« Contact hostile confirmé ! »
Le protecteur du Khan se retint tout juste de donner l’ordre d’assaut. Ce qui aurait été très bien vu il y a quelques décennies était désormais vivement déconseillé. Et puis désormais il fallait compter avec ce qui arriverait approximativement...
Maintenant.
« « Contact hostile confirmé ». N’est-ce pas là une réaction exagérée. »
Excellent timing. pensa sereinement le protecteur du Khan. Il mis en attente son subordonné pour prendre l’appel que les Sylves avaient lancé. En privé.
« Je ne sais pas... » En fait, il n’avait aucune idée du grade, si tenté que cela existe de manière fixe chez les sylves, il opta donc pour le plus courant. « Garde. Mais je serais tenté de croire l’Orion sur le terrain. De plus, ces tourelles m’ont effectivement l’air d’être assez agressives.
- Nous ne sommes pourtant pas attaqué et manifestement il nous est interdit d’aller plus loin.
- Ce ne sont que deux tourelles automatiques. Pour autant que nous le savons, ce sont peut-être les seules choses encore en état dans tout le complexe. De plus il y a visiblement eut des combats ici et j’aimerais bien savoir ce qui s’est passé et à quoi sert cet endroit.
- C’est vrai. Pourtant, nous ne pouvons nous montrer agressif.
- Nous sommes peut-être le seul espoir de ceux qui sont derrière ces tourelles peut-être. De plus, cet astéroïde est trop proche du territoire de l’alliance pour le laisser là sans rien faire. Si nous partons, je donnerais l’ordre de détruire cette chose. C’est potentiellement trop dangereux. » Pensant qu’il avait peut-être été trop loin, il ajouta un argument pour adoucir son précédent qui devait donner l’impression de vouloir tirer d’abords et de poser les questions ensuite (ce qui n’était pas forcément faux). « Au pire, si nous détruisons ces tourelles, nous pourrons toujours nous excuser une fois que nous aurons fait contact avec leurs propriétaires, voir les dédommager.
- Présenté comme cela. Continuons, mais je ne veux pas que nous prenions le moindre risque.
- ce n’en était pas mon intention. »
Sur cette dernière parole, il coupa la conversation et donna ses ordres, notamment celui de faire débarquer plus de troupes. Les sylves suivirent également cet ordre sans poser de question malgré qu’ils n’aient pas de vaisseau dédié au transport de troupe comme le Z’takk. De plus, outre l’infanterie, d’autres choses avaient déjà débarqué, nettement plus dangereuses.
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Pendant la discussion la griffe du clan n’avait pas perdu son temps et, en bonne Orion curieuse qu’elle était, avait testé quelques théories. En premier, elle lança une pierre (dont le couloir abondait) au jugé en direction des tourelles. Comme c’était à prévoir, la pierre fut instantanément vaporisée, mais les tourelles continuèrent à tirer jusqu’à ce que tous les morceaux soient tombés à terre.
Puis il lui vint l’ordre de mettre hors d’état ces tourelles, sachant que de toute manière s’amenait quelque chose qui en prendrait soin. Décidée à tenter le coup (vu que de toute manière cela ne lui coûtait rien), elle retenta l’expérience. Mais cette fois-ci, elle lança la pierre avec une trajectoire balistique tandis qu’un autre Orion lançait une grenade à fragmentation avec une trajectoire bien plus directe.
Mais ce qui devait arriver n’arriva pas, ou plutôt, arriva trop tôt. La grenade détona lorsque les tourelles la prirent malgré tout pour cible, indiquant qu’il y avait quand même un ordinateur central qui assignait les tâches. Il faudrait donc attendre le Félin, si c’était bien ce qui venait.
Effectivement, ce fut bien un Char Félin qui arriva. Ce dernier s’avanca donc dans le couloir, et bien qu’il fut prit pour cible par toute les tourelles, les mis toutes les trois - non deux puisque la grenade avait quand même fait des dégâts - hors d’état. N’ayant pas lui-même subit de dégât, le Félin continua d’avancer, entraînant à sa suite l’infanterie.
L’exploration continua pendant un certain temps, et après plusieurs tours et détours les explorateurs de l’alliance stellaire arrivèrent donc à une grande salle. Qui était loin d’être vide.
Les occupants étaient des créatures déjà rencontrées par les Orions, mais avec lesquelles ils n’avaient jamais prit... contact. Il y avait également un véhicule manifestement blindé ainsi que plusieurs autres tourelles, mais désactivées. Enfin, une barricade érigée avec des matériaux de fortune complétait le tableau.
