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Elcor

Nombre de messages: 414 Date d'inscription: 22/10/2006
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 | Sujet: L'Enquête Mer 27 Fév - 22:21 | |
| L’ange se dirigeait vers le palais d’Arcadie à un rythme soutenu. Mais même à cette vitesse, il lui faudrait encore deux heures pour atteindre sa destination. Il aurait pu certes pu employer un navire aérien ou un cornevol pour l’y transporter plus vite, mais il préférait marcher en sentant les Vents, afin de l’aider dans sa réflexion. Ordinairement, ils le rassuraient, mais pour la première fois depuis qu’il était entré dans la cathédrale des vents pour devenir oracle, ils ne faisaient qu’augmenter son inquiétude... Il secoua la tête, tendant de chasser sa nervosité, nervosité qui le trompait sans doute sur le sens des Vents. Résigné à ne pas y réfléchir plus sous peine de déprimer, il reporta son regard sur le continent volant. Arcadia était le plus grand des continents volant ainsi que le plus important, pourtant il était resté essentiellement agraire et avait des champs qui s’étendaient à perte de vue, avec seulement quelques personnes - la plupart des anges, mais d’autres non – pour s’en occuper. C’était la magie qui maintenait le royaume à flot. Sans elle, sa population n’aurait jamais pu survivre après le Purgatoire. Néanmoins, leur connaissance de la magie était toujours limitée – au mieux – au regard des anciens temps. La plupart des merveilles encore de ce monde ne tenaient que parce qu’elles avaient été prévues pour s’entretenir elle-même et même les meilleurs mage du royaume étaient incapables de les reproduire. L’exemple le plus flagrant était bien sûr les îles volantes elles-mêmes. Produit d’une magie indicible, elles étaient assurées de flotter au milieu des nuages pour l’éternité, tant qu’une guerre ne les détruirait pas évidemment... Tandis qu’il approchait du palais, il vit la Nef du Ciel, le dernier exemplaire encore en activité de Vaisseau Magique. Le gigantesque navire – en fait un petit lagon que les anges avaient réussit à aménager et contrôler – gardai le palais d’Arcadie lorsqu’il ne faisait pas de voyages pour entraîner son équipage. Le palais n’était maintenant plus très loin, le Vaisseau, le vaisseau ne s’en éloignant jamais beaucoup. Garder le bâtiment n’était normalement pas nécessaire, mais comme la Nef du ciel n’était demandé ailleurs, autant qu’elle soit ici. Une fois qu’il eut finit d’observer le vaisseau magique – il ne comptait plus les fois où il l’avait observé, mais il ne s’en lassait jamais – il remarqua les nuages noir à l’horizon. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter, mais ceux-ci étaient clairement porteurs de mauvais temps – et ils se déplaçaient vite. L’ange pressa légèrement le pas, bien qu’il ne craignait pas la pluie, il ne l’appréciait pas spécialement non plus. Et il n’avait pas beaucoup de temps. --- Il avait vu juste. En dix minutes à peine, l’orage était sur le continent volant, et c’était une averse qui s’abattait sur les terres. Les promeneurs – surtout les non-anges - étaient rentré chez eux, le temps limitant sérieusement la visibilité et les vents forts pouvant pousser les plus jeunes dans le vide. Théoriquement, des précautions étaient prises pour éviter tout accidents, mais par un temps comme celui-ci, les secours pouvaient mettre un moment avant d’arriver et l’on pouvait dériver assez loin, inutile donc de tenter la malchance. Quand à ceux travaillant dans les champs, ils continuaient, remarquant à peine la pluie qui de toute manière ne les touchait pas. Seuls leurs pieds étaient mouillés par l’eau déjà tombée au sol. Finalement, le palais royal fut en vue, encore quelques minutes de marche, et il serait, enfin, à destination. Ne penser à rien lui avait fait du bien, mais alors qu’il approchait de la fin de son voyage, son inquiétude reprit le dessus, sans compter que le palais était toujours un peu... il n’arrivait pas à trouver de mot pour ça, ni même à trouver l’origine de son malaise, mais il était présent. Une fois passé le portail principal, il se dirigea droit vers l’entrée dérobée, laissant la grande portes aux visiteurs sans importance. Il se dirigea vers l’un des côté du massif bâtiment, saluant poliment de la tête ceux qui travaillaient et s’arrêtaient pour le regarder passer, parfois en le fixant sans honte pendant plusieurs secondes. Il ne s’en offensait pas, après tout ici, personne n’était un simple ouvrier... Le garde le reconnu et le laissa entrer sans poser plus de difficulté : ce n’était pas la première fois qu’il venait, et il était cette fois expressément attendu. Il se dirigea tout seul vers la « salle d’attente » où son interlocutrice viendrait le chercher lorsqu’elle voudrait lui parler. En général c’était assez rapide et de toute manière, il n’avait rien d’autre à faire. Ils s’installa confortablement sur l’un des fauteuils, et attendit. Non, il n’avait aucun problème à attendre... et ce sentiment de malaise – plus insistant maintenant qu’il était à l’intérieur même du palais - ne l’empêcherait pas de se détendre en attendant l’entrevue. Une petite demi-heure passa avant qu’il n’entende une porte se déverrouiller. Le bruit avait été léger, et s’il n’y avait pas eut le plus parfait silence, il l’aurait manqué, mais la salle parfaitement insonorisée était aussi silencieuse... qu’une tombe, bien qu’en fait, les anges n’aient pas de tombe à proprement parler. Il se leva et passa la porte qui se referma immédiatement sur lui, toujours aussi silencieusement. Il se trouvait dans les appartements de Celes Frenyl, la fille du roi d’Arcadie. La chambre était de dimensions très raisonnables, intimistes. Outre les meubles classiques, on pouvait voir accroché au mur un arc d’excellente facture avec des cristaux d‘archélite incrusté dans le métal, de la serenite argentée. Trouver un arc chez des anges était très inhabituel, ces derniers ayant généralement en horreur ces choses – un trait sans doute acquis après une longue cohabitation avec les cornevols qui en avaient extrêmement peur. Néanmoins, la propriétaire des lieux était une exception, puisqu’elle avait même crée une école d’archerie, évidemment magique. C’était une Ange après tout. Celes quand à elle était tranquillement assise sur son lit, contre l’un des murs de la pièce. Elle attendait patiemment qu’il ait finit d’observer la pièce, incluant la propriétaire des lieux. Cette dernière portant des vêtement pour le moins... légers, mais également, et surtout, pratiques. Elle avait, du moins de visible, une jupe assez courte, laissant une grande liberté de mouvement, ainsi qu’un haut à manche minimaliste qui ne couvrait qu’une partie du corps, laissant le ventre à découvert. Elle n’avait pas de décolleté, mais le tissu doré laissait peu de place à l’imagination concernant le corps de la personne qui portait les vêtements. C’était une conséquence – enfin presque – de la science magique des anges, l’archélogie comme l’appelaient les mages anges, qui devaient donc être des archélogues. En effet, les vêtements étaient la plupart du temps traité pour tout les temps, réchauffant leur porteur en cas de froid trop intense ou au contraire rafraîchissant le corps en cas de trop grande chaleur. Ceci, allié aux évolutions scientifiques et au fait que les anges n’avaient aucun problème éthique particulier à montrer certaines parties du corps, du moins en privé, avait aboutit à ce qu’elles ne portent que peu de vêtement – toujours en privé. En encore, car si on en croyait certaines rumeurs venant d’endroits peu recommandables, cette tendance avait l’air d’être plus « marquée »en ces lieux. Celes attendit patiemment que son invité ait finit d’observer les lieux. Après tout, il était inutile de passer trop vite dans le vif du sujet, surtout s’il avait la tête ailleurs et ne cessait de regarder la pièce, ou elle. Une fois qu’elle eut déterminé qu’il pouvait enfin l’écouter, elle commença à parler. « Assieds-toi. Merci d’être venu. J’ai une mission à te confier, une mission... délicate. Comme mon père m’a laissé la discrétion de choisir qui je devais envoyer... - Tu m’as choisit car c’était moi que tu connaissais le mieux ? » Celes ne pu s’empêcher d’avoir un léger sourire, bien que son ton soit parfaitement resté neutre, et qu’il soit sans doute lui-même parfaitement neutre. « Oui et non. Les deux que je connais le mieux sont en ce moment en voyage... quelque part, j’avoue ne pas savoir exactement où. Néanmoins, je les ai contacté et ils m’ont dit qu’ils devaient rentrer bientôt, et qu’ils viendraient t’aider dès que possible. Bref, pour le moment, tu es seul avec Lyndis, qui a déjà accepté de venir avec toi. - Tout ça avant que je n’accepte ou même que je sois mis au courant... Tu ne perds pas de temps. - Je savais que tu accepterais. » Désirant ne pas plus pousser Celes sur ce terrain – au risque de l’énerver – il changea de sujet de conversation. « Bref, quelle est ma mission ? - Nous avons reçu des rapports sur une bande de brigand plus violents que la normale. - En quoi ça nous concerne ? Ils n’agissent pas ici, non ? - Non, mais on les a vu attaquer toutes sortes de cibles... depuis les airs. - D’accords, ils ont des anges avec eux, ou d’autres trucs qui peuvent voler. - Ils ont des Drakes, Arel. » Le silence qui suivit la phrase fut de glace, tandis que les implications défilaient dans la tête de l’Oracle des Vents. « Tu en es sûr ? Ce ne sont pas des illusions ou... - Les rapports le confirment. Si tu veux t’en assurer, il y a un navire ange qui est en train d’être réparé juste derrière le palais. Ils s’en sont sortit de justesse selon leur capitaine. » L’Oracle prit cinq secondes pour calmer son esprit. Néanmoins, il savait que c’était inutile, il avait déjà prit sa décision, ou on l’avait prit pour lui, ce qui n’était pas forcément si différent... « Je vois. Je comprends pourquoi tu me veux sur cette mission. Très bien, je m’en occupe. Je pars quand ? - Dès que tu peux. Prends ce cristal, il contient toutes les données dont tu as besoin et il te permettra de me contacter si tu découvres quelque chose. - Comprit. Je pars immédiatement. » Sans plus attendre, il repartit par où il était venu, se préparant mentalement pour sa mission tandis qu’il consultait le cristal dont il était le seul à pouvoir lire le contenu... |
