Aviso :
Classe : Corvette Lourde
Taille : 60 mètres de long
Equipage :- Un officier
- Deux navigateurs
- Deux artilleurs
- Un mécanicien
Armement : - Deux tourelles à double canon plasma léger
- Un module d'armement principal avant
Défenses :- Blindage de combat
- Avaleur-de-sabre
- Miroirs à Plasma (sur les modèles Betans)
Propulsion :- Réacteur principal
- Deux réacteurs auxiliaires
- Réacteurs de manoeuvre
- Barres Necklins
En plus des classiques Navettes de Combat, les Nations de l'Ensemble de Jackson ont toutes recours à des corvettes lourdes dénommées "Avisos". Ces bâtiments parviennent à combiner une bonne puissance de feu, une solidité de bonne facture et une vitesse égalant presque celle des Navettes de Combat, en faisant des unités très intéressantes pour des missions de harcèlement ou d'interception.
Le problème de ces unités provient de leur coût : pour parvenir à une unité aussi bien armée et résistante tout en conservant la rapidité, les ingénieurs de l'Ensemble installent en général des réacteurs supplémentaires raccordés à des ailerons pour conserver la puissance d'accélération en plus d'installer de nombreux réacteurs de manoeuvre sur tout le pourtour du vaisseau, lui assurant une maniabilité plus que supérieur à la moyenne de sa catégorie. En revanche, cela nécessite l'installation d'imposants réservoirs de carburant en même temps que la facture énergétique explose, augmentant considérablement le coût de ces appareils.
Malgré cela, leurs capacités en faisaient il y a encore une dizaine d'années des unités attractives sur le plan stratégique. Depuis l'invention des Miroirs à Plasma, les choses ont quelque peu changé. En effet, installer des Miroirs sur des Avisos demande des efforts de miniaturisation qui rendent la construction d'un Aviso beaucoup trop coûteuse en regard de la résistance que lui apportera le dit Miroir : la bataille d'Escobar a bien montré que deux Navettes de Combat Betanes valaient bien un Aviso Betan à ce petit jeu.
Deux éléments viennent donc expliquer pourquoi ces unités sont encore en service :
- Les ressources sont suffisamment limitées, et les tensions suffisamment exacerbées, pour qu'aucune armée de l'Ensemble ne veuille se séparer d'unités encore valides.
- Les travaux remarquables d'un ingénieur de Vervain ont permis de rallonger un peu l'espérance de vie de ces vieux modèles en installant une batterie d'armement avant modulable.
Le module d'armemnet principal avant peut ainsi accuellir une batterie de deux canons à plasma moyen ou bien quatre canons à plasma léger, rendant l'Aviso plus polyvalent qu'auparavant. Un Amiral eut même l'idée d'y installer une batterie de six lanceurs de missiles à des fins tactiques précises.
C'est ainsi que lors de la guerre qui opposa Pol à Aslund, l'Amiral Juiro de Pol lança ses trois Avisos et sa vingtaine de Navette de Combat à l'assaut d'un système d'Aslund après avoir pris par surprise les Navettes de l'Amiral Ergyar. Celui-ci ne pouvait plus compter que sur un seul Aviso et trois Navettes rescapées. Désespéré, il s'activa pendant 2 jours et 2 nuits pour trouver une solution alors qu'il savait proche l'arrivée de la flotte de Pol.
Lorsque son équipe d'ingénierie lui rapporta qu'il était possible de modifier le module d'armement principal, il eut finalement une idée machiavélique. Faisant charger son Aviso à ras bord de missiles nucléaires lourds et le faisant piloter par une IA autonome programmée à la hâte, il envoya son Aviso droit face à la flotte de l'Amiral Juiro quand celle-ci arriva dans le système.
Avant d'être détruit par la salve de la flotte de Pol, l'Aviso d'Aslund put effectuer la tactique dite du
"Mur du Soleil". Il expédia plusieurs dizaines de missiles qui entamèrent une réaction en chaîne nettoyant complètement l'espace environnant de toute présence spatiale. L'Amiral Juiro qui survécut par miracle sonna le signal de la retraite et se replia avec les restes de sa flotte sur Pol.
Ce fut la fin de cette guerre courte mais violente. Ce n'est que bien des années après, lorsque les deux camps eurent construit des frégates, que les hostilités reprirent. Mais ceci est une autre histoire ...