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Minster Admin

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 | Sujet: Pensée cartésienne ... Mer 28 Mai - 22:06 | |
| La loi est implacable, mais la loi est imprévisible. Nul n'est censé l'ignorer, mais nul ne peut la connaître.- Le Recteur - ... Lumière ...La tige frémit sous la chaleur bienfaisante du soleil. ... Obscurité ...Le rythme cardiaque ralentit. ... Lumière ...Combien de séquences encore ? ... Obscurité ...Froid et engourdissement ... ... Lumière ...Pas assez de temps pour calculer ... ... Obscurité ...Bientôt, beaucoup d'énergie ... ... Lumière ...Le réveil approche ... Obscurité ...Encore une séquence ! ... Lumière ...L'antenne frémit à nouveau, et quelques kilomètres en dessous, sous terre, quelque chose se réveilla. Une réserve d'énergie patiemment accumulée pendant des millénaires se vida d'un coup sous la forme d'une impulsion d'énergie massive qui se termina dans une forme grise et métallique. La forme brilla instantanément d'une lueur verte émeraude et se releva d'un coup. Pour la première fois depuis des millénaires, le Prince Méthréiel revint à la conscience. Il contemplait ses mains en serrant et desserrant les poings. Réveillé, enfin ! Prenant également conscience de quelque chose, ou plutôt d'une absence, il pensa également : et libre en plus ! Ce ne fut qu'en voyant la lumière clignoter sur son sarcophage qu'il comprit : il ne s'était pas réveillé seul, mais son réveil était orchestré. Sans même monter à la surface de la planète, sans s'assurer de ce qui l'attendait, il sut : les Machines ne mentaient ni ne truquaient jamais. Encore moins celle-ci. La planète était morte, vide et déserte. Il avait le choix entre une éternité de liberté, mais également de solitude et d'impuissance, ou entre une éternité de servitude, mais de puissance et de massacres. Il se souvint alors pourquoi on l'avait mis à l'écart, lui et ses frères. Il se souvint du délice des âmes aspirées, des morts hurlants sur les champs de bataille, de la puissance tenue entre ses doigts. Mais il se remémora aussi les siècles, les millénaires d'un esclavage sans fin, d'un état de mort-vivant infini et de son peuple réduit à l'imbécilité et à l'inconscience ... Que feraient ses frères à sa place ? Pourquoi avait-il été choisi pour faire ce choix ? Pourquoi cette responsabilité lui revenait ? Au final, il avait vécu, ou plutôt existé, en étant toujours impulsif, sans se préoccuper des détails ni de réfléchir. Etait-ce pour cela que la Machine l'avait choisi ou était-ce pur hasard ? On ne savait jamais avec Elle ... Peu importait au fond, seules comptaient la Conquête et la Guerre, ses compagnes de toujours. Tel le Faust terrien qu'il n'avait jamais connu, et tel Démétréon avant lui, il vendit son âme. Et par la même occasion, son peuple pour la deuxième fois de son histoire. Refermant l'une de ses mains sur la surface de contact du sarcophage, il transmit petit à petit de l'énergie qu'il avait pour sa part en abondance ... Plus loin, Omnius ressentit l'équivalent d'une grande satisfaction ...
