Insectes volants Yuuzhan Vong
S'il y a bien une chose que l'invasion des Yuuzhan Vong a apprise à la Nouvelle République et aux Jedi, c'est que, tout aussi redoutable que soit la biotechnologie des extragalactiques, elle trouvait toujours son équivalent mécanique dans la galaxie.
Les insectes volants des Yuuzhan Vong n'échappèrent pas à l'attention des Jedi, qui découvrirent très rapidement qu'ils n'étaient que l'équivalent des blasters employés dans la galaxie, et donc, purent appliquer leur méthodes de déviation au sabre-laser pour contrer les attaques ennemies. Mais il arrivait que cela ne réussisse pas à tous les coups, d'une part, à cause d'un débordement dû au surnombre de projectiles, d'autre part, à cause des différentes natures des insectes, chaque catégorie étant employée pour un usage particulier.
Toutefois, on dénote un insecte-souche, dont le patrimoine génétique est à la base de tous les insectes volants composant l'arsenal yuuzhan vong, appelé abeille-feu. L'abeille-feu est une espèce insectoïde provenant de la planète natale des Yuuzhan Vong, Yuuzhan'tar, et fut, à l'instar des autres espèces de la planète, bio-transformée par les manipulations génétiques opérées par les extragalactiques pour devenir une arme de poing moyenne portée aux fonctions multiples. C'est pour cela que, malgré quelques dissemblances, on remarque des similarités entre les différents insectes : une forme hémisphérique, une paire de pinces tranchantes, et un bourdonnement émit par leurs ailes lors de leurs attaques. Et si les Yuuzhan Vong ont choisi des insectes comme projectiles, c'est à cause de leur taux de reproduction élevé qui les rend quasi inépuisable pour l'ensemble des guerriers extragalactiques.
La première catégorie d'insectes rencontrée par les néo-républicains était le nang-hul, dans le langage des Yuuzhan Vong, mais ceux qui parlent le Basic le connaisse en général sous le nom de scarabée-cogneur, en raison de sa fonction principale : frapper l'adversaire sans pour autant le tuer, bien que ce ne soit pas la vocation première des Yuuzhan Vong. De ce fait, le nang-hul est reconnaissable à sa carapace, formée par ses deux élytres, bombée pour asséner un coup violent à sa cible; mais l'insecte n'adopte cette position que quand il à moins de deux mètres de son objectif, ses élytres devant s'ouvrir pendant le vol pour permettre à l'insecte de déployer ses ailes directrices membraneuses. Toutefois, s'il rate sa cible, le nang-hul peut continuer son assaut, tel un missile auto-guidé, jusqu'à ce qu'il l'atteigne, ou alors revenir dans les mains de son expéditeur. Le nang-hul peut être encore plus redoutable s'il est tiré par un lanceur de nang-hul, une espèce de canon musculaire, qui décuple à la fois la portée et la vitesse de l'insecte qui peut devenir aussi perforant que son cousin le scarabée-rasoir.
De loin, le scarabée-rasoir ressemble au nang-hul, à la différence près que les rebords du disque formant sa carapace sont aiguisés comme les lames d'un rasoir. Lorsqu'il est lancé par un guerrier yuuzhan vong, le scarabée-rasoir déploie ses ailes, à l'instar du nang-hul, mais n'a nul besoin de replier ses ailes au moment de l'impact : les pics hérissant sa coque sont amplement suffisant pour trancher la grande majorité des matériaux. Même un simple frôlement est capable de trancher de façon conséquente la chair d'un être vivant; d'ailleurs, ce scarabée a été plus conçu pour la vitesse que pour la force de frappe, cette dernière tâche étant incombée au scarabée-cogneur.
Une oreille exercée peut reconnaître l'approche d'un scarabée-rasoir à son bourdonnement : en effet, celui-ci émet un son particulièrement aigu par rapport aux autres insectes, mais cela ne suffit pas en général à la majorité des personnes manquant de réflexes pour éviter l'une de ces bestioles.
Au tout début de l'invasion, bien que confrontée à ces armes d'un genre nouveau sur la lointaine Belkadan, Mara Jade Skywalker n'eut aucun mal à tenir tête au guerrier Yomin Carr et à ses scarabées-cogneurs en déviant les projectiles, ou en les faisant griller lors de l'impact avec la lame de son sabre-laser.
On découvrit également que les scarabées-rasoirs pouvaient être tués par un simple piétinement : lors de son séjour sur la planète Duro, Han Solo subit l'attaque d'un de ces insectes, mais réagit assez vite pour l'écraser avec son DL-44. l'insecte s'en alla en sifflant vers le sol, et fut achevé par le Corellien. Par la suite, Droma le Ryn employa l'insecte mort comme un outil tranchant, et put forcer une trappe d'accès. Mais si ces deux premières catégories d'insectes volants pouvaient aisément être contrées, il en est une troisième où la seule option possible pour la cible était la fuite anticipée, ce qui se révèle assez ardu, même pour les Jedi au pouvoir d'anticipation télépathique.