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 | Sujet: Re: L'Enquête Ven 29 Fév - 17:52 | |
| Lyndis – surnommée Lyn la plupart du temps - l’attendait tranquillement adossée à un des poteaux de la sortie du palais. Le premier détail, le plus frappant, était qu’elle était sans doute la seule non-ange à être acceptée jusqu’ici sans qu’on lui pose de question – du moins pas directement. Elle avait été adopté par Arlia Edan, du lagon de Caelyn, alors que cette dernière effectuait un voyage dans sur un continent terrestres. Ayant assisté à la mort – brutale – des parents de Lyn aux mains de bandits, elle l’avait ramené en Arcadie et personne n’avait questionné son choix. Bien qu’elle vivait en Arcadie depuis plus de dix-huit ans, Lyndis restait un mystère complet. Partageant de fortes ressemblances avec des Stygiens, elle était plus grande que la moyenne – plus d’un mètre quatre-vingt – et avait des cheveux vert sombre, tout comme ces yeux – et le kimono qu’elle portait actuellement. De plus, malgré qu’elle ait été emmenée à cinq ans en Arcadie, elle n’avait jamais manifesté d’intérêt particulier – à part le strict minimum – à la magie. En revanche, elle avait su d’instinct manier le katana et l’arc de ses parents qu’elle portait maintenant tout le temps avec elle avec une version plus courte de son katana qu’elle avait fabriquée elle-même il y a peu. Arel lui fit un signe de la tête pour la saluer avant de se diriger vers le port aérien à l’arrière du palais, bientôt suivit de Lyn. « Je me disais bien que je te trouverais là. Tu savais de quoi il en retournait quand tu as accepté ? - Evidemment. Vous pouvez me considérer comme une tête brûlée, mais je tiens quand même à savoir ce à quoi je vais m’attaquer. En revanche, je ne sais pas du tout ce qu’il y a sur le cristal qu’elle t’a donné. - Principalement des rapports de témoins sur les attaques, ainsi que les conclusions des enquêteurs quand il y en a eut. Egalement une adresse sur un Oracle des Vents qui vivrait dans le coin... Intéressant... - Quoi donc ? - C’est l’ancien Oracle de la famille royale. » Bien qu’elle continuait à marcher, son visage afficha une nette expression d’incrédulité lorsqu’elle entendit la nouvelle. « L’ancien ? Je croyais qu’une fois posé, un Oracle ne partait jamais. Sédentaires ou nomade, mais en tout cas définitivement. Ca fait combien de temps qu’il est partit ? - Plus de cinquante ans. Et oui, c’est n’est pas très habituel ce genre de changement, mais pas impossible. Le plus étonnant est qu’il ait gardé le contact avec la famille royale. - Pas faux. Enfin, les Oracles sont plutôt ton domaine, non ? - C’est plus compliqué que ça. L’Oracle des Vents en tant qu’école est justement ça : une école. Les décisions collectives sont très rares. Tes idées sont aussi bonnes que les miennes quand à ses motivations. - On pourra toujours lui demander quand on le verra. » La conversation se coupa brutalement après cette phrase, et Arel resta silencieux à étudier les données pendant les quelques minutes du trajet jusqu’au port. Lyn, quant à elle, se contenta d’observer la vue... Le port du palais n’avait de place que pour un seul navire, et cette dernière était occupée par un navire de transport angélique. La coque des navires volant d’Arcadie ressemblait traits pour traits à celle des navires maritimes – afin de pouvoir naviguer sur l’eau – à une différence près : Deux planches étaient désolidarisées du reste pour pouvoir faire atterrir le navire au sol en cas de besoin. C’était cependant une mesure d’urgence, car tout les ports conçu pour abriter de telles constructions disposaient – normalement – de docks aménagés, en clair des échafaudages suffisamment solides pour supporter le poids du navire et prévu pour faciliter le déchargement des marchandises et des passagers. Néanmoins, les docks aériens d’Arcadie ressemblaient plus à des ports maritimes pour des raisons évidentes. Ils purent passer sans encombre les portes du port et s’arrêtèrent en constatant l’étendue des dégâts. Le navire volant portait d’impressionnantes blessures. Certaines parties du navire étaient complètements noircies, tandis que d’autres étaient au contraire recouvertes de givre contre lequel même le feu des mages semblait impuissants si on en jugeait par les impressionnants jets que certains lançaient... en vain. Ce n’était pas tout. La coque avait des trous et pas des trous fait avec un projectile, mais des trous forés, nets. Enfin de la fumée – pas celle d’un feu – s’échappait en plusieurs endroits, sans que personne ne semble vouloir s’en approcher. La seule chose à peu près en état était la plaque nominative du navire, l’ Archange, ce qui répondait à des questions... et en apportait d’autres. L’ Archange était l’un des rares vaisseaux de transport militaire, et c’était le plus récent d’entre eux – à peine un siècle et demi. De fait, il disposait d’un certain nombre de sortilèges militaire, justement prévu pour que le vaisseau survive à un combat. Mais cela était loin de rassurer Arel, puisque ça ne faisait qu’insister sur la puissance de ces attaques. En voyant le regard de Lyn, il lui expliqua brièvement, puis interpella un des travailleurs pour lui demander s’il pouvait rencontrer le capitaine du navire et le chef de port. Quelques minutes plus tard, l’employé vint le chercher pour l’emmener au phare. Le phare du port n’était que l’un des phares d’un réseau qui s’étendait sur toute l’ancienne Arcadie. Ce réseau servait pour que les navires aériens des anges puissent s’orienter par tout temps. En effet, la lumière émise par les phares pouvait être de n’importe quelle couleur (bien que chaque phare n’émette qu’une seule couleur) et surtout, elle traversait les nuages et le brouillard, ce qui permettait de la recevoir de n’importe où. Ainsi, les navires volant savaient, grâce à l’agencement des lumières, à quelle position relative d’Arcadia ils se trouvaient, ce qui leur évitait de dériver. Néanmoins, après la destruction de plusieurs lagon volant lors du Purgatoire, le réseau avait perdu en efficacité et il couvrait aujourd’hui une zone bien moins grande qu’auparavant... Le bureau était juste en dessous du cristal émetteur qui luisait d’une lumière rouge clair. Les gardes firent rentrer les visiteurs puis repartirent aider à détruire ce givre décidément bien résistant. A l’intérieur, il y avait comme prévu que deux autres anges, facile à distinguer même si on ne les avait jamais vu. L’un d’entre eux souffrait de sérieuses brûlures tandis que l’autre était complètement indemne. Ce dernier se leva pour accueillir ses visiteurs, mais lorsque le blessé – le capitaine du navire – tenta de faire de même, une grimace de douleur apparut sur son visage et il renonça. « Désolé, mais j’était en train d’être soigné quand vous m’avez fait appelé. - Vous auriez pu demander à ce qu’on vienne vous voir, plutôt que de vous déplacer. - Vous êtes ici au sujet de l’attaque, non ? Vous voulez savoir ce qui s’est passé ? - Oui. - Alors mieux vaut le faire ici si vous voulez ne pas ébruiter l’affaire. » Le raisonnement est logique, pensa Arel. Néanmoins, quand il vit que le silence s’éternisait, il reprit la parole. « Pourriez vous me dire ce que vous avez vu ? - Je n’ai pas vu grand-chose, je m’occupais des armes tribord. Aucun de ceux sur le pont n’a survécu. - Aucun... Désolé. Néanmoins, j’ai besoin de votre témoignage. - Je comprends. Nous étions en train d’aller vers un des villes anges indépendantes. Nous devions leur livrer de l’archélite déjà ensorcelée. Le genre de livraison banale, lumières, lévitateurs... Néanmoins, comme nous devions passer par la zone des attaques, nous avons récupéré un transport armé. Je ne sais pas pourquoi, c’est le capitaine qui s’en est occupé. Même le second est resté incrédule quand il l’a découvert. - Je vois. Que pouvez-vous dire de l’attaque ? - A priori, nous avons été attaqué par quatre drakes, du moins au début. Il y avait beaucoup de nuages et, je ne sais pas comment, ils sont apparu juste en dessous de nous, exactement à notre angle mort. Ensuite, notre coque a encaissé des impacts de foudre, et deux boules de feu ont creusé notre coque. A ce moment, nous avons reçu l’ordre de combat, et nous avons activé les protections magiques. Leurs coups suivants ne nous on rien fait, et nous avons riposté avec notre propre artillerie. - Vous leur avez infligé des pertes ? - Non, aucune. Nous ne sommes pas des professionnels, c’est à peine si nous savions comment manier ces trucs. En tout cas, nos défenses les ont énervé, et il y en quatre autres qui sont venu. Seulement, je ne les avais jamais vu. Ils nous ont lancé de la glace et du gaz ! - Ils étaient donc huit au total ? - Oui, et tous s’en sont tirés. En tout cas, lorsque la glace nous a touché, toutes nos défenses ont lâchées. Même la propulsion a faiblit et nous avons commencé à descendre. Nous avons du reconfigurer à la hâte les cristaux que nous transportions pour fournir un peu plus de puissance. En pendant ce temps, nous avons encore subit des attaques. On ripostait, mais cane leur faisait rien. Et puis il y a eut ce gaz... il a tué tout ceux qu’il touchait. Il allait lentement, mais... » Il arrêta de parler. Non pas qu’il n’avait plus rien à dire. Une question restait sans réponse. Comment. « Comment vous en êtes vous sortit si vous ne leur avez pas infligé de pertes ? - Honnêtement ? Je ne sais pas. A un moment, ils sont partit dans les nuages en nous laissant tranquille. Ils pensaient que nous allions sans doute nous écraser. Nous perdions sans arrêt de l’altitude et la plupart de l’équipage était mort. - C’est donc votre marchandise qui vous a sauvé... vous êtes sur que ce n’étaient pas des illusion, ou des wyrms avec des mages dessus ? - Ce n’étaient pas des illusions non. Quand aux mages... Non, je ne pense pas. Nous avions un bon mage parmi nous – celui qui a reconfiguré les cristaux – mais il n’a pas sentis de magie. Vous pourrez aller lui demander si vous voulez, je crois qu’il est encore vivant. - Non, il est mort à la suite de ses blessures. » C’était le chef de port qui venait de s’exprimer pour la première fois. « Il avait été sérieusement touché. Je ne sais pas comment il a pu reconfigurer tout ces cristaux vu son état. » Pensant qu’il était inutile de continuer la discussion, Arel le laissa retourner se faire soigner, puis il demanda au chef de port l’autorisation d’examiner les dégâts lui-même. Il eut mieux, en effet, le chef de port décida d’être son guide, ça lui permettrait en même temps de prendre la mesure de l’avancée des travaux. