de l’atmosphère de la planète. Dès qu’ils furent à portée de téléporteur, elle envoya ses soldats dans les positions encore tenues par les terriens tout en informant la générale Carter qu’elle ne pouvait faire plus. Une fois le transport et la conversation terminée, le vaisseau Russe effectua un saut d’urgence en hyperespace, laissant une nouvelle fois le site Sigma se défendre seul. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Sam 18 Juil - 22:39 | |
| Chapitre 8 : Ripostes Partie 2 : La Défense Française BC-304 Intrépide,une demi-heure après son départ en hyperespaceLe capitaine Silence, sa seconde Givre ainsi que l’ambassadrice Cassandra avaient vu les mêmes images que l’équipage russe du Voskhod. Le capitaine et l’Ambassadrice n’avaient pas du tout aimé ce qu’ils avaient vu, néanmoins, Silence semblait plongé dans une réflexion personnelle, sans doute au sujet de ces robots. Givre quand à elle, arborait une expression complètement différente. Elle regardait fixement les vidéos qui continuaient de tourner. Elle n’arborait pas une expression de dégoût (du moins pas entièrement) et ne montrait aucune peur. Bien au contraire, elle semblait impatiente d’en découdre avec les machines. Elle avait même un léger sourire sur les lèvres, bien qu’il fût évident que ce n’était pas un sourire amical. « Bon, » commença Silence, brisant le silence ambiant de la pièce. « je crois que nous savons désormais ce qui nous attends. Givre, j’imagine que vous voudrez mener une équipe au sol ? - En fait, je nous aurais plutôt vus atomiser les machines depuis l’orbite. » Silence allait répondre quand Cassandra intervint. « C’est une planète Jaffa. Je pense qu’il serait mieux, pour ne pas dire évident, de leur demander ce qu’ils comptent faire plutôt que d’atomiser la zone. Surtout si les ennemis sont dans des zones peuplées. - Elle n’a pas tord Givre. Donc, au cas où nous devons envoyer une équipe, j’imagine que vous voudrez en prendre le commandement. - Si cela vous convient. - Parfait. J’essayerai de vous aider quand nous en aurons finit avec la bataille spatiale. D’autres suggestions ? » Il attendit quelques secondes, puis continua. « Dans ce cas, allons nous préparer. » Une heure quarante-cinq minutes plus tard, près de la planète Achéron« Capitaine, nous allons bientôt arriver. - Merci lieutenant. » Silence appuya sur un bouton de sa console avant de recommencer à parler. « Givre, vous et vos hommes sont prêts ? - Parés capitaine. Nous nous dirigeons vers la salle des anneaux. - Comprit. » Il coupa la communication puis appuya sur le bouton lui permettant de communiquer sur le canal général et activa l’alerte rouge. « Attention à tout le personnel, c’est le capitaine qui vous parle. Nous allons bientôt entrer en zone de combat. Veuillez tous manier vos postes de combat. Nous ne savons pas ce que nous allons rencontrer, donc soyez prêts à tout et même plus. Silence terminé. » Petite à petit, l’équipage de pont lui annonça que les hommes avaient rejoint leurs postes. En moins d’une minute, il avait la confirmation que tout le vaisseau était prêt au combat. « Lieutenant, faîtes-nous sortir de l’hyperespace en même temps que le Jaffa. - A vos ordres capitaine. » Les deux vaisseaux lactéens sortirent de l’hyperespace au même moment. Dans l’espace devant eux se déroulaient une bataille entre trente vaisseaux ennemis et six Ha’taks Jaffa. Les vaisseaux Jaffas essayaient surtout de survivre et de détourner l’envahisseur de la planète et pour le moment, ils réussissaient. Au sol, la situation était inversée. Manifestement, des machines avaient débarqués, mais les Jaffas étaient en nombre largement supérieur et regagnaient petit à petit le terrain qu’ils avaient perdus lors de l’invasion. De plus la Porte était activée et permettait aux renforts de débarquer en grand nombre. « Capitaine ! D’après les mouvements des Jaffas au sol, il semblerait qu’ils essayent de prendre d’assaut leurs propres chantiers spatiaux. - On va tout de suite leur poser la question Lieutenant. Contactez notre ami Jaffa. » Le visage du représentant Jaffa apparut sur l’écran. « Capitaine La… Silence. Que puis-je pour vous ? - Me donner des détails sur la situation et me dire ce que vous compter faire. - Des vaisseaux vont arriver dans une vingtaine de minutes. Il nous faut retenir l’ennemi d’ici là. De plus, les machines ont réussit à envahir le chantier spatial, il nous faut le reprendre en évitant le