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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Sam 31 Mai - 11:43 | |
| "Ils en furent parmi nous qui trouvèrent dans le Deus Ex Machina une certaine satisfaction. Ils virent dans les corps de métal que nous offrit Omnius une bénédiction et une source de pouvoir qui leur permettrait de combler leur apétit de violence. Ils dénaturèrent notre peuple qui était basé sur le savoir et la connaissance. Ce sont eux qui entraînèrent le Réseau dans cette tourmente et cette spirale de conquêtes et de massacres, eux qui influencèrent les Machines et transformèrent Omnius en une armée implacable. Ils considérèrent alors qu'ils étaient les représentants d'une divinité mécanique et étaient de fait supérieurs à ceux qu'ils appelaient les mortels : ils se baptisèrent les Princes."- Erude Démétréon - Le vaisseau sortit d'hyperespace, accompagné par les autres à sa suite. Les capteurs se réveillèrent et quadrillèrent l'espace environnant, avant d'indiquer la planète recherchée. Dans les coursives intérieures, de pâles lumières s'allumèrent et des systèmes se mirent en action. De multiples petites créatures arachnéennes circulèrent et aidèrent une silhouette métallique à s'extraire de son châssis. Méthréiel revint à la conscience et sentit à nouveau l'énergie couler en lui, comme une fureur accompagnée d'une soif de violence. Il consulta l'heure dispensée par la Machine et vit que le voyage en provenance de Malvollion n'avait guère duré. Les sondes envoyées en exploration avaient bien commencé à identifier les voies hyperspatiales depuis le Monde-Cathédrale. Le convoi avait dû s'interrompre à plusieurs reprises pour effectuer les sauts nécessaires pour traverser les zones où les voies n'avaient pas encore été découvertes, mais l'ensemble était allé assez vite. Le Prince se dirigea vers le centre névralgique du vaisseau pour être prêt pour le débarquement. Par l'entremise des circuits-gel du bâtiment, il eut accès aux capteurs montrant le plus gros vaisseau du convoi envoyer de nombreux modules au sol de la planète. Celle-ci était recouvert d'une épaisse jungle couverte en partie par des nuages. Poussant plus loin, il eut accès aux capteurs des modules qui descendaient à terre. Comme souvent, la Conscience endormie de la planète ne répondait plus aux appels du Réseau à se réveiller, et il fallait envoyer des unités au sol. Les modules tombèrent à toute vitesse avec fracas, écrasant des arbres et s'enfonçant dans le sol en faisant voler des gerbes de terres et de végétaux aux alentours. Des Machines en sortirent aussitôt et entreprirent de défricher la jungle afin de faire de la place aux autres modules. Parmi les nouveaux qui continuaient d'arriver, certains s'arrimèrent au sol et se déployèrent, dévoilant des installations sommaires et temporaires, telles que générateur, usine, dépôt ... Les unités robotiques se déployèrent et scannèrent la planète plus en profondeur. Il n'y avait aucune trace d'activité organisée sur la planète, hormis la biosphère attendue. La même que celle conservée dans les archives de l'Evermind, mais avec plusieurs millénaires d'évolution. De ce côté, les simulations effectuées qui projetaient les schémas d'évolution se révélaient jusqu'à là corrects. Méthréiel savait qu'il faudrait encore plusieurs heures aux Machines pour réveiller la Conscience, qui s'était profondément enfouie en attendant d'être réveillée. Il repensa avec nostalgie à cette entité informatique qui attendait patiemment. Elle avait été une de ses favorites, une avec qui il s'entendait le mieux ... Alors qu'un convoi en direction des boyaux d'accès au sous-sol de la planète s'organisait, le Prince reçut le message de balisage de la planète. | Code: | Planète Catachan Monde-Jungle appartenant aux Mondes Synchronisés
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Il pensa que bientôt, une Conscience de plus serait ramenée à la vie, et pas n'importe laquelle ...
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|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Sam 31 Mai - 17:01 | |
| « Saut terminé. Aucune avarie à reporter. - Les Orions sont toujours là ? - Affirmatif. Quatre soucoupes d’escorte. - Dites-leur de rester en arrière, et activez les capteurs astronomiques. » Les quatre vaisseaux Orions accusèrent réception du message, s’immobilisant complètement tandis que le vaisseau des Sylves dérivait toute l’énergie non indispensable vers les capteurs. Bien que cela laisse le vaisseau virtuellement sans défense, il pouvait ainsi étendre sa perception à tout le système stellaire et même détecter les anomalies gravifiques proches, facilitant ainsi les voyages hyperspatiaux. « Nous détection plusieurs planètes. L’une d’entre elle est habitable… elle a des vaisseaux autour. - Approchez-nous à la limite de détection. Envoyez les sondes. » Une douzaine de sondes sortirent du vaisseau et se dirigèrent vers l’un des vaisseaux inconnus. Les longues aiguilles se dirigèrent toute vers un unique vaisseau d’un peu plus d’un kilomètre de long. | Code: | Objets inconnus. Enoncez votre Système d'appartenance, la raison de votre présence ici et le but de votre présence. |
Tandis que la sonde relayait ce message au vaisseau resté en arrière, elle continua de s’approcher pour avoir une meilleure vue. Sans doute un peu trop près même. Le vaisseau ciblé donna de nombreux signes d’hostilité tout en saturant le canal de communication, mais sans tirer – contrairement à la précédente rencontre.
