Chapitre 1 : Nouvelle arrivée
BC-304 Illiade, en orbite près d'un trous de ver, trois semaines après les l'attaque du site Sigma.Le commandant de l'
Illiade se tenait sur le pont de son vaisseau et contemplait pour la énième fois ce qui avait causé tant d'ennui à la voie lactée. Depuis les dernières attaques contre la nation Jaffa et le site Sigma, les vaisseaux qui étaient sortit des trous de vers étaient introuvables. Des soixante qui avaient été dénombrés par les vaisseau lactéens quarante deux étaient donc manquant à l'appel, les autres ayant été détruit lors des divers combats. De leur côté, les lactéens avaient également perdu un nombre de vaisseaux non négligeable.
John Tigh soupira en pensant une nouvelle fois que ces combats avaient été les plus violents que la galaxie ait connue depuis de nombreuses années. Même la périodes de l'empire Goa'uld (du moins la partie à laquelle les terriens avaient activement participés) n'avaient pas connu de batailles de cette amplitudes si proches les une des autres.
De l'ennemi, rien n'était connu. Leur niveau technologique apparent était inférieur à celui des terrien, mais était largement capable de rivaliser quand on l'alliait à leur supériorité numérique. Certaines personnes réfutaient cette analyse en se basant notamment sur leur capacité à suivre une navette en hyperespace ou à percer un bouclier planétaire. Le seule chose qui était sûr, c'était qu'ils utilisaient des robots ou des cyborgs pour leurs opérations au sol. Tout le reste, civilisation, location, puissance militaire, économique ou industrielle était de la pure spéculation.
Les débris et restes des vaisseaux et robots n'apportaient aucune indication quelconque, si ce n'était que la technologie était particulièrement évoluée... et cruelle. En effet, les analystes avaient déterminé que les personnes utilisées pour couvrir certaines parties des cyborgs étaient encore vivante et consciente. Pire, les cris qui avaient été entendus lors des combats étaient réels. Il frissonnait encore en repensant à ce détail.
Les motifs de l'ennemi étaient également inconnus. Il y avait bien des conjectures, mais aucun moyen de les vérifier. Il faudrait poser la question aux premiers qu'ils arriveraient à comprendre... à supposer qu'ils puissent en capturer un.
Déjà, le premier soucis était d'empêcher de nouveaux vaisseaux d'envahir la voie lactée. Après tout, il n'y avait aucun moyen de savoir si les soixante vaisseaux étaient la totalité de la flotte ennemie ou juste une petite force d'exploration légère.
Pour assurer leurs arrière, les terriens et les jaffas n'avaient pas beaucoup de solutions : placer des vaisseaux devant chacun des trous de vers. S'ils en avaient les moyens, les terriens placeraient également des satellites de défense et Ry'ac avait également dit qu'ils proposerait au conseil Jaffa une station spatiale militaire pour combattre de nouveaux arrivant, mais même si la proposition était votée, ils faudrait au moins une année avant qu'elle soit opérationnelle. Sa proposition avait d'ailleurs donnée matière à penser aux spécialistes de la nation Jaffa, car rien dans leur histoire n'indiquait qu'ils étaient capables de construire en si peu de temps une véritable station de guerre.
En attendant des ordres ou au moins des évènements, la seule chose que pouvait faire Tigh était de garder constamment ce trou de vers avec ses "amis" jaffas.
Cinq heures plus tardLa situation n'avait guère changé ces dernières heures. Pour être honnête, elle n'avait guère changée ces dernières semaines et a lassitude commençait à se faire sentir dans l'équipe. La lassitude et l'inquiétude. Après tout, pourquoi les ennemis ne se montraient plus ? Et comment arrivaient-ils à échapper à toute recherche ?
Avec le temps, Tigh s'était surprit à souhaiter qu'un vaisseau ennemi vienne les voir. Ce n'était pas le combat en lui-même qui l'intéressait, ce qu'il voulait, c'était briser la monotonie. Aussi, il fut presque heureuse lorsqu'ils entendit l'alarme retentir... jusqu'à ce qu'il entende le message.
« Le capitaine est demandé sur le pont. Nous avons un contact ennemi qui sort de l'hyperespace ! »
Le colonel fut sur le pont quelques minutes plus tard.
« Nous avons huit vaisseau ennemis sur nos radars. Ils sont encore à bonne distance, mas se rapprochent à grande vitesse.
- Que font les jaffas ?
- Ils se placent entre l'ennemi et le trou de ver.
- Allez les rejoindre et dites à l'ennemi de se rendre, sans quoi nous devrons ouvrir le feu. »
Il ne pensait pas que cela marcherait, mais au moins, il aurait fait son travail.
Le 304 alla se placer avec les trois vaisseau Jaffas. D'après les combats ayant déjà eut lieu, l'avantage était aux lactéens, mais l'équipage du
McBeth avait reporté que les ennemis avaient utilisé une arme inconnu contre son vaisseau. Un arme qui avait failli percer ses boucliers. Aussi, il ne fut qu'à moitié étonné lorsque son officier tactique lui annonça que les vaisseaux ennemis ouvraient le feu largement en dehors de la portée d'armes classiques.
Les projectiles ressemblaient à de gros obus... des obus plus rapides que des missiles. Etant inertes, les armes de défenses avaient beaucoup de mal à les verrouiller et les huit obus arrivèrent indemnes dans le voisinage du Ha'tak visé. Juste avant de frapper le bouclier, leur masse augmenta brutalement, et leur entourage fut comme sous l'effet d'un petit trou noir. Le bouclier du Ha'tak se révéla incapable de les arrêter et les obus frappèrent la coque du vaisseau Jaffa. Heureusement pour ce dernier, l'effet "trou noir" des obus dura ne qu'une fraction de seconde, mais ils conservèrent suffisamment de pouvoir pour infliger des dégâts non négligeables au vaisseau. Malheureusement pour lui, le temps que la première salve n'arrive, les vaisseaux ennemis en avaient tiré trois autres.