plus possible de l’endommager. Mon Ha’tak va se joindre au reste de nos vaisseaux. - Comprit. Je débarque quelques troupes pour vous aider, et je vous rejoins. » Laforge coupa la communication. « Très bien, justifions donc notre salaire. Ordonnez aux chasseurs d’aider les Jaffas au sol pour détruire les troupes ennemies à découvert. » Il ouvrit une communication directe avec sa seconde « Préparez-vous à être téléportés avec vos hommes dans le chantier spatial Jaffa. » Il coupa la conversation après qu’elle eut acquiescé. « Lieutenant, préparez un mini bond hyperspatial pour qu’on se retrouve juste dans le dos de l’ennemi. Préparez également un bond pour qu’on se retrouve à côté de la flotte Jaffa. - Comprit Capitaine. » Le vaisseau terrien largua ses chasseurs et frôla l’orbite de la planète juste assez longtemps pour permettre d’activer la téléportation Asgarde. Il s’orienta ensuite vers la flotte ennemie et passa en hyperespace. Il en ressortit juste avant de pénétrer la formation ennemie et tira immédiatement tout ses missiles en y ajoutant ses canons Asgards. Le vaisseau repassa ensuite en hyperespace sans attendre le résultat de ses frappes. Bien que prit par surprise (théoriquement) les ennemis réagirent instantanément et interceptèrent un certain nombre de missile grâce à leurs canons de défense. Ils ne purent néanmoins empêcher la destruction de deux de leurs vaisseaux, touchés de plein fouet par une tête nucléaire alors que leurs boucliers avaient été détruits. L’ Intrépide sortit de l’hyperespace un peu derrière la flotte Jaffa et se rapprocha pour venir les aider. Au bout de quelques minutes de combat, il effectua un saut derrière la flotte ennemie, attaque les vaisseaux en arrière et qui avaient leurs boucliers affaiblis, et resauta vers la flotte jaffa. Il répéta ca manège plusieurs fois, détruisant occasionnellement un vaisseau ennemi – et réduisant donc la pression sur la flotte Jaffa. « Capitaine ! Un vaisseau Jaffa a ses boucliers qui sont sur le point de s’effondrer. - Placez-vous devant pour qu’il puisse se replier ! » Le croiseur terrien se déplaça juste devant le Ha’tak affaibli, encaissant à sa place la salve de tir qui auraient du l’achever. Le Ha’tak se replia immédiatement en hyperespace pour éviter les missiles qui contournaient le vaisseau français. Ce dernier vint ensuite se replacer dans la flotte Jaffa. Finalement, au bout des vingt minutes, alors que la ligne de défense était sur le point de s’effondrer, quinze nouveaux Ha’tak arrivèrent dans le système. Les vaisseaux ennemis fuirent alors immédiatement, non sans subir quelques pertes alors qu’ils partaient. Au final, seuls vingt et un vaisseaux ennemis survécurent à l’attaque. Sur son siège de commandement, Silence soupira légèrement, satisfait que cette partie soit terminée. Son vaisseau n’avait pas subit de dégât, mais son bouclier avait été nettement affaiblis, et il n’aurait pas tenu bien plus longtemps. D’ailleurs, il se demandait comment cela se faisait que tout les vaisseaux Jaffas aient survécus. Comme pour répondre à son interrogation muette, il entendit le lieutenant s’exprimer. « Monsieur, durant le combat, j’ai remarqué que les Ha’tak Jaffa étaient du même niveau que ceux qu’Anubis avaient, voir même un peu supérieur. » Silence se mit à réfléchir. Les vaisseaux d’Anubis avaient été de plus en plus rares depuis que la flotte de ce dernier avait été détruite en orbite de la terre. Personne ne savait où il les avait fait construire – on n’avait même pas retrouvé le chantier de son vaisseau amiral – et personne ne savait non plus en construire. Mais s’il y en avait autant, et s’ils étaient effectivement même légèrement supérieurs à ses derniers, cela changeait beaucoup de chose. « Très bien. Merci pour cette information lieutenant Laroche. Ça explique un peu plus cette égalité. - Ce n’est pas tout. Leurs tirs d’énergie étaient largement inférieur à ceux d’une Ha’tak même normal. Je pense qu’ils ont redirigé l’énergie des armes vers les boucliers pour tenir plus longtemps. - Bien vu lieutenant. Dites aux forces spéciales de préparer une deuxième équipe, je pense que Givre ne sera pas mécontente de nous voir. On pourra même avec un peu de chance enquêter sur ces nouveaux Ha’taks. - Bien capitaine. Qui voulez-vous pour commander la deuxième équipe ? - Je la commanderais. A vous le vaisseau. » Silence sortit ensuite de la salle et alla s’équiper pour un petit tour au sol.