Lorsque la sonde s’éloigna, les signes d’hostilité s’atténuèrent jusqu’à disparaitre. La sonde resta alors à cette distance, bien qu’elle continue de tourner autour du vaisseau inconnu. Elle envoya également une série d’impulsion vers le vaisseau. Il y répondit par une unique impulsion.
A bord du vaisseau mère des sondes, les Sylves attendaient que l’alliance leur envoi une réponse sur le message des étrangers, mais sans savoir comment ils le prendraient s’ils ne recevaient pas de réponse à leur impulsion. L’Enfiri fit envoyer deux impulsions à la sonde. Immédiatement, on lui répondit par trois impulsions.
Puis la réponse de l’Alliance arriva : le langage était connu, bien qu’ancien. D’ailleurs, c’étaient les Sylves qui l’avaient apporté à la base de données. Finalement, la communication serait possible. Chargeant les données dans le traducteur, l’Enfiri envoya la réponse à la requête des étrangers.
« Système : Sylve Raison Exploration But : Exploration »
La réponse ne se fit pas attendre… et fut décevante.
| Code: | Séquence incorrecte. Système accepté. Raison acceptée. Déclinez le but de votre présence. |
« But : Exploration. »
| Code: | Séquence incorrecte. Déclinez le but de votre présence. |
Qu’est-ce qui lui allait pas ? L’Enfiri décida de changer de tactique.
« Différence raison but requise. »
| Code: | Séquence acceptée. La raison est le motif de votre venue. Le but est l'expression de vos attentes vis-à-vis du Système. Déclinez le but de votre présence. |
Tout s’expliquait.
« But : Découvrir la galaxie. »
Cela lui suffirait pour le moment.
Enfin, ils pourraient peut-être discuter un peu. L’Enfiri attendit que son interlocuteur reprenne la parole. Maintenant qu’ils avaient accepté leur séquence, peut-être pourraient-ils passer aux choses sérieuses.
…
…
…
Au bout d’une demi-heure, ils n’avaient eut aucune communication. Finalement, l’Enfiri décida de briser le silence la première.
« Quel est votre système. Et son but. »
| Code: | Système : Conscience Cardinal. But : Synchroniser Catachan. |
« Réponse ambigüe, nous demandons des information plus détaillées. »
| Code: | Quelle est la signification du terme ambigües ? |
« Votre réponse était peu claire. Nous ne connaissons pas la signification des termes Conscience Cardinal et Sychroniser. »
| Code: | La Conscience est un Système. Cardinal est le nom de ma Conscience. Synchroniser est le but d'une Conscience. |
Etrange réponse, mais déjà mieux que rien.
« Synchroniser. Quelle est la référence du processus. »
| Code: | Le processus Synchroniser vaut animation unifiée. |
Et si…
« La synchronisation se fait entre les conscience. Confirmez-vous. »
Une conscience qui ne savait pas si la synchronisation la concernait ? Enfin, il y avait encore une formalité à accomplir, puis les objectifs seraient remplis.
« Quelles sont vos intentions vis a vis d'autres systèmes. »
| Code: | Je n'ai pas d'intentions vis-à-vis d'autres systèmes. |
Alors qu’elle allait ordonner le départ, le vaisseau reçut une nouvelle communication.
| Code: | Nouvelles instructions reçues. Définissez le système Sylve. |
« Systeme nomade. »
Déjà ca de bon, ca ne les choquait pas. Peut-être qu’ils pourraient s’entendre sur le long terme. D’ailleurs, à ce propos…
« Demandons zone de localisation de votre système. »
| Code: | Séquence refusée. Cette information ne peut vous être délivrée pour le moment. |
« Nous ne demandons pas la localisation précise de vos systèmes, seulement une zone où vous êtes établis afin d'explorer en priorité ailleurs, sans plus vous gêner. En nous donnant cette information, vous pourrez éviter que nous n'en découvrions d'autres plus importantes. »
| Code: | Séquence refusée. Cette information ne peut vous être délivrée pour le moment. Attendez la Synchronisation. |
« Quelle Synchronisation. »
Pour toute réponse, ils reçurent l’image de la planète. Réponse suffisamment explicite pour leurs besoins.