En effet, le scarabée explosif est en quelque sorte une grenade à fragmentation autopropulsée, similaire extérieurement au scarabée-cogneur, à l'exception de la couleur de la carapace, conçu pour détoner à l'impact, même d'un sabre-laser, ce qui le rend techniquement impossible à parer. On dénote deux sous-catégories de scarabées explosifs : la première, qui est la plus commune des deux, abat l'ennemi ou le projette en l'air grâce à son explosion à fragmentations; la seconde relâche des éclats d'obus ou des fluides acides sécrétés par l'insecte afin que l'ennemi meurt lentement dans d'atroces souffrances.
Heureusement, les guerriers yuuzhan vong utilisent en majorité des scarabées-cogneurs et des scarabées-rasoirs lors de leurs attaques, bien qu'ils emportent toujours avec eux une cartouchière sur leur poitrine remplie de ces trois catégories d'insectes.
Galet de Magma
Au fur et à mesure que l'invasion Yuuzhan Vong progressait, la Nouvelle République et les Jedi découvrirent de plus en plus de nouvelles armes biologiques aux propriétés aussi mortelles qu'insoupçonnées. Les armes composant l'arsenal aussi divers que redoutable des envahisseurs extragalactiques avaient au moins un point en commun : elles étaient toutes vivantes; mais dans les temps qui suivirent la Bataille de Coruscant, on commença à remarquer sur les champs de bataille l'apparition d'une nouvelle arme, qui ressemblait à tout sauf à une créature vivante : le galet de magma.
En effet, si cette arme n'est apparue que tardivement durant la guerre qui opposa les Yuuzhan Vong contre les peuples de la galaxie, c'est qu'elle fut créée en réponse à la création des droïdes de guerre CYV, gamme de droïdes de combat conçue par Tendrando Armements pour traquer, débusquer et exterminer les Yuuzhan Vong. Ces droïdes étaient capables de parer les attaques des guerriers Vong et de leur renvoyer la pareille, sans pour autant être sensibles à leurs bâtons Amphi et en étant capables de perforer leurs armures de crabe vonduun grâce à leurs puissantes armes embarquées. Mus par leur animosité bestiale à l'encontre de tout ce qui est technologique, et plus particulièrement les droïdes, les Yuuzhan Vong décidèrent de créer une arme capable de percer le blindage de laminanium étonnamment résistant du CYV, lui-même doté d’une fonction d’électrodéposition régénératrice lui permettant de s’autoréparer.
Pour contrer ces défenses lourdes, les Yuuzhan Vong se basèrent sur une arme déjà opérationnelle sur leurs vaisseaux stellaires, que ce soit les immenses Kor Chokk ou les petits coraux skippers, et qui a déjà fait ses preuves sur les coques des vaisseaux de leurs adversaires : le canon à plasma.
Cette arme utilisait de la lave en fusion projetée par de petits volcans sur la cible visée, le projectile continuant à corroder la coque même après l'impact; pour que cette arme puisse être manipulée, et facilement transportée par les fantassins, le noyau de magma en fusion fut enveloppé dans une coquille pierreuse, ressemblant assez à de l'obsidienne, de la taille d'une main, afin que les guerriers puissent lancer le projectile à la main, sans risque de brûlure, à l'instar des insectes volants.
Ces boulettes de lave contenues dans une coque solide étaient assez petites, la taille d'une paume humaine, pour qu'un fantassin vong puisse en transporter une bonne demi-douzaine dans ses cartouchières. Lorsqu'on jette un galet de magma sur l'ennemi, la coque extérieure se désagrège et libère le liquide mortel sur l'adversaire et le magma corrosif inflige alors des dommages considérables à la coque et aux circuits internes des droïdes visés, et ce en moins de quelques minutes. Pour des dégâts étendus, il est possible pour les modeleurs de modifier l'arme de telle façon qu'elle explose en plein vol tout en projetant le fluide corrosif aux alentours.
Si les extragalactiques trouvèrent les galets de magma idéaux pour abattre un nombre de droïdes, que ce soit des CYV ou des droïdes quelconques, assez conséquent, ils ne manquèrent pas de les utiliser de façon analogue sur des êtres organiques. Si jamais une personne est touchée par un galet de magma, le résultat est plus que certain : elle est brûlée au troisième degré sur une bonne partie de corps, si ce n'est pas sa totalité, et les organes et ses os sont rongés méticuleusement par la lave en fusion. Même les Jedi, avec leurs sabres-laser, ne peuvent pas parer un projectile de ce type à cause de l'éclatement à l'impact, et on très peu de chances d'éviter les projections de magma si l'arme est configurée pour exploser en vol.