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: L'Enquête Sam 8 Mar - 22:41 | |
| « C’est la première fois que je vois cela. Ce givre reste insensible à nos sorts les plus puissants. - Vous avez essayé de l’enlever à la main ? - Bien sûr, mais dès que nous la touchons, on est comme... vidés. Et après ça, on ne ressent plus la magie pendant un bout de temps. - Vous voulez dire que cette glace absorberait la magie ? - Ca expliquerait aussi pourquoi nous n’avons rien pu lui faire avec. - Ca expliquerait aussi l’inefficacité des boucliers magiques. - Par contre, pourquoi les cristaux ont résisté ? - Peut-être parce que c’étaient justement des cristaux, ce n’est pas de la magie « nue ». - Certes, mais dans ce cas, pourquoi ça absorberait la notre ? - La coque aurait servit d’amortisseur ? - Possible... » Lyndis cessa d’écouter la conversation à ce moment là. La discussion était utile, elle ne le niait pas, néanmoins, Arel s’y connaissait bien mieux qu’elle dans ce domaine et il pourrait toujours lui faire un résumé plus tard. Et surtout, un résumé compréhensible. De son côté, elle devait admettre que cette glace qui refusait de fondre, même en plein soleil, l’intriguait. Elle sortit sans bruit son katana et toucha la glace de la pointe. Ne ressentant rien de problématique, elle décida d’y poser la main – gantée. Néanmoins, alors qu’elle la retirait, elle vit qu’elle avait laissé une empreinte très visible sur le givre. Finalement, elle prit une décision. D’un geste rapide et ample, elle trancha littéralement le givre avec son katana. Au début, à part la marque de l’arme, il n’y eut rien. Ce ne fut qu’au bout de quelques secondes que d’autres fissures apparurent, pour qu’au final le givre vole en éclat. Les morceaux tombèrent au sol, manquant de peu d’écraser d’autres travailleurs. Evidement, le boucan ne manqua pas d’attirer les regards des anges. « Lyn ? Qu’est-ce que tu as fait ? - J’ai utilisé mon arme. - Tout simplement ? - Tout simplement. La magie ne résout pas tout. Surtout quand vous vous attaquez à quelque chose qui absorbe la magie. » Etrangement, sa déclaration fut suivit d’un silence… pesant. Il fut brisé par Arel. « Je crois que nous savons comment détruire cette glace maintenant. Messieurs, à vos épées… » Puis, se tournant vers le chef de port « Vous avez d’autres choses à nous montrer ? - Heu, oui, suivez-moi. » Le second lieu de visite fut la salle des machines. Ici, les dégâts étaient encore plus apparents : de la fumée jaune s’échappait par la porte de la salle et, bien qu’elle soit immédiatement redirigée vers l’extérieur grâce à des cristaux de vents, elle en interdisait l’entrée. « Nous ne savons pas quoi faire. Soit ils ont quelque chose qui gêne la magie à l’intérieur de cette salle, soit les gaz sont trop denses pour que la ventilation serve à quelque chose. Nous avons fait des trous dans la coque pour essayer d’accélérer la fuite des gaz, mais pour le moment ca n’a rien donné. - Aucun changement depuis les avaries ? - Aucun radical. Néanmoins, il semble que le volume des fumées diminue avec le temps. Peut-être que d’ici la fin de la journée nous aurons du nouveau. - Je vois. Autre chose ? - Non, rien. Les brûlures sont dues à des éclairs, et à part le fait que leurs boules de feu creusent sans bruler – sans doute grâce aux protections de la coque – toutes les avaries sont…. Ordinaires. - Et les cristaux ? - Des gaz similaires à ceux-ci bloquent l’accès. Impossible de s’y rendre. » Arel acquiesça d’un air absent alors qu’il continuait de prendre des notes sur son cristal personnel. Après un dernier tour pour voir les avaries plus classiques, le chef de port les reconduisit à terre. Les membres d’équipages étant soit morts, soient inconscients, le travail de Lyn et Are était terminée. Ils se contentèrent de demander au chef de port d’examiner dès que ce serait sûr les cristaux qui avaient sauvé le navire, puis se dirigèrent vers la sortie du port. « Je vais demander à Celes d’envoyer Cyrus examiner les cristaux du vaisseau dès qu’il sera de retour, et qu’il aura accepté de participer. - Et nous, que faisons nous pendant ce temps ? - He bien… voyions voir. Nous avons examiné la seule chose connue qui a survécu aux attaques, et c’est tout ce qui nous retenait ici. Je crois que nous allons devoir nous fier à notre unique source encore disponible. - L’ancien Oracle ? Qu’est ce qu’il pourrait savoir ? - Je n’en sais rien, mais autant le découvrir. Allons à Orb pour trouver un transport vers la surface. » --- Le port d’Orb était le port civil et militaire le plus important de tout le royaume d’Arcadie et son existence était mentionnée dans les plus anciens écrits encore en état… écrit eux-mêmes très anciens. L’activité n’était pas énorme, car les navires aériens étaient plus rares que les navires normaux, mais c’était sans doute la plus grande activité de tous les ports aériens connus. Et si le commerce n’était pas très développé, le royaume vivant majoritairement en autarcie, les voyageurs étaient assez nombreux, aussi bien pour la simple visite du continent que pour l’étude. Néanmoins, comme la plupart des institutions Arcadiennes, le port n’était plus que l’ombre de ce qu’il était. Aujourd’hui, c’était peut-être moins du quart du port qui était utilisé, si l’on prenait en compte toutes les activités. Bien qu’étant douloureux pour la plupart des anges, il fallait reconnaitre que c’était également très… pratique. En effet, ces endroits à l’abandon (et donc interdits) étaient toujours en parfait état et les autorités les utilisaient avec joie lorsqu’elles désiraient cacher ses secrets. Le fait n’était pas tellement un secret en lui-même, mais peu savaient ce qui se passait là-bas. Celes en faisait sans doute partie, mais même Arel ou Lyndis l’ignoraient complètement – non pas qu’ils aient cherché à savoir. Le navire qui devait les transporter était le « Cornevol », un vaisseau de transport assez récent qui faisait la liaison entre Arcadia et les villes côtières les plus proches. En tout, avec des conditions optimums comme c’était le cas aujourd’hui, le voyage ne prendrait pas plus de quelques heures. Néanmoins, étant donné l’heure déjà bien avancée, cela signifiait qu’Arel et Lyndis devraient dormir à Carcino, la ville d’arrivée. Ce n’était pas plus mal, car ils ne s’étaient pas équipés pour le voyage et ils auraient l’occasion de récupérer du matériel dans l’un des Havres d’Arcadie. Les Havres d’Arcadie désignaient toutes les propriétés du royaume à l’extérieur des frontières de celui-ci. Ces bâtiments pouvaient servir, selon les cas, d’ambassade, de résidence de passage ou à d’autres fonctions. En l’occurrence, ils pourraient sans doute se servir dans les réserves de la résidence. Une fois au sol, ils se dirigèrent donc vers le Havre d’Arcadie. Celui-ci était situé près de la périphérie de la ville et était en fait une très grande propriété, et non sans raison. En effet, bien que Carcino dispose de sa propre armée, c’étaient pour la plupart des mercenaires et le royaume avait accepté de fournir une force angélique en support afin d’aider à la défense de la ville. Ils y entrèrent sans aucune difficulté. Après tout, c’étaient des visiteurs qu’ils ne pouvaient se permettre de refuser. Ils se levèrent le lendemain à l’aube et on leur fournit des rations ainsi que le nécessaire pour le voyage. Ils empruntèrent également des montures, des chevaux car le Havre ne disposait pas de cornevol à prêter, et se dirigèrent vers les montagnes un peu plus au centre du continent, demeure théorique de l’Oracle… |
|  | | Minster Admin

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 | Sujet: Re: L'Enquête Dim 20 Avr - 21:51 | |
| Ils chevauchèrent plusieurs jours, s'arrêtant le moins possible malgré les courbatures et la fatigue qui les gagnaient. A travers collines, plaines et forêts, ils avançaient aussi rapidement qu'ils le pouvaient. Ce ne fut qu'au bout du cinquième jour de voyage qu'ils furent stoppé par un fleuve torrentiel. La route s'arrêtait là car le solide pont qui permettait d'enjamber le cours d'eau avait été détruit et brûlé. Escarmouche locale ? Incendie accidentel ? Ou bien encore un méfait de plus à attribuer aux pirates ? Il n'était guère possible de le dire en l'occurrence. "Il va nous falloir trouver un autre pont ou bien un gué. Allons-nous vers l'aval ou l'amont ?"