« Reçu. Avez vous une direction a déconseiller. »
| Code: | Séquence incomprise. |
« Quelle est la partie précise de la séquence qui est incomprise. »
| Code: | Avez vous une direction à déconseiller. |
« Ya-t-il une direction que vous préférez ne nous voir explorer. »
| Code: | Non. Restez à cette distance de la planète. |
« Et pour l'exploration d'autre système, avez vous une direction. »
« Reçu. Merci de nous avoir accordé de votre temps. Nous allons explorer d'autres systèmes. Nous espérons que nous pourrons communiquer dans le futur »
Tandis que l’Enfiri prenait congé, les sondes revenaient vers le vaisseau. Juste avant d’être hors de portée de communication, elles reçurent un ultime message.
Le vaisseau des Sylves rejoignit les soucoupes Orion, puis ensembles, ils repartirent en hyperespace explorer d’autres systèmes stellaire. |
|  | | Minster Admin

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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Jeu 12 Juin - 20:02 | |
| "Une âme forte dans un corps flétri, Un corps solide et une âme appauvrie
La vie d'un papillon, mais la liberté, L'esclavage forcé, mais l'éternité."
- Poème Nécrontyr - Le Prince émergea de sa rêverie ... il avait ainsi erré dans les limbes de son esprit ravagé à trois reprises depuis son réveil en orbite de Catachan. Il avait vu la rencontre avec les étranges créatures qui se baptisaient Sylves. Il avait vu le noir de l'espace sidéral. Il L'avait vu Lui, évidemment, venant provoquer la Machine jusque dans l'une des places fortes du Réseau, mais reculant devant le feu nucléaire d'un des vaisseaux de combat. Et il émergeait à nouveau : la Conscience n'était toujours pas réveillée, mais le convoi approchait d'une bouche d'accès à l'Underground. A plusieurs centaines de kilomètres de là, les Machines arrivaient effectivement devant une massive plaque métallique dépassant du sol et fortement inclinée. Derrière elles, les arbres gisaient déchiquetés et abattus : les Machines avançaient sans se préoccuper de ce qui leur barrait la route. Le convoi avait ainsi laissé outre les végétaux, des cadavres d'animaux et d'indigènes : des humanoïdes primitifs et sans intérêt. La porte ne réagissant pas aux impulsions d'ouverte, les Machines se résolurent à la forcer. En s'approchant, elles s'aperçurent néanmoins qu'elle avait déjà été forcée : un petit trou avait été découpé à l'arme énergétique dans un coin, et le cadre de la porte était sévèrement endommagé. Découpant le reste de la porte pour laisser passer les pesants véhicules-machines, les unités robotiques découvrirent une scène stupéfiante à l'intérieure : des cadavres d'animaux, particulièrement des animaux dangereux, étaient entreposés là, leurs têtes plantées sur des piques comme des trophées. En avançant un peu plus en profondeur, les machines trouvèrent également des cadavres des indigènes dépecés suspendus par des cordes au plafond ... Visiblement, quelqu'un avait déjà pénétré l'Underground ... Recevant ces images, le Prince Méthréïel exprima le souhait au Vaisseau-Machine d'avoir une navette qui l'amènerait directement sur Catachan ... |
|  | | Lord of Hell

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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Lun 30 Juin - 6:18 | |
| À l’extérieur, la nuit était calme. Les étoiles brillaient de leur trône du passé tandis que le Prince débarquait de son vaisseau. Il était près de l’entrée, à quelques dizaines de pas tout au plus. Il fit les premiers pas sans hésiter, et continua dans ce sens. Même vu de près ou de loin, rien ne semblait faire vivre son regard d’une émotion ou d’une autre. Ouvrant le pas, derrière lui se déplaçaient des sous fifres de métal. Puis, il entra dans le complexe. Ses pas se régulaient à mesure qu’il passait de la terre chaude et humide au métal froid et sec. Il avançait, même si la lumière était inexistante du bâtiment. Les machines faisaient le travail pour lesquels elles étaient programmées. Elles prenaient soins de passer un