Dernière édition par Elcor le Sam 18 Juil - 22:52, édité 1 fois |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: La croisée des galaxies. Sam 18 Juil - 22:40 | |
| Pendant ce temps, dans le chantier spatialGivre et les forces spéciales apparurent dans un couloir déserté du chantier. La première chose qu’ils remarquèrent fut qu’ils étaient plongés dans le noir et ils activèrent donc leurs lunettes de vision nocturne. Ils avancèrent ensuite vers le cœur du chantier, cherchant à atteindre une salle de garde ou de commandement. Les couloirs montraient des signes de combats féroces. L’air sentait le sang et la chair brulée et des cadavres de techniciens jaffa – et les carcasses de robots – étaient présent en nombre. Néanmoins, les combats étaient loin d’être terminés : ils pouvaient tous entendre au loin les bruits d’armes, lances Jaffa et canons énergétiques des machines. Mais ce qui était le plus audibles, le plus assourdissant, étaient les cris d’horreur mêlés à ceux de douleur. Des cris permanents. La gêne de l’équipe française était évidente -après tout, elle n’avait pas participé aux premières années du programme Porte des Etoiles et était toujours inexpérimentée malgré les années d’entraînement. « Je ne savais pas que des êtres humains pouvaient pousser de tels cris. » Le commentaire, pourtant chuchoté par un soldat à l’arrière, n’échappa pas à Givre qui intima à la troupe de garder le silence. Sa voix était restée basse, mais tout le monde l’entendit, et l’instant d’après il n’y eut plus un seul bruit. Ils continuèrent à évoluer dans les couloirs pendant quelques temps tout en faisant attention où ils mettaient les pieds. De temps à autres, ils rencontraient un cadavre qui avait été tué manifestement au corps à corps, les pattes d’un robot sortant de sa poitrine. Soudain, l’équipe se mit à couvert. Ils avaient entendu un bruit étranger – donc vraisemblablement ennemi. Néanmoins, rien ne se passa. Ils recommencèrent donc à se déplacer, mais pas tous en même temps. Ils avançaient par vague, deux ouvrant la marche et cherchant une couverture pendant que le reste les couvraient. La progression était ainsi plus lente, mais plus sécurisée. Finalement, ils tombèrent sur la source du bruit. Il d’agissait d’une machine – le modèle bipède – qui avait été endommagé mais qui continuait de fonctionner. Elle essayait de tourner – sans succès – pour s’orienter vers les ses ennemis. Givre ordonna à ses hommes de l’achever. Quelques secondes et balles plus tard, la machine avait cessé de fonctionner. Malheureusement, le bruit avait manifestement attiré l’attention d’autres envahisseurs, car les terriens entendirent d’autres machines se rapprocher. Ils se mirent à couvert juste à temps : des décharges d’énergie bleutées frappèrent les murs et les cadavres. Les tirs cessèrent un peu plus tard, mais les bruits indiquaient que les créatures continuaient de s’approcher. Quelques secondes plus tard, un mouvement fut visible au loin. Givre indiqua à ses hommes de ne pas encore tirer puis, quand les machines furent plus nettement visible appuya sur la détente. Immédiatement, tout le commando ouvrit le feu et les balles anti-blindage transformèrent les bipèdes en passoire. Un instant plus tard, les deux formes s’effondrèrent au sol. Les terriens écoutèrent quelques secondes, mais aucun bruit – à part les cris permanents – ne vint indiquer qu’il y avait un mouvement. Ils se remirent donc en route, empruntant le couloir par lequel les deux machines étaient venues. Les terriens progressèrent en silence dans le couloir, s’arrêtant périodiquement pour écouter les alentours, mis il n’y avait aucune indication qu’un ennemi était proche. Au bout d’un