"L'amont. Ce fleuve est encore puissant sur bien des lieues. Nous aurons plus de chances de trouver un gué en le remontant."
"Bien."Ils remontèrent le fleuve pendant quelques heures jusqu'à entendre un son étrange. Au début, ils crurent à un souffle de vent, mais cela s'apparentait plus à un son modulé. En se rapprochant, ils crurent discerner comme un enchaînement de sons différents, mais ils finirent par comprendre qu'il s'agissait d'un chant. Les arbres les empêchaient de voir loin devant eux, mais ils savaient qu'ils se rapprochaient. Arel proposa de s'envoler en hauteur pour voir de quoi il s'agissait, mais Lyn lui signifia qu'il valait mieux rester caché tant qu'ils ne savaient pas de quoi il s'agissait. Ils débouchèrent sur un espace un peu plus dégagé au bord du fleuve. Une silhouette isolée de taille moyenne, voire petite, recouverte d'une pèlerine verte usée voire trouée en certains endroits était à l'origine d'un chant puissant, tantôt grave, tantôt aigu. Une légère brise faisait onduler sa cape, mais le plus étonnant, c'était un autre phénomène. Devant le personnage, un immense arbre âgé de plusieurs siècles et au tronc large comme une petite maison semblait se plier petit à petit sur lui-même. En face, sur l'autre rive, un arbre similaire commençait à faire de même. En trois minutes, les deux immenses végétaux, hauts de plusieurs dizaines de mètres, s'étaient lentement ployés jusqu'à ce que leurs branches commencent à se rejoindre. Celles-ci s'étaient donc enserrées les unes aux autres jusqu'à ce que l'ensemble ne puisse plus être facilement distinguable, formant un seul et énorme végétal faisant office de pont. Puis la silhouette encapuchonnée s'avança, grimpa sur la construction vivante et se mit à traverser. "Peut-être devrions-nous en profiter ?"
"Je crois que oui. Restons prudents."La traversée ne prit guère de temps, mais à l'autre bout, la silhouette en vert n'était plus visible. Ils continuèrent leur route le reste de la journée jusqu'à arriver en début de soirée à un village. Ils s'y arrêtèrent et descendirent à l'auberge locale. Après avoir commandé une chambre à deux lits, s'être changés et avoir vérifié que leurs montures étaient bien traitées, ils descendirent à la salle commune pour se restaurer. La nourriture était peu raffinée, mais copieuse et d'assez bonne qualité. Après une journée de voyage, ils mangèrent de bon appétit, mais eurent rapidement la sensation d'une présence anormale dans la salle. Tournant le regard un peu partout, ils finirent par tomber sur une table isolée dans un coin, que les autres clients semblaient éviter. Chacun essayait d'en rester à bonne distance. Assis à cette table, un étrange individu encapuchonné dans une pèlerine verte un peu vécue ... Le visage de l'inconnu n'était pas visible, en raison de la capuche, mais aussi du nuage de fumée qui se dégageait de sa pipe. Une main pâle et extrêmement maigre était resserrée autour d'un gobelet de vin, et même si l'on ne voyait ses yeux, on pouvait sentir son regard scrutateur. Il était aussi étrangement immobile. Au bout d'une heure ou deux plus tard, alors que plusieurs personnes étaient déjà montées dans leurs chambres, l'inconnu quitta lui aussi sa table et monta à son tour. Puis les deux compagnons finirent par faire de même. Dans le couloir, toutes les chambres semblaient plongées dans le noir de la nuit, à l'exception d'une où une lumière filtrait par le rai de la porte. N'y prêtant guère attention, ils finirent par gagner leurs lits et s'endormirent ... |
|  | | Anubis

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 | Sujet: Re: L'Enquête Mer 21 Mai - 20:19 | |
| Pendant la soirée ,un vent violent s’est levée et bat le bâtiment de l’auberge avec violence. L’aubergiste finit de ranger sa salle en espérant enfin pouvoir aller dormir quand quelqu’un frappe a la porte. « c’est fermer ! » L’aubergiste s’apprêta a monter se coucher ne maugréant quand un coups plus violent que les autre fit se craqueler la massive porte de bois. L’aubergiste se retourna et fut prit de tremblement quand un autre coups mis a bas le rempart de bois et qu’une silhouette massive apparut, un manteau noir battant sous le vent. La silhouette entra et se révéla être un massif minotaure vêtu d’un long manteau noire, ce manteau laissant apercevoir l’armure noire de la créature et le manche de la massive hache pendu dans son dos. Une deuxième personne apparu. Une silhouette fine et entièrement enroulé dans un grand manteau a capuchon. L’aubergiste crut apercevoir des mouvement indistincts au niveau des jambes du nouveau venu mais pensa a une hallucination. « moi et mon grand amis désirerions un toit pour la nuit. -et a boire ! -mais…..vous avez détruit ma porte. -vous avez refusé d’ouvrir, cela énerve mon ami Gorog ici présent, il a alors tendance a utiliser la force brute. -mais…mais…… -nous paierons les dégâts…mais uniquement si nous sommes satisfait. Alors ce repas ? -et la bière ! -tout…tout de suite. » L’aubergiste se précipita pour réveiller un cuisinier et apporta deux grandes pintes de bières….que le minotaure but cul sec l’une après l’autre. « t’as pas un truc plus fort, c’est de la bibine. -heu…et bien j’ai de l’eau de vie…. -apporte moi c a et vite ! » Pendant que l’aubergiste courait a sa cave, le minotaure se leva, prit la porte et la reposa contre l’ouverture. Son compagnon prononça alors une incantation….et la porte retrouva sa place et ses liens initiaux. « le vent commençait a me faire froid aux cornes. » L Minotaure ota sa grande cape, faisant apparaître une massive armure noir, ornée de piques. Il s’avéra aussi que les cornes du minotaure, théoriquement lisses et courbes, sont quand a elles torsadées…comme corrompue. Le minotaure lui même semble plutôt……sombre et comme corrompue dans sa chaire par quelque mal invisible. Il posa sa grande hache près de lui et l’arme elle même, tout comme l’armure et le minotaure, exulte le mal et la corruption. Son compagnon rabattis sa capuche et un visage d’elfe apparut. Ses long cheveux sont d’un noir plus noir que la nuit…et ses yeux sont deux puits sans fond de noirceurs. L’aubergiste arriva un peu plus tard, portant un repas pour ses deux invités tardifs et plusieurs cruchon d’eau de vie que le minotaure attaqua. Si le maître des lieux s’avisa de l’étrangeté des deux convives il réussit cette fois a garder son calme. « Bien, maintenant donnez nous une chambre je vous pris. -bien…mais…on paye…d’avance. -bien. » L’elfe sortit une bourse et donna une pièce d’or a l’aubergiste. « cela suffira ? -oui monseigneur. -bien montrez nous le chemin. » L’aubergiste les mena a leur chambre. Une fois tranquillement installé, l’elfe sortit plusieurs fiole d’une encre noire comme la nuit et, aidé du minotaure, il créa deux cercles d’invocation, avant de mêler leurs sangs a l’encre. Puis ils psalmodièrent et deux créatures finirent par émerger des cercles. L’une d’elle est une ombre…portant une étrange bouteille. L’autre une créature massive et agile. « que nous voulez-vous ? -toi (l’elfe montre le premier), verse de cette substance de ta bouteille dans l’ensemble des sources d’eau et d’alcool de cette auberge et de 10 lieux a la ronde. Quand a toi….attaque les clients. -nous voulons quelque chose en échange. -oui bien sur, que désirez vous ? -tes semblables ponctionnent nos semblables, nous feront la même chose. Nous te prendront de ta magie. » L’elfe frissonna, mais acquiesça. La magie pouvait être récupérée. Puis il signa le parchemin qui apparut et fut récupéré par une massive main sortit d’un des cercles. « maintenant allez. Et que les ténèbres s’abattent ! » _________________
De tout temps, au fil des millénaires, les puissances du Côté Obscur se sont déchaînées avec la fureur d'un ouragan, balayant l'un après l'autre des systèmes solaires entiers. Et elles n'ont été repoussées qu'au prix de gigantesques batailles…
Par le passé, ces puissances se sont levées et elles se lèveront à nouveau. Ne sous-estimez pas leur ampleur.