Comprenant le danger, les Jaffa avancèrent pour forcer leurs ennemis à un combat à courte distance suivi par le vaisseau terrien. Les ennemis lancèrent alors des missiles sur le Ha'tak déjà fortement affaiblis. La quatrième salve d'obus le détruisit.
Alors que les Jaffas allaient enfin arriver à portée, les vaisseau ennemis se séparèrent, chacun prenant un chemin différent des autres. Ils essuyèrent quelques tirs au passage et perdraient dans un combat singulier, mais leurs séparation garantissait qu'un seul ne pourrait être attaqué à la fois, et augmentait donc le temps de survie des autres. De plus, contrairement aux Jaffa, ils disposaient de missiles et étaient capables de s'entraider.
Finalement, trois vaisseaux ennemis furent détruit, puis quatre, mais le reste arriva devant le trou de vers et envoya un message dans sa direction avant de repartir en hyperespace.
A qui ce message était destiné et ce qu'il contenait restait une inconnue. Néanmoins, les hypothèses n'étaient pas spécialement bonnes.
30 minutes plus tard« Ils ont réussit à détruire dès les premier tirs un bouclier Jaffa ? »
Conformément aux ordres, le colonel avait contacté directement le général O’Neill, chef du Homeworld Security, pour lui faire son rapport. Comme c’était prévisible, on pouvait voir qu’il s’inquiétait des derniers évènements.
« Non mon général, je n’ai pas dit cela. Le bouclier jaffa était toujours en activité après les impacts. Cependant, les projectiles passaient à travers comme s’ils n’existaient pas.
- Je vois. Vous avez une idée de ce que ca peut-être comme arme ?
- Non. Les obus ont changé de masse en cours de vol, mais nous n’en savons pas plus. Mes officiers pensent que c’est une arme similaire à celle rencontrée par le HMS
McBeth.
- Sauf que ses boucliers n’ont pas été percés.
- Oui, mais nos boucliers sont plus puissant que ceux des Jaffas. Peut-être que c’est ca qui les a empêché de traverser les boucliers. En tout ca, le canon lanceur était le même dans les deux cas : celui dans le nez des appareils.
- Comprit. En suite, qu’est-ce qui s’est passé ?
- La première salve n’a pas détruit le Ha’tak, mais entre ces obus et les attaques conventionnelles, il a été détruit extrêmement vite.
- Comparativement à un de nos vaisseau ?
- Moins vite, surtout qu’ils étaient huit, mais ils ont tiré largement en dehors de notre enveloppe de tir et malgré la distance, nous avons été incapables d’intercepter un seul obus.
- Comprit. Après cela, que c’est-il passé ?
- Ils se sont séparé, et malgré que nous ayons pu en détruire quatre, ils ont réussit à envoyer un message à travers le trou de ver.
- Une idée du contenu ?
- Aucune, il était assez court, mais il aurait très bien pu être compressé pour contenir un long message, voir même tout les enregistrements de ce qu’il s’est passé ici. »
Le général soupira, comme l’avait fait Tigh lorsqu’il était parvenu à la même conclusion.
« Et l’
Illiade ? Vous avez eut des avaries ?
- Non mon général. Les attaques se sont concentrées sur les Jaffas.
- Et comment les Jaffa le prennent-ils ?
- Ils n’aiment guère la situation. Ils n’ont jamais pensé que leurs vaisseaux seraient si sensibles aux ennemis. Mais au final, ils semblent plutôt confiants.
- Ce n’est pas une qualité qui leur manque. Je vais devoir en parler avec les représentants des nations membres, vous avez quelque chose à rajouter ?
- Non mon général, si ce n’est que j’ai un mauvais pressentiment.
- Vous n’êtes pas le seul colonel. Vous n’êtes pas le seul. Je vais essayer de vous envoyer des renforts. En attendant, faites votre rapport et incluez-y toutes les données tactiques en votre possession ainsi qu’une copie du message. Peut-être arriveront-nous à en tirer quelque chose.
- Comprit mon général. Merci mon général. »
Après un salut, les deux hommes se quittèrent et le colonel s’attela à la rédaction de son rapport.
Douze heures plus tardL’alarme de combat réveilla John Tigh encore plus brutalement que d’habitude. Il faut dire que son sommeil avait été moins inquiétant que la normale. Il revoyait encore son vaisseau exploser sous les obus ennemi, ces même obus qui traversaient les boucliers Jaffas.
Et son soucis n’était pas infondé. En effet, la grande résistance des 304 venait surtout de ses boucliers, son blindage étant beaucoup moins épais - bien que non moins performant - que celui des Jaffas. Une arme qui traverserait ces boucliers serait extrêmement dangereuse pour un vaisseau terrien.
Il prit encore quelques secondes pour s’assurer qu’ils était parfaitement réveillé et appela le pont. Lorsqu’on lui annonça la nouvelle, il se changea en vitesse et se précipita vers son poste. En chemin, il rencontra l’équipage du vaisseau qui se dirigeait lui aussi vers les postes de combat. La plupart avaient d’avoir aussi mal dormi que lui et il ne prêta pas attention à leur tenue vestimentaire souvent négligée. Après tout, ce n’était ni l’heure, ni le lieu, et lui même était loin d’être irréprochable.
Il arriva sur la passerelle essoufflé. Immédiatement, il saisit la gravité de la situation.
Quelque chose arrivait par le trous de vers.
Et ce quelque chose comportait soixante cinq vaisseaux…