certain temps, ils virent l’encadrement d’une porte de style Goa’uld (maintenant le style Jaffa). Cette dernière était très légèrement entrouverte, ce qui permettait aux forces spéciales françaises d’entendre des bruits étranges venant de la pièce et surtout, d’entendre qu’une partie des cris omniprésents venaient de là. Givre fit signe à l’un des soldats d’aller voir ce qu’il s’y passait tandis que le reste prenait position pour le couvrir. Le soldat entrouvrit la porte en silence et regarda par la fente ce qu’il pouvait voir. Le peu qu’il pu distinguer fut un bras – apparemment biologique – tenir une arme dans sa main. Il sortit son Zat, visa le bras… et tira. Il toucha sa cible, mais celle-ci sembla se retourner et disparut de son champ de vision. Alors qu’il allait se replier, la porte s’ouvrit en grand et le soldat fut touché par une rafale de projectile, son sang se répandant sur le sol. Immédiatement, les forces terriennes ouvrirent le feu, jetant des grenades dans la salle et tirant en lance-roquette sur ce qui semblait être un ennemi. Quelques secondes plus tard, la chose qui avait tué le soldat était au sol, tout comme deux autres machines bipèdes. L’équipe française avança prudemment vers la salle, souhaitant éviter une autre perte. Finalement, il s’avéra que la salle avait été complètement nettoyée. Même les consoles Jaffas étaient pour la plupart détruites, et les autres paraissaient sérieusement endommagées. « Bon, » Commença Givre tandis que ses soldats se séparaient pour inspecter les lieux « Essayez de me trouver les plans de cet endroit si ces consoles marchent encore. - Madame » lui répondit l’un des soldats « venez voir, je pense que ca va vous intéresser. » Givre s’approcha de l’homme qui l’avait appelé. Celui-ci regardait avec un dégoût non dissimulé le corps qui s’étendait à ses pieds. « C’est celui qui a tué Julien. On dirait un cyborg. - En effet… » Elle n’eut pas le temps de finir : elle recu un appel sur son communicateur personnel. « Ici Givre. - Ici Silence. Nous venons de terminer la bataille spatiale et les forces ennemies se sont retirées. Comment se passent les choses de votre côté ? - Nous avons perdu un homme. Néanmoins, nous avons récupéré le contrôle d’une salle et avons un spécimen ennemi à vous montrer. Nous allons activer les balises, vous pourrez les téléporter dès que cela vous sera confortable. - Comprit. » Quelques secondes plus tard, les deux cadavres ainsi que l’arme du cyborg étaient téléportés à bord de l’ Intrépide, remplacé par un équipe des force spéciales dirigée par… le capitaine de vaisseau Silence. « Capitaine ? » demanda une Givre légèrement incrédule « Qu’est-ce que vous faites là ? Cet endroit n’est pas sûr. » Silence eut un grand sourire en entendant cette question. « Moi aussi j’ai besoin de me dérouiller. » L’expression de Givre ne changea pas pendant une seconde, puis un léger sourire s’esquissa aussi et elle ne pressa pas davantage. Maintenant, il restait juste à attendre de trouver des plans de l’installation… Pendant ce temps, à bord de l’IntrépideLe cadavre du soldat français avait été apporté à la morgue du vaisseau. En revanche, le cadavre du cyborg et son arme avaient été apportés aux laboratoires. Le cyborg était couché sur une table d’opération vers laquelle s’approchaient un ingénieur et un exobiologiste. Leurs rôles étaient de déterminer la race (ou les races) dont provenait la partie organique et de savoir comment la partie mécanique fonctionnait. Leur patient ne montrait aucun signe de vie, mais deux soldats avait néanmoins été placés en faction. Les scientifiques commencèrent à examiner la machine. Cependant après quelques manipulation, ils virent une lame sortir