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|  | | Lord of Hell

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 | Sujet: Re: L'Enquête Mer 4 Juin - 22:53 | |
| La mission avait été plus difficile que prévu. Les informations concernant l’objectif n’étaient pas fausses ni partiellement erronées, mais un petit détail avait presque mis la mission en péril. Cependant, celui-ci avait été corrigé juste à temps, avant que le moment soit passé. Après son coup de maître cette nuit, la milice de la ville ne tarderait pas à le chercher partout, voir fouiller la toute la région si l’envie – ce qui ne serait pas exceptionnellement étonnant – les prenaient. Sauf ces petits embêtements de voyage, en somme tout c’était, tout se passait et tout allait se passer très bien. Il ne restait plus qu’à attendre au petit matin pour plier bagage, mais avant de se presser, il fallait trouver l’endroit parfait pout passer la nuit. Non pas qu’il était fatigué, mais errer dans les rues n’était pas synonyme de discrétion. Cette ombre furtive qu’il se trouvait être se dirigea donc vers l’endroit le plus susceptible de l’accueillir : une vieille auberge non loin de l’entrée de la ville. Le maître des espions se trouva rapidement devant la porte. Il prit la poignée, la tourna et… rien. La porte était fermée à clé. Celui-ci aurait pu alors se débarrasser de cette obstacle encombrant à l’aide d’un petit outil et d’une expérience sans faille, mais l’idée était tellement peu enthousiasme et la même possibilité que le patron des lieux le surprenne en rentrant serait on ne peut plus – pour cet aubergiste et l’inconnue bien sûr – désagréable. Il passa à autre chose et regarda autour de lui. Dans un silence sans faille, il soupira. Ce faisant, il leva la tête… TROUVÉ ! « Je suis génial parfois… » Fut-il ses paroles dans la nuit. Alors qu’il avait grimpé sur le toit d’une maison avoisinante, pour se donner une vue d’ensemble, il remarqua au loin des nuages. Dans ces pensées, il regretta de devoir traîner la charrette de marchand emprunté au village dans le temps qui allait sans doute suivre. Cependant, après avoir de nouveau tourné ses yeux vers le ciel, il passa à autre chose. Il vit sa cible parfaite : une fenêtre partiellement fermée, baignée dans le noir et où aucun son – s’il y avait des ronflements, il les avait mis de côté dans son esprit - apparent ne sortait. Tranquillement, il commença à grimper, une fois descendu de son point de repère, à l’auberge. D’un simple saut et sans aucun bruit, il parvint sur la gouttière, au bord du toit. Personne ne l’avait vu, même pas de personnes cachées n’avaient tentées de le prendre sur le fait. Il avança sur le petit tuyau de métal demi-circulaire à pas de tortues. Très lentement, très lentement… très lentement… très… lentement… Son pied frappa le vide ! Se faisant une blague à lui-même – blague d’ailleurs qui eu presque raison de son pauvre cœur très jeune – il continua son chemin. Son menton lui donnait envie de se gratter, mais il retint à la tentation d’enlever son bandeau noir de son collet. À la place, contre toute logique même dans ce monde, il déplaça celui-ci sur ses cheveux, laissant apparaître une petite coiffe grisâtre particulière. Ses cheveux étaient prononcés vers l’avant, le haut et quelque peu vers l’arrière. Leurs inflexibilités rendaient chaque mèche presque indiscernable d’une autre. La fenêtre se manifesta plutôt rapidement une fois qu’il eut compris l’importance ne pas rester perché en haut d’un établissement public trop longtemps. Il ouvra la fenêtre avec délicatesse, ses gants frôlant le bois de celle-ci. Puis, quand l’ouverture se montra assez grande, l’homme de la nuit se glissa discrètement à l’intérieur. La pièce était sombre, mais les yeux de l’inconnu était habitué à cette noirceur. Il distingua donc deux personne, surtout une femme, couchés dans des lits séparés. Il avança d’un pas sûr, mais avec une prudence qui pouvait faire rendre n’importe qui perplexe. À la porte, où il regardait toujours la dame, il prit encore plus soin de ne pas faire de bruit. Malheureusement, dans une soirée, comme deux malheurs ne viennent pas sans le premier, il fallait un début à tout. L’homme s’était levé, non pas à cause du bruit, mais pour une tierce raison - sans doute l’instinct - connue de lui seul. Il avait entre-temps allumé la bougie de la pièce pour y voir plus clair. Quand la projection de la lumière parvint jusqu’au mur… l’inconnu se tourna. Surpris, il fit ce qu’il y avait de plus normal à faire dans ces cas… Disparaître ! Il prit ce qu’il avait comme sachet de poudre, et la balança sur devant lui. Il prit un autre sac qu’il jeta littéralement sur le sol. Pendant que la première poudre faisant son effet sur l’homme, la femme se leva, ayant entendu un petit bruit d’explosion. Quand elle ouvrit les yeux, elle ne put qu’apercevoir deux choses : une fumée épaisse et opaque qui se dissipait lentement dans l’air et son ami, couché sur le sol, dans un état de torpeur. Sans une oreille ou des yeux indiscrets qui auraient pou voir ses manigances, l’homme de l’ombre descendu à la salle d’entrée, et donc la salle à manger. La pièce était vide et les chaises avaient été retournées et placées sur les tables. Il se trouva une table près d’une fenêtre et où il pouvait avoir toutes les entrées dans son angle de vision limité. Il descendu tranquillement les chaises de sa table, espérant que l’effet de la poudre effacerait une partie des détails que l’homme de la chambre avait pu voir de lui. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: L'Enquête Dim 29 Juin - 22:25 | |
| La noire créature a reçu ses ordres. Elle traverse les couloirs, cherchant l’endroit idéal pour commencer son massacre. Elle passe devant une porte dont la lumière filtrait. Elle passe son chemin, elle y reviendra plus tard. Elle préfère voir l’expression ahurie des créatures qu’elle réveille juste avant de les tuer. Rapide, silencieux, mortel… et jouissif. Elle arrive au bout du couloir, devant une chambre sans lumière. Le réveil va être difficile. Elle brise la porte en faisant voler les morceaux à travers la chambre, cherchant le lit du regard. N’y trouvant personne, elle regarde le fauteuil… et y trouve sa première victime : celui-ci se tient dans la posture de quelqu’un qui a été complètement prit au dépourvu, à demi levé, les bras sur les accoudoirs. La fumée qui émane de sa pipe empêche de voir son visage. Aucune importance, son regard n’est pas différent de celui des autres. Le démon attaque sa cible, mais celui-ci glisse en dehors du fauteuil et dégaine une épée. Le fauteuil vole en éclat, mais le démon a raté son attaque. Frustré, il se retourne vers la créature à la cape verte et continue son attaque. A chaque coup, il est arrêté par la lame. Pourtant, à chaque coup, il sent la résistance de son ennemi qui vacille. La victoire est proche. Sa proie commence à reculer tout en parant les assauts. La chambre était maintenant pleinement éclairée, et Lyndis veillait sur Arel. La respiration de ce dernier était égale, et d’après ses faibles connaissance en médecine, la poudre que l’Oracle avait reçu dans le visage n’avait pas eut d’autre effet que de le faire dormir. Du moins aucun autre effet visible. Elle cesse tout mouvement lorsqu’elle entend – et sent – une créature passer devant sa porte. Leur assaillant qui revient finir son travail ? Non. La présence s’éloigne, laissant la chambre sans la déranger. Peut-être était-ce simplement un client tardif. Peu probable quand même. Elle reposa Arel sur le lit, quand elle entendit – faiblement – les bruits distinct d’un combat. Il y a une épée et… autre chose. La créature qui vient de passer devant la porte ? Très probable. Se sentant tout à coup moins en sécurité, elle met la main sur son katana tandis qu’elle vérifie d’un coup d’œil l’état d’Arel. Il commence à se réveiller. Tant mieux, avec de la chance, il aura la présence d’esprit de ne pas s’en mêler jusqu’à ce qu’il ait retrouvé ses capacités. Les bruits de combat se rapprochent Une porte s’ouvre, et elle entend un cri de surprise, suivit d’un autre de terreur. Un rugissement s’ensuit puis un cri d’agonie. Une victime. Rapidement, le combat recommence à bouger. Soudain, la porte s’ouvre en claquant et laisse passer le mystérieux mélomane de la rivière, aux prises avec une massive créature noire. Il manie son épée avec maîtrise, mais les attaques du… démon sont très violentes. Le mélomane pare toute les attaques, mais alors que Lyn voit des ouvertures dans la défense de son ennemi, il ne les exploite pas. Finalement, alors qu’ils viennent d’entrer dans la chambre, la créature avec la cape verte trébuche sur le lit de Lyn, lit qu’il n’a sans doute pas vu. Le démon en profite pour se préparer à porte un coup violent, mais il ne rencontre que le lit – qu’il écrase sur le sol. Le mélomane a roulé sur le côté, évitant l’attaque. Alors que la créature démoniaque se prépare à reprendre l’attaque, Lyn, malgré que le sommeil engourdisse toujours légèrement ses membres, profite du fait qu’elle soit ignorée pour passer à l’attaque : de toute manière la nuit est perdue. Prenant appui sur ce qui reste de son lit, elle bondit à hauteur du torse du démon, avant de lui envoyer ses deux pieds dans la tête, du moins là où elle devrait se trouver. Surprit et déstabilisé, le démon recule de deux pas et se tourne vers celle qui se met entre lui et sa proie. Lyn profite du moment de répit pour dégainer son katana et, dans le même mouvement, frapper le démon. … Sans aucun effet… La lame vibre en frappant le démon qu’elle n’arrive pas à blesser. Le démon se prépare à frapper, mais Lyn est déjà repartie à l’attaque sans lui laisser le temps de riposter. Cette fois-ci, elle vise la tête. Le bruit de la lame qui frappe le démon remplit tout le bâtiment. … Mais toujours sans effet… Irrité par la résistance, et conscient qu’il est invincible, le démon repasse à l’attaque. Encore une fois, ses attaques sont parées