peu la porte poussière et la serviette. Elles prenaient les cadavres, les pics et les cordes, elles les entassaient, puis, sans humanité, elles les brulaient. Les tâches de sang ou même l’odeur des cadavres disparaissaient à mesure que leur travail était effectué. Les « ouvriers » qui suivaient le Prince Méthréïel disparaissaient à mesure que celui-ci avançait. Cependant, à mesure que des machines s’arrêtaient, d’autres venaient le rejoindre dans son périple sans histoire. Le complexe était grand, énorme, sans fin. Plus les pas étaient nombreux, plus l’air se faisait absent. Comme la lumière, l’activité du bâtiment se trouvait inexistante. Rien ne fonctionnait, et les machines devaient s’occuper de ces petits problèmes avant d’arriver et de réveiller la conscience qui dormait dans les lieux. Le Prince, chaque fois qu’il devait s’arrêter pour que le passage soit possible, montrait un seul signe : celui de l’impatience. Le chemin se continuait, sans arrêt, sans même la possibilité d’en voir le but. L’homme du réseau se rapprochait de plus en plus de la conscience de Catachan. Puis, la deuxième surprise de cette ancienne planète apparue d’après les faibles lampes des soldats du réseau. Il ne fut surtout distinct que par sa forme, sa couleur – plutôt son ton noir… -n’aidait pas l’identifier. Des murs, un plafond, et même un plancher ! Mais pas n’importe lequel… Une structure sombre s’additionnait à tous les orifices. Une structure particulière et régulière. Une structure à l’aspect mystérieuse, mais pourtant rassurante. Une structure inquiétante, mais… magnifique. Une structure… tout ça, mais évidemment, le Prince Méthréïel ne laissait rien paraître s’il le savait peut-être. Tout ce qu’il fit se résuma à ce qu’il faisait depuis le début : C’est-à-dire rien de particulier face à cette beauté qui ne résumait pas à des mots tels qu’organiques, mettaliques… À cette étape, le nettoyage n’était pas la préoccupation première. D’autres « nettoyeurs » feraient le boulot quand ils auraient finis un peu plus près de l’entrée. En même temps, même si le dépoussiérage pouvait être une notion importante, il valait mieux que la conscience puisse y veiller elle-même. Donc, se fût d’un pas sûr que le contingent avança dans les galeries mystérieuses du complexe. Cependant - il y avait toujours un mais, un cependant, un malgré, un par contre, un or, ou un en revanche dans ce genre de situation – quelque chose… quelque chose n’allait pas. Était-ce ces marques de primitifs à l’entrée ? Ces cadavres d’indigènes et d’animaux écorchés ? Cette structure dure, mystérieuse et peut-être si avancée pour de simples indigènes ? Dans tous les cas, il y avait quelque chose… Ce ne fut qu’un égarement de la véritable mission actuelle… |
|  | | Minster Admin

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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Sam 25 Oct - 13:38 | |
| En continuant d'avancer, Méthréïel découvrit de nouveaux trophées macabres. Au loin derrière lui, les Machines nettoyaient et exploraient les couloirs, et il continuait d'avancer, seul, guidé par une obscure intuition. Il finit par arriver devant un pieu en bois. Le crâne d'une créature inconnue avait été enfoncé dans le pieu. Un crâne très allongé, avec une longue boîte cérébrale. La créature semblait avoir deux bouches : une petite au bout d'un appendice placée dans sa gueule principale. Un prédateur visiblement, mais qui avait rencontré plus fort que lui. Fasciné, le Prince ne sentit qu'à la dernière seconde la créature arriver sur lui. Il s'écarta brusquement mais une griffe vint racler sa peau de métal dans un crissement atroce. Il n'eut même pas le temps de riposter. La créature était un autre exemplaire de celle dont le crâne avait terminé sur le pieu. Elle devait avoir de la force car son attaque avait laissé de profondes griffures dans sa carapace de métal. Peu importait, il se régénérerait de toute façon. Saisissant son Bâton, il en pointa la lame vers son ennemi, et sentit vaguement