de son avant bras. Pris par surprise ils n’eurent pas l’occasion d’esquiver la lame du cyborg malgré son imprécision. Celle-ci les coupa littéralement en deux sans ralentir. Néanmoins, le corps du cyborg avait subit de lourds dommages et il lui était impossible de se relever. En fait, son bras était la seule chose qui fonctionnait encore. La machine fut achevée par les gardes et elle s’effondra, cette fois-ci définitivement hors d’usage. Au sol« Nous avons trouvé quelque chose. Ce ne sont pas les plans, mais c’est même mieux. » La voix du soldat était triomphante, et il avait raison. En effet, tirer quelque chose de ces consoles dévastées n’avait pas du être facile, mais réussir à afficher les systèmes de surveillance, voilà qui tenait du miracle ! Certes, l’image n’était pas parfaite, mais elle permettait de se faire une très bonne idée de ce qui se passait. En l’occurrence, Silence en fut agréablement surprit, les Jaffas regagnaient lentement mais sûrement du terrain sur les machines. Ces dernières étaient d’ailleurs regroupées par groupes de deux ou trois dans les salles du complexe et semblaient ne rien faire. En revanche, un nombre important de machine se déplaçaient en petit groupe dans les couloirs, comme pour explorer le complexe. « Très bien » décida Silence « Ces machines sont nos cibles. Que trois soldats restent ici pour nous guider, nous allons nous séparer en deux équipes et abattre ces groupes les uns après les autres. - Comprit. » Givre te Silence prirent chacun le contrôle d’un groupe, puis ils se séparèrent et partirent à la chasse aux machines. Deux heures plus tard, IntrépideLe capitaine Silence se dirigeait vers sa cabine, l’adrénaline encore dans ses veines, pour aller répondre à un appel des Jaffas. Cela faisait longtemps, trop pour être exact, qu’il n’avait pas participé à une mission au sol. Il faudrait qu’il en fasse plus souvent. Commander un vaisseau était bien, mais ca ne lui donnait pas l’impression de s’impliquer autant que d’aller à la rencontre de l’ennemi au sol, là où il pouvait le voir de ses propres yeux. Il ouvrit sa console personnelle, le visage du Jaffa – celui de la rencontre dont il n’avait toujours pas entendu le nom ou le rang – apparut sur celle-ci. Le visage était sévère, mais montrait des signes de fatigue et de soulagement. « Capitaine Silence, je dois vous remercier de votre aide. Vous avez sans doute évité un certain nombre de mort aujourd’hui. - Mais ce fut un plaisir… » Silence laissa la fin de sa phrase en suspens afin que le jaffa complète en se présentant, mais celui-ci avait détecté l’ironie dans la voix de son interlocuteur. Aussi, il répondit légèrement différemment de ce qui était prévu. De son côté, Silence avait ouvert sa porte et fait signe à sa seconde de rentrer lorsqu’il avait entendu cette dernière sonner. « J’espère que toutes les batailles que nous aurons à mener ensemble seront comme celle-ci, où nous nous battons du même côté. » Puis le Jaffa coupa la conversation. Silence regarda quelques secondes l’écran noir en murmurant « Cela ne tient qu’à vous… » puis se tourna vers Givre. « Ah, ces jaffas, je préférais les Goa’ulds, ils avaient plus de classe ». Givre esquissa un sourire, puis s’exprima à son tour. « Je viens vous demander notre prochaine destination. J’imagine que vous ne voulez pas trop rester dans le coin. - Vous avez raison. Allons au site Sigma, peut-être que nous pourrons les aider. - Comprit, je transmets l’Ordre. - Merci. Et… Givre. Ca m’a fait un bien fou de revenir une nouvelle fois sur le terrain. - A moi aussi Capitaine. » Quelques minute plus tard, l’ Intrépide passait en hyperespace. |
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