ou esquivées, mais encore une fois, la proie recule. Lyn cherche à gagner la salle principale. Les couloirs sont des endroits trop exigus pour se battre correctement, et c’est trop dangereux de laisser le démon près des clients. Alors elle continue de reculer. Un peu plus tard, elle entend un chant – venant du mélomane de tout à l’heure elle réalise – s’élever dans l’auberge. Manifestement, son chant n’a pas l’effet désiré, car il en change deux fois. Tandis qu’ils se battent, le mélomane continue de les suivre, chantant son troisième chant. N’ayant sans doute toujours pas l’effet désiré, il commence un quatrième chant. Immédiatement, Lyndis sent les restes du sommeil s’envoler, tandis que ses parades se font plus rapides, ses attaques plus précises et puissantes – bien que toujours inutiles. Lyndis et le démon continuent de combattre pendant plusieurs minutes, minutes pendant lequel l’état du mobilier de l’auberge se dégrade de manière alarmante, mais aucun de parvient à prendre l’avantage. Lyn voit du coin de l’œil un objet être lancé sur le coup du démon, mais ce dernier ne doit même pas ressentir l’impact. Manifestement, battre ce démon va demander plus qu’une simple virtuosité à l’arme blanche. Heureusement, elle était un peu plus qu’une escrimeuse de talent. Tandis qu’elle continuait de parer les attaques, elle prépare un coup qui lui blessera sans aucun doute la créature. Cependant, alors qu’elle avait préparé son coup, elle voit que deux objets similaires au précédent sont de nouveau lancés sur le démon. Néanmoins, au lieu de frapper sans effet, ils restent cette fois-ci accrochés dans le dos de ce dernier. Des étincelles sortent des objets. Ayant un très mauvais pressentiment, elle relâche l’énergie qu’elle avait accumulé sous la forme d’un puissant coup de pied qui repousse le démon jusqu’à lui faire traverser la porte pour le faire atterrir dans la rue. Le bruit lui fit mal aux tympans et réveilla sans doute le peu de personnes toujours endormie. Par instinct, Lyndis se jeta au sol et évita de justesse les débris de… l’explosion. D’un mouvement fluide elle se relève et, regardant les dégâts, vit qu’Arel est maintenant complètement réveillé. Il lui fait un geste avant de s’avancer à travers les décombre, vers le démon. Elle le suit et remarqua que si le mélomane était toujours là, la musique s’est arrêtée. Dehors, les dégâts sont minimes. Le démon était tombé sur le dos – sur les bombes – ce qui avait protégé les alentours tout en augmentant les dégâts sur le démon. Arel s’arrêta à distance du corps tandis que Lyn allait l’examiner de plus près. Celui-ci ne bougeait pas. Mort, ou très proche de la mort. Le sourire aux lèvres, elle se retourna, et vit Arel ouvrir la bouche pour la prévenir. Trop tard. Le démon – toujours vivants ?! – lui avait attrapé la jambe et la lança au loin. Elle se réceptionna durement, mais réussit à utiliser son inertie pour se remettre debout presque immédiatement. Bien qu’il lui manquait une partie de son dos, le démon semblait en pleine forme – peut être un peu énervé. Il reçut un éclair d’Arel, mais s’il le blessa, il n’en montra rien - excepté un grognement. Le démon chargea, mais elle esquiva tout en frappant à l’horizontale, sans effet. Le démon était toujours solide. Il poussa un cri, et repassa à l’attaque, mais Lyn fut déporté en arrière par la magie d’Arel. Le démon chargea à nouveau, mais cette fois Lyndis était prête. Elle refit exactement le même coup que précédemment, mais en y mettant cette fois-ci les énergies qu’elle avait accumulé. Le Katana pénètre dans le ventre du démon. Sans perdre de temps, elle passe derrière ce dernier et frappe à la jambe, laissant une large entaille. Esquivant une attaque du démon, elle lui plante le Katana dans l’emplacement du cœur avant de lui redonner un coup de pied dans la blessure causée par les explosions. Affaibli, il décide de changer de cible et charge l’Ange. Cependant, celui-ci avait accumulé de la magie et lui envoie une série de puissants éclairs qui frappent chacune des plaies du démon. Puis Arel s’envole pour se placer à distance. Le démon change à nouveau de cible et court vers l’auberge, mais il est blessé et donc lent. Lyn le rattrape en quelques foulées et lui bondit dessus, le décapitant, puis dans le même mouvement tourne sur elle-même et revient frapper à l’endroit exact de la blessure au ventre. Cette fois-ci, le katana entier traverse, coupant le démon. Immédiatement, elle s’éloigne d’un bond du démon, cette fois-ci vraiment mort. Mais même mort, un démon peut-être dangereux si l’on n’y prend pas gare. Maintenant, il allait falloir répondre aux questions. Qui. Pourquoi. Et surtout quelles autres attaques pourrait-il y avoir ? |
|  | | Minster Admin

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 | Sujet: Re: L'Enquête Lun 30 Juin - 21:23 | |
| Le calme retomba aussitôt que la fureur du combat avait éclaté. La salle se retrouva bientôt remplie de clients ébahis, contemplant le cadavre du démon et les débris de tables et autres meubles alentours. Aidé du tavernier, le chanteur en pélerine verte alla ouvrir un tonneau d'eau pour proposer un rafraîchissement à tout le monde. Lyn accepta un verre d'eau mais n'y toucha guère. D'autres clients transpirant à cause de la chaude nuit d'été, acceptèrent bien volontiers avec reconnaissance. Puis, alors qu'on discutait de ce curieux évènement, les présentations commencèrent. L'homme en vert commença : "Je suis le Coryphée, le célèbre chanteur des Îsles de la Morte."Aucun fan ne montra son engouement pour cet illustre inconnu. La plupart des clients affichèrent un sourire poli bien que montrant clairement que le Coryphée n'était pas connu dans le coin. Lyn et Arel se présentèrent à leur tour, et la mention du Royaume d'Arcadie leur attira des regards de respect et d'émerveillement, à la mention des Anges habitant ce royaume si renommé. D'autres personnes se présentèrent : un riche marchand de Numibie, des aventuriers à la recherche de gloire, un troubadour solitaire ... D'autres personnes venaient se mêler à la foule, dont un stygien aux cheveux gris et vêtu d'une cuirasse brune faite de tissus. Puis vinrent ensuite un immense minotaure ainsi qu'une elfe, qui ne daignèrent pas se présenter. L'elfe alla payer son dû à l'aubergiste pendant que le Minotaure s'attirait le regard courroucé du Coryphée. Le bovidé répondit par un reniflement menaçant, s'attirant en réponse un soupir méprisant. Réagissant à la provocation, le Minotaure s'approcha : "Hé la demi portion ! Tu as un problème ?"
"Oui, je crois bien que notre noble assemblée n'a pas eu le plaisir de vous entendre vous présenter."Le Minotaure réagit en saisissant le chanteur par le col et en l'attirant face à son visage : "Ecoutes moi bien demi-portion, la prochaine fois que tu ôses poser les yeux sur moi ou penser me donner une leçon, je te réduis en tout petit morceaux, compris?"Pour toute réaction, le Stygien vêtu de vert lança le contenu de son verre d'eau à la figure de son adversaire, qui s'ébrouant, réagit en broyant la gorge de sa victime avant de le balancer contre un mur. Puis s'avançant hache à la main devant une assemblée médusée, il envoya un coup de sabot dans les côtes du Stygien, et eut le plaisir d'entre des os craquer. L'assemblée sursauta d'horreur alors que l'agresseur levait sa hache et sectionnait la tête du chanteur d'un coup sec, l'envoyant rouler non loin. Pour finir, le Minotaure écrasa violemment le corps du Coryphée, puis l'elfe qui avait fini de payer, fit quelques gestes, et les restes du corps se consumèrent alors que le Minotaure avait fini. En quelque secondes, il ne resta qu'un petit tas de cendres. Puis, devant une Lyn qui avait par réflexe mis la main sur son katana, les deux compères sortirent de l'auberge, laissant derrière eux un public statufié ... |
|  | | Lord of Hell

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 | Sujet: Re: L'Enquête Dim 13 Juil - 20:18 | |
| « Halte ! » Le ciel s’était obscurcit en mâtiné. Les nuages se gonflaient à mesure que la lumière apparaissait à l’horizon. Puis, sa lumière bienfaitrice – ou non pour certains - s’évapora, ne laissant que des filaments s’échapper. Non sans prévoir le coup, ce fut à ce moment que l’averse se déclara dans la région. Ce n’était pas une simple pluie qui tombait, oh non, mais un véritable ouragan d’eau qui se déchaînait. Heureusement, aucune brise. Les gouttes de pluies filaient en ligne droite vers des flaques de boues sur la route. Des petites flaques d’eau parcouraient celle-ci de façon aléatoire, tout en grandissant à mesure que le temps passait. La visibilité était limitée, même après plusieurs kilomètres parcourus. Cependant, les soldats qui se posaient devant eux étaient tout, sauf le fond bleu de l’horizon. À leur ordre, les deux enquêteurs d’Arcadie obtempérèrent. « Débarquez de vos chevaux. » Vite fait, et bien fait, Arel et Lyn obéirent aux ordres. Le blason des soldats était flou dans la brume de pluie, mais tout de même visible.  