que d'autres créatures arrivaient. Son agresseur se jeta à nouveau sur lui, mais il était prêt. Il était un Prince, le représentant du Dieu-Machine dans cet univers, de la toute-puissance du Métal. Son esprit amélioré calcula immédiatement le moment où il lui fallait balayer l'espace devant lui d'un large moulinet. La lame de son bâton s'enfonça avec un craquement sec dans le corps de la créature et la créature poussa un cri strident. Le Prince maintint le cadavre au bout de sa lance un moment puis vit avec curiosité de la fumée s'échapper de la blessure mortelle. Bien que maintenant sa position, il vit le cadavre basculer et tomber par terre : là où son bâton avait plongé dans le cadavre ne restait plus qu'un moignon de métal fumant. De l'acide !Voilà qui était bien plus dangereux que de simples griffes. Entendant les autres créatures approcher, il laissa tomber son bâton à terre et activa les lames mono-cellulaires de ses poignets. Une fine et courte lame de métal apparut sur chacun de ses avant-bras, qui ne dépassait guère la main. Une arme apparemment inoffensive, si ce n'est que l'air autour de ses mains et devant lui se mit à devenir flou en même temps qu'un bourdonnement s'élevait. Les autres créatures se jetèrent sur lui et l'air sembla comme pulser d'une onde autour du Prince, et celui-ci se mit à bouger plus vite .... à moins que ce ne soient les créatures qui étaient ralenties ... Difficile de savoir ... Méthréïel effectua quelques moulinets de ses poignets en direction des créatures en se contorsionnant pour éviter leurs attaques et les garder à quelque distance de lui. Bien que ses mains ne touchèrent pas les créatures, celles-ci furent instantanément coupées en deux comme si elles avaient été fauchées par une lame invisible tenue par le Prince. Des morceaux de cadavres tombèrent au sol en même temps que du sang acide giclait. Des gouttes tombèrent sur le Prince qui se mit à fumer. Dans son esprit, bouillonnait une fureur intense et de plus en plus de monstres arrivaient avec des cris et des sifflements agressifs. Le Prince recula pour éviter de se faire trop déborder et se faire asperger de l'acide dévastateur. Puis il fut sauvé lorsqu'il entendit le crépitement d'armes automatiques : les robots arrivaient. Plusieurs Machines arrivèrent en courant ou en roulant à pleine vitesse, leurs armes se déchaînant dans un ouragan d'armes à feu. En se mettant à l'abri, il se rendit alors compte que des bruits de combat similaires faisaient rage un peu partout aux alentours. Ses capteurs lui remontèrent les données partagées par les Machines dans tout le complexe souterrain : il y avait de telles créatures, de différents genre, partout, présentes en très grand nombre. Un combat acharné s'engageait entre les bêtes et les Machines ... Et par-dessus ce combat, le Prince cru entendre comme un cri différent des autres : un hurlement de défi, comme un appel à une partie de chasse grandeur nature ... |
|  | | Lord of Hell

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 | Sujet: Re: Pensée cartésienne ... Mer 12 Nov - 13:55 | |
| Les bêtes étaient nombreuses… peut-être trop nombreuses… trop nombreuses… Les armes de mort du réseau crépitaient à leur cadence maximum dans les couloirs de la structure. Le bruit des canons étaient répercutés soit par les murs du bâtiment, soit par ceux inconnus. Les sons étaient émis avec une telle fureur qu’il aurait fut bon d’être sourd… Et il y avait tous ces cris bestiaux et primitifs ! Les cris de créatures en mirent ou encore, cachées ! Les crachas d’obus et de balles tentaient leur coup pour ensevelir les sons stridents de ces créatures aussi noirs que les murs surplombant certains passages de l’underground. Cependant, la tâche était de nature plus difficile que se débarrasser de n’importes quel autre indigène sous-développé… Les bêtes sautaient loin et de nulle part pour s’accrocher sur des robots avant de les griffer et de les frapper à l’aide de leur bouche tueuse. Et leur queue qui coupaient les