Les explorateurs s’arrêtèrent immédiatement, mais ceux déjà présent les avaient déjà repérés et courraient se mettre à couvert. L’alliance envoya alors un message de paix dans la langue des fichiers informatique qu’ils avaient récupéré. Puis, pour faire bonne mesure - au cas ou ce ne soient pas les propriétaire originaux de l’astéroïde - ils lancèrent le même message en plusieurs autres langues.
Finalement, l’une d’entre elle fut manifestement comprise, car il y eut un échange de signe tandis qu’un des inconnus courrait vers le fond de la salle - d’où partait un couloir - et que son interlocuteurs faisait signe au l’alliance de s’approcher tout en enjambant lui-même la barricade.
Les sylves avancèrent donc, entraînant derrière elle des Orions légèrement mécontents, en fait, la moitié resta même en arrière tandis que c’était donc vingt sylves, dix orions et un char antigravité comptant de nombreuses armes qui approchaient des défenseurs.
Leur « interlocuteur » présenta son bras tendu, paume ouverte, tandis que ses compatriotes pointaient leurs armes vers les explorateurs de l’alliance. Leur interlocuteur tenait d’ailleurs lui aussi une arme qu’il tenait baissé, même si il était évident qu’il la serrait fort. Néanmoins, cela ne fit rien pour apaiser les Orions qui pointèrent immédiatement leurs propres armes - un peu moins imposante que celles d’en face - vers leurs « aggresseurs ». Le char lui-même visa le véhicule avec son canon principal tandis que ses armes secondaires visaient les tourelles et les créatures. Quand aux sylves, elles n’avaient pas d’arme qui soit apparente.
Néanmoins, l’alliance s’était arrêtée - plus par prudence que sur l’injonction de leur interlocuteur en vérité - et c’était tout ce que voulait ceux d’en face. Du moins pour le moment. Leur interlocuteur montra un seul doigt, puis réitéra son geste d’approcher. Sans laisser au Orions le temps de réagir une sylve avança, provoquant un mécontentement un peu supérieur à avant, mais bon, les sylves étaient des alliées... Ca se règlerait en haut lieu.
Une fois qu’elle fut près de lui, leur interlocuteur pu observer une créature noire aux reflets cutanés - à moins qu’il ne s’agisse d’un équipement étrange - changeant dont le corps ressemblait à celui d’un Orion, mais dont les mains se rapprochaient beaucoup de ses propres mains. Néanmoins, quoiqu’il pensa de tout cela, il n’en fit rien paraître et posa une question ô combien simple dans la langue utilisée pour communiquer avec le réseau quelques temps auparavant.
« Qui êtes-vous et que faites-vous ici ? »
Sur ces mots, il expulsa de la fumée par sa bouche - car il avait un cigare - en l’envoyant en l’air. Il portait également des lunettes noires qui empêchaient de voir ses yeux. Néanmoins, la sylve n’eut pas l’air de remarquer tous ces détails peut-être insignifiants puisqu’elle répondit aussitôt.
« Nous représentons l'alliance stellaire, et nous venons explorer cet astéroïde que nous avons trouvé au hasard de nos explorations.
- Vous n'avez rien à faire ici.
- Pourrions nous savoir à qui nous nous adressons.
- Non. Faites demi-tour et repartez.
- Pourquoi donc. »
Manifestement, cette dernière réplique ne plut pas à l’interlocuteurs, car il pointa son arme vers la Sylve, le canon lui touchant d’ailleurs le torse. Puis, il souffla à nouveau de la fumée, mais cette fois, en direction de la Sylve. A ces gestes, les Orions furent encore plus sur les crocs. D’ailleurs, s’il n’y avait eut que des Orions, cette personne - et tout ses camarades - seraient déjà mort au moins trois fois. Cependant, leur interlocuteur reprit la parole.
« Ne discutez pas et repartez. »
Mort au moins quatre fois. Mais il y avait les sylves, et ça changeait tout. Celle qui « parlementait » - et dont le visage était maintenant beaucoup plus aplatit, même s’il gardait des traits Orions - ne se laissa pas d’ailleurs démonter par cette menace à peine voilée.
« Pourquoi tant d'empressement.
- Je t'avais prévenu face de chat ! »
Et il tira. L’arme cracha une longue rafale de projectiles vers la sylve, à bout portant. Son épiderme aurait pu résister s’il n’y avait eut que quelques tirs. Elle n’aurait même pas bougée s’il y en avait eut un peu plus. Mais il y en avait trop, et la Sylve s’effondra au sol, traversée par le déluge de balle.
Puis la situation explosa.