Arel reconnu le signe, oh combien reconnaissable du Haut Consulat. Suite à cette découverte, il ne se demanda que s’il s’agissait de soldats ou de miliciens locaux. La réponse, qu’il ne se souciait guère de toute façon, ne luit vint que lorsqu’il remarqua les chevaux et créatures blindés placés en retrait de la promenade. « Puis-je savoir vos intentions si cela n’est pas indiscret ? » Lyn semblait curieuse, surtout qu’elle venait de remarquer - les feux de lumière d’un cristal enchanté aidant - des hommes patrouillant hors et de chaque côté de la route. « On verra ce qu’on trouvera sur vous et vous le saurez ! » L’envoyé d’Arcadia ne semblait pas se plaire devant le rôle qu’il jouait sur le moment. Malgré tout, il n’avait ( presque ) rien à ce reprocher, il laissa les soldats jouer dans ses fournitures. Il le regretta un peu quand ceux-ci jetèrent toutes ces affaires sur le sol mouillé. Tandis qu’il s’efforçait d’être poli… au moins ils ne volaient pas les sous des deux comparses. Les soldats du Consulat ne semblaient pas l’inquiéter lorsqu’ils regardaient les objets magiques. Ni eux, ni le chef, ni même… C’est alors qu’il contempla un Mithridien s’avancer vers les objets déjà regardés. Ses serpents figeaient leurs yeux devant chaque objet dans un laps de temps de quelques secondes… parfois plus longtemps. Arel comprit qu’il n’avait pas affaire à un novice quand l’homme lui fit un sourire en coin alors qu’il tâtait un de ses… Néanmoins, rien ne semblait l’accuser pour l’instant. Le temps d’arrêt s’était allongé sur quelques minutes, et ce faisant, avait permis à un nouveau visiteur de rattraper le groupe. Seul, en caravane, bien peigné et plutôt... sympathique, il se positionna juste à quelques mètres derrière les chevaux de voyage des enquêteurs. « Que se passe-t-il ici ? » « Ces messieurs effectuent un contrôle inopiné, comme vous pouvez le voir, ils vont au bout des choses. » Elle s’était efforcée de lui répondre, puisque personne ne voulait, encore se soucier de lui. Et pendant qu’elle s’était tourné pour lui répondre, elle eu une drôle d’impression, même deux à vrai dire. Deux impressions inexplicables, l’une de déjà vue, et l’autre… non l’autre ne lui venait pas. Lyn secoua un peu sa tête, se ressaisi et se retourna vers la douane militaire, gardant un œil attentif pour pas qu’un faux mouvement puisse avoir raison de l’un de leur matériel. De son côté, le nouveau se contentait d’attendre sagement, comme si rien ne lui faisait assez peur. Et après une longue attente interminable, les questions vinrent se fracasser sur le duo. « D'où Venez-vous ? Où allez-vous ? Quel était votre motif dans ce territoire ? ». De maigres, ou au moins qui pouvait y ressembler, réponses vinrent s’entrechoquer aux questions. « Le Royaume D’Arcadie. Dans les montagnes au nord. C’était le chemin le plus court pour nous rendre à la destination. » Puis, alors qu’ils croyaient enfin le calvaire fini, la garde termina avec de maintes descriptions. « Nous recherchons un homme. De race Stygienne. Un mètre soixante dix-sept. Cheveux gris et prononcés. Visage et peau foncés. Yeux verts. Pas de barbe, ni de moustache. Oreilles peu prononcées… » Avant qu’il ait pu terminer, Lyn l’interpella. « Je ne sais pas si j’ai raison, mais l’homme derrière nous semble correspondre à ce que vous cherchez monsieur. Sinon, je ne vois personne d’autre. Qu'a-t-il fait pour être ainsi recherché ? » Le capitaine des guerriers ne l’écoutait plus à ce point. Tout ce qu’il regardait, c’était l’homme à la charrette. Même les gouttes de pluies ne faisaient pas obstacle à son regard. Il fit quelques signes qui pointaient au final vers l’inconnu. C’est là, à ce moment, que deux soldats se détachèrent des dix autres pour aller encercler l’homme. Ne voyant que des signes brefs du chef, le duo d’enquêteur en conclu qu’ils pouvaient s’éclipser. Ils remirent leur bourse et fournitures en place pendant que les deux soldats avançaient toujours vers le dernier arrivant. Ils montèrent sur leur chevaux, sans aide, et débutèrent en trottant hors du barrage, mais… « Attendez ! » Ils ne perdirent qu’un instant leur attention sur l’inconnu, mais ce fut suffisant. Le groupe, composé, du chef, des soldats et du mage remirent leur yeux sur l’objectif précédant. Et là, à ce moment, ils virent s’effondrer les deux guerriers, juste à côté du mystérieux individu, toujours assis sur sa charrette. Le bruit d’une tête, puis d’une autre frappant une flaque d’eau attira le regard d’Arel du côté du mystérieux inconnu. Il ne put que déplorer de la situation dans lequel ils se trouvaient en voyant le sang se mêler à l’eau de pluie. Il n’eut d’autre choix que de les aider. Ce faisant, les cadavres furent projetés vers eux, tandis que des éclairs, enfin une cage d’éclairs, s’agglutinait autour du Stygien à la charrette. Celui-ci regarda sa prison, toujours assis, les jambes dans le vide. Il se mit dans une position de quelqu’un de frustré : les jambes croisés et les bras également. Sa pupille se concentra vers celui qui avait lancé le sort : Arel… Il le regarda, presque passionnément, de façon constante, ses paupières froncés, et son dos légèrement penchés vers l’avant. Son opposant ne lui donnait qu’une autre vision de la situation. L’un ou l’autre de l’œil ne donnant que justification après justification. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: L'Enquête Dim 3 Aoû - 20:22 | |
| « Tu parles d’une montagne. Chez moi une montagne n’est pas volcanique. » Cette phrase résumait très bien l’état de l’endroit. En lieu et place d’une montagne classique se dressaient une suite de ravin formé par des pierres de couleurs cendre, vraisemblablement des reste d’écoulement volcaniques. L’air y était chaud et sec, et Lyn fut tout à coup soulagée qu’ils aient emporté des gourdes d’eau qui étaient capables de se remplir seules. Ils allaient vraisemblablement boire beaucoup d’eau lors de la prochaine marche. Et puis, il y avait ce grondement. Lourd, lointain, mais omniprésent. La stygienne ramassa une pierre avant de la lance un peu plus loin. Non seulement cette dernière était chaude, mais le bruit lorsqu’elle toucha le sol se répercuta pendant dix bonnes secondes. Au moins les éventuels visiteurs ne pourraient pas leur tomber dessus facilement. Et puis, pour compléter le tableau, il y avait bien entendu la brume au sol ainsi que les fumées noires et jaunes au loin… « Ces volcans sont éteints. Du moins ils sont sensés l’être. - Très rassurant. Tu es bien sûr que l’oracle que nous recherchons habite là ? - C’est ce que le cristal contient. Allons-y. Je n’aime pas cet endroit, donc autant se dépêcher. » Les deux amis s’enfoncèrent dans le ravin qui s’offrait à eux. Très vite, un nouveau problème fit son apparition : certaines pierres au sol étaient coupantes comme le fil d’un katana, les forçant à aller prudemment sous peine de se faire une entaille au pied, chose qui n’était jamais très agréable. Néanmoins, le duo progressait vers l’endroit indiqué par le cristal et même s’ils ne disposaient d’aucune carte, le dit cristal enregistrait leur voyage et dressait, grâce aux instructions d’Arel, une carte sommaire au fil du voyage. « Dis-moi, as tu une idée de la raison qui pousserait un Oracle des vents à s’installer ici ? - Pour être tranquille ? Ce n’est pas ici qu’il recevra des visiteurs. - Certes, mais c’est un peu difficile d’y vivre, et d’autres endroit l’isoleraient autant. - C’est vrai. Mais je ne pense que peu d’endroit le couperaient des Vents de cette manière. - Qu’est-ce que tu veux dire ? - Je ne ressens que très faiblement les Vents. - … - A l’entrée, ils étaient déjà plus faible que normalement, mais là, ils sont presque muets. Je ne serais pas étonné que plus loin, je ne les ressente plus du tout. - Tu préfèrerais que l’on fasse demi-tour ? Ou que tu t’envoles histoire de sortir de cet endroit ? - Non, continuons. Plus vite nous le trouverons, et plus vite nous repartirons. » --- Comme prévu, Arel avait perdu le contact avec les Vents. Quand à sa magie, telle qu’il l’utilisait, elle était grandement affaiblie. Bien qu’ils se rapprochaient indubitablement de l’Oracle, ils tombaient régulièrement sur des impasses qui les forçaient à rebrousser chemin. Au final la progression était lente, et laborieuse. Lyndis avait les nerfs à vif. Régulièrement il lui semblait entendre des bruits de pas, régulièrement elle ressentait une présence aux alentour, régulièrement elle pensait percevoir un mouvement à la périphérie de sa vision. Mais jamais rien n’était sûr. Aussi elle continua d’avancer sans rien dire. De toute manière, les sujets de conversation étaient épuisés depuis longtemps. Au bout d’un long moment, elle se stoppa net. Arel, sentant son hésitation s’arrêta également et se retourna vers elle. « Que se passe-t-il ? - Il y a deux personnes non loin, un peu devant nous. - Comment ca ? Je ne vois personne. - C’est normal, car nous sommes des ténébreux. » En effet, deux créatures, d’un bleu sombre passant pour noir avec la fumée qui était autour d’eux, se détachaient lentement de la paroi. L’un d’entre eut continua a parler. « J’aimerais bien savoir comment vous avez pu vous rendre compte de notre présence. - Lyn a toujours eut l’instinct pour savoir quand quelqu’un est proche. » Le ténébreux acquiesça, acceptant l’explication bien qu’un peu dubitatif. Son compagnon prit le relai. « Ce n’est pas le genre d’endroit que visiteraient pour le plaisir un ange et une… stygienne, non ? Pourrait-on savoir ce qui vous amène ? - Nous venons voir un ami qui dit habiter dans le coin. Pourquoi donc ? Y-a-t-il un problème ? - Non, aucun. Votre ami, il ressemble à quoi ? C’est, comme vous, un ange ? - Heu, oui, pourquoi cette question ? - Il y a un certain nombre de créatures qui ont élu domicile dans ces contrées, souvent parce qu’ils cherchent la tranquillité. - Oui, ca peut se comprendre. - Nous avons donc un certain nombre de ténébreux qui sont attirés par ce lieu et de gorons qui trouvent ici des pierres qu’ils trouvent délicieuses, bien que j n’ai jamais pu en manger une seule. Nous avons également une poignée d’autres créatures cherchant à se cacher. Et nous avons un seul ange, très ami avec un certain nombre de gorons. - C’est en effet un ange que nous cherchons. Pouvez-vous nous dire où il demeure ? » Finalement, Arel commença à reprendre espoir. Ce lieu n’était pas complètement désolé, ce qui pouvait fournir une explication quand à la présence de l’oracle dans cet endroit. Lyn quand à elle ne montrait aucune émotion autre que celle quelle avait depuis le début du voyage : un malaise. Le premier ténébreux reprit la parole. « Oui, nous pouvons même vous y mener. - Dans ce cas, allons-y, cela fait bien assez longtemps que nous tournons en rond. » |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: L'Enquête Dim 26 Oct - 11:21 | |