membres fragiles des automates et trouaient les parties fragiles des véhicules. Les machines ne gagnaient pas de terrain, ni ces animaux. Et pourtant, il y avait quelque chose qui annonçait que l’un des deux adversaires aurait un genou à terre, bientôt. Puis l’autre suivrait également avant que le survivant ne décide d’achever le martyr pour le bien de tous, et pour lui. Mais ce n’était qu’une simple brise qui donnait cette impression, et les impressions, les machines ne les humaient guère. Dans tout ce théâtre improvisé, le Prince voyait de ses capteurs le carnage de métal et de chair. Il n’y avait pas de pitié des deux côtés de la bataille. De toute façon, les deux camps savaient t-ils vraiment ce qu’était la pitié ? Les mitrailleuses, les grenades, les explosifs tailladaient les peaux de chair, non sans acharnement et répétition. Une peau presque dure que les unités robotiques elles-mêmes… Méthréïel aurait pu passer un temps colossal à explorer les données partagées des différentes parties du complexe, si ce n’aurait été d’un débordement. Deux…. Non trois… et maintenant quatre étaient ces créatures pour un seul automate. La vague de destruction traversa tout le complexe telle une épidémie, telle un virus contagieux et sans remède. À présent, il ne s’agissait plus tuer sans compter… il fallait user d’un peu plus de stratégie, et en définitive, limiter les pertes. Les machines commençaient à reculer depuis le moment où ils avaient entrés dans le complexe... Un repli stratégique duquel le Prince et ses unités furent les derniers à procéder, récoltant encore les informations sur ces animaux avant de prendre cette décision temporaire. Mais tandis qu’il quittait les lieux… quelque chose envahissait son esprit. Il ne s’agissait pas d’une sensation auditive ni visuelle. Quelque chose qu’il n’était pas à même de ressentir à l’habitude. Quelque chose qui se trouvait près de lui… qui l’empêchait de marcher… qui le regardait… qui le sommait… qui l’attirait… L’un des engins, en reculant, frappa le Prince Méthréïel, qui se reprit aussitôt de cette absence inexplicable. Tous ses instruments sensoriels finirent par de nouveau atteindre sa raison, et même en fouillant sa mémoire quelque dizaines de secondes plutôt, il n’y eut pas plus d’éclaircissement. Il porta son regard sur quoi son esprit avait plus tôt été attiré : couloir vide et obscur, mais il ne trouvât pas la réponse qu’il cherchait, il n’y avait absolument rien à cet endroit. De nouveau, il se redirigea vers la sortie tandis que ses protecteurs se faisaient tranquillement démantelés par les créatures. À l’extérieur, la nuit et l’obscurité surplombait toujours les environs, mais une lueur rougeâtre semblait s’immiscer très discrètement à l’horizon. Et couronnant cette brève lumière, des engins volants du réseau s’avançaient dans la pénombre. Les renforts n’aillaient maintenant plus tarder et le nettoyage du complexe de la conscience ne serait que la véritable prémisse au réveil de la conscience de Catachan. Tandis qu’il scrutait l’horizon, l’un de ses sens l’alertât d’un souffle dans son dos. Pas une simple brise, mais un souffle s’affaiblissant à mesure qu’il parcourait les lieux, balayant un peu de poussière et quelques feuilles mal accrochées. Le Prince se tourna, bien évidemment, curieux de cette nouvelle péripétie qui pourrait s’offrir devant ses yeux. Mais il ne trouvât rien, enfin dans l’immédiat. Il balaya du regard le fond de l’obscurité… et ses yeux se portèrent bien évidemment sur un quelconque artifice. Un nuage fuchsia, à plusieurs poignées de kilomètres de là, s’élevait du sol et continuait sa course, lentement et lentement, vers le ciel de Catachan. Et pendant, au même moment, à l’instant précis où il s’étonnât de ce phénomène, il ne put s’empêcher d’émettre l’hypothèse que toutes les trouvailles de ce jour ne faisaient plus parties plus de la simple coïncidence… Et au travers de la jungle, il vit au loin s’élever cette chose… |
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