| Ils n'étaient pas loin du tout de leur destination lorsqu'ils étaient tombés sur les ténébreux. Au bout de seulement quelques minutes, ils débouchèrent sur une vue qui contrastait complètement avec le paysage dans lequel ils avaient évolué pendant les deux dernières heures. On aurait pu qualifier cet endroit de paradis au sein de l'enfer. D'un paysage désolé impropre à la plupart des formes de vie, ils étaient désormais dans une vallée aux dimensions certes très modestes puisque c'était tout juste suffisant pour une maison en bois, bien qu’elle soit de taille respectable. ils y avait également une sorte de jardin avec un potagers, quelques arbres et même un petit cours d'eau qui se déversait d'une colline - dont le côté opposé était parcouru de fissures dont s'échappait des vapeurs de souffre. Les envoyés d'Arcadie s'avancèrent dans cette oasis de verdure, flanqués des deux ténébreux qui s'arrêtèrent cependant à la limite de l'herbe. Ils ne firent cependant pas mine de retenir l'ange et la stygienne. Tandis qu'ils avançaient, un courant d'air vint même leur rafraîchir le visage. « AMERIS !! » L'appel, lancé par l'un des ténébreux, résonna dans les environ pendant un long moment. Il eut cependant son effet car l'oracle sortit de sa maison juste après que l'écho se soit tu. Il écarquilla les yeux en voyant qu’il avait de la visite. « Intéressant, un ange et une stygienne. cela faisait longtemps que je n’avais pas eut de visiteurs. Venez, entrez donc. Vous devez venir pour connaître le résultat de mes expériences... » Sans leur laisser le temps de répondre, il emmena ses invités improvisés à l’intérieur de sa demeure tandis que les chevaux allaient s’abreuver à l’eau toute proche. Cette dernière était modeste, n’affichant pas la richesse à laquelle on se serait attendue de la part de l’ancien oracle royal, mais néanmoins pas désagréable. « Que pensez vous du résultat alors ? Cela vous plaît-il ? J’avoue, c’est encore un peu limité, mais avec du temps et de la main d’œuvre, je suis sûr que nous pourrions même rendre ces montagnes fertiles. » Tandis qu’il parlait, il les emmenait vers le salon, à l’opposée de l’entrée et dont l’un des murs était à flanc de colline. De la fenêtre, on pouvait voir le ruisseau s’écouler paisiblement. Ce fut Arel qui répondit vu qu’il était le plus « proche » de lui. « Désolé de vous décevoir, mais nous ne venons là pour voir votre expérience, dont nous ne savons rien du tout. Nous... - Ha ! Mais cela explique votre perplexité ! Je suis venu ici pour tester une des théories sur la magie que nous utilisions. En fait, les résultat ont été au delà même de mes prévisions ! » Voyant qu’il ne servirait à rien de l’orienter vers un autre sujet, Arel feint l’intérêt tandis que Lyn se contentait d’observer la pièce, voir même d’aller regarder à la fenêtre. De la maison, l’illusion était si réussit qu’on n’entendait que les grondements sans même voir de fumée. Ils avaient passé un long moment à voyager si bien que la nuit commençait déjà à tomber et qu’elle fut noire avant qu’ils aient finit de discuter. Lorsqu’ils n’y virent plus, leur hôte alluma des torches puis se dirigea vers la cuisine pour préparer le repas pendant qu’Arel allait rejoindre la stygienne dans le salon. « Alors, qu’est-ce qu’il lui arrive ? - Il n’y a personne dehors ? - A part nos chevaux que j’ai attaché à l’un des poteaux devant l’entrée, je n’ai senti personne. Pourquoi ça ? - Parce que je le trouve très étrange. il semble obsédé par son expérience et ignore chacune de mes tentatives pour le ramener au sujet. - C’est quoi d’ailleurs son expérience ? En résumé. - Basiquement, il dit vouloir prouver que la magie influence l’environnement. et il ne parle pas des effets de la magie en elle-même, par exemple le feu qui brûle des arbres, mais du simple fait d’utiliser la magie. - Oui, et... - Il prétend que cette vallée est un effet secondaire de la grande quantité de magie qu’il dit avoir canalisé au fil du temps. pour être plus précis, au début il passait ses journées à canaliser de la magie sans aucun but. Au fil du temps, cet endroit s’est crée. - Je vois... Difficile à croire. - Oui. il dit cependant avoir laissé à une journée de marche tous ses rapports d’expérience si jamais nous voulons les consulter. il y a également lancé une seconde expérience quelques temps plus tôt. - Pourquoi si loin ? - Le repas est prêt ! » Les envoyés d’Arcadie s’arrêtèrent donc de discuter et passèrent à table pour manger le repas simple, mais bon. Pendant qu’il mangeait, leur hôte reprit la parole, semblant cependant plus ouvert à la conversation. « Alors, comment êtes vous venus ici ? - Votre position nous a été donnée par Celes, elle a dit que vous pourriez nous aider. - J’ai déjà répondu à vos questions, je vous demanderais donc de répondre aux miennes maintenant. Comment m’avez-vous trouvé dans ce labyrinthe ? » Ils racontèrent donc leur avancée laborieuse, mentionnant également le cristal qui leur avait permis de se repérer et sans lequel ils se seraient depuis longtemps perdu. Enfin, ils parlèrent des deux ténébreux qui leur avait montré la dernière partie du chemin. A leur mention, leur hôte se renfrogna. « Vous avez eut de la chance de tomber sur eux. Ils ne sont pas méchant, mais un peu bêtes et trop facilement influençables. Enfin, il y a pire et beaucoup plus agressif. - Comme ? - Les gorons du coin les appellent les Dodongons. Ce sont des lézards qui ont la peau très résistante et la particularité d’exploser à leur mort. Les petits se contenter de se déplacer sous terre pour vous sauter dessus lorsque vous êtres proches, mais les gros.... ce sont eux les plus dangereux puisqu’ils crachent du feu. Et d’après ce que j’ai comprit, ce ne sont pas les pires. Bien, il se fait tard, et il est temps d’aller dormir ! J’imagine que vous prenez un même lit ? - Heu, non. - Dommage, je n’ai que deux chambres, il faudra donc vous arranger. Ceci dit, le canapé n’est pas inconfortable, juste un peu écrasé puisque j’ai eut le malheur d’y faire asseoir des gorons. » Sur ce, il finit de ranger la vaisselle puis s’envola en direction d’un trappe au plafond qui donnait sur l’étage supérieur. En effet, les anges ne mettaient en général pas d’escalier puisqu’ils pouvaient voler très tôt. Arel se proposa de prendre le canapé, mais Lyndis refusa, préférant dormir à la belle étoile puisque la nuit était chaude. Elle se contenta de prendre donc une tente et s’installa sur l’herbe près de la rivière. Elle s’endormit presque aussitôt, comme d’habitude. Le LendemainLyndis s’éveilla à l’aube et, grâce à l’environnement immédiat, oublia momentanément où elle était. Puis il y eut un grondement, et elle se souvint qu’elle était au plein milieu d’un territoire inconnu et aux conditions de vie hostiles. Elle plia la tente, puis s’assit dessus, attendant qu’Arel se réveille et vienne la chercher pour le petit déjeuner. Toutefois, pendant qu’elle attendait, elle remarqua des traces de pas dans l’herbe, ainsi qu’un cailloux qui n’était pas là la veille. Bien que méfiante, elle s’en approcha, et le toucha avec la pointe de son katana. Immédiatement, le caillou changea d’aspect et... se leva ? Quelques instants plus tard, à la place du caillou se tenait une créature marron, avec un dos fait de pierre et un visage souriant. Lyn elle avait fait un bon en arrière, étant peu familières de telles créatures. « Bonjour !! - Vous êtes un... goron, c’est ça ? - C’est exact ! Êtes vous une amie d’Ameris ? - On peut dire ça comme ça. - Bien ! Je me demandais quand il allait enfin recevoir de la visite ! Il est très gentil, mais un pu trop solitaire, surtout ses derniers temps. - Que voulez vous dire ? - Il semblait un peu déprimé ces derniers temps, mais il n’a jamais voulu dire pourquoi et a même nié son état ! - Depuis combien de temps ? - Quelques jours, depuis qu’il a vu des ténébreux flâner par ici en fait. » Il n’eut pas le temps d’en dire plus, car la porte s’ouvrit sur Ameris. « Ha, je vois que vous êtes déjà levée. Bien. » Puis, s’avisant du Goron. « Tiens, mais qu’est ce qui me vaut l’honneur de ta présence ? - C’est mon jour de visite aujourd’hui ! Vous n’auriez pas oublié ? - Bien sûr. Excuses-moi. D’ailleurs tu tombes bien. Tu vas pouvoir leur servir de guide. - Bien entendu ! Je dois les emmener où ? - A l’endroit où j’ai lancé ma seconde expérience. - D’accord. » Ils prirent par la suite un petit déjeuner composé essentiellement des fruits des arbres du jardin - sauf pour le goron qui mangea des rochers du flanc de la colline. Une fois le repas terminé, les visiteurs se mirent donc en route - un peu à regret puisqu’ils n’avaient toujours pas eu les réponses à leurs questions. Le voyage se déroula sans anicroche, le goron se montrait très curieux sur le voyage de nos visiteurs, mais sans jamais se départir de sa bonne humeur. Ils mangèrent en route - les envoyés d’Arcadie sur leurs provisions, le goron en se nourrissant des pierres volcaniques abondantes dans le secteur - et arrivèrent le soir à leur destination. Enfin, destination... Ils étaient au pied de la montagne qu’ils devaient escalader. Heureusement, cette dernière n’était pas très haute et il suffirait de quelques heures pour que tout le monde soit en haut. Ils laissèrent donc leurs chevaux en bas, et les trois compagnons commencèrent la longue montée. Evidemment pour Arel tout cela était facile puisqu’il était capable de voler. Il attendait donc régulièrement les deux autres en regardant le paysage - bien que ce dernier soit un peu répétitif. Finalement, alors que la nuit était noire, ils arrivèrent à un plateau, et surent qu’ils étaient arrivés. En effet, le plateau était recouvert d’herbe et au centre se dressait une table avec un cristal d’archélite posé dessus. Ce cristal avait d’ailleurs deux appendices sur les côtés, appendices qui ne semblaient pas avoir été taillées mais rajoutées... Arel étant celui qui s’y connaissait le plus en cristaux archéliens s’approcha et activa celui sur la table. Immédiatement, l’air fut empli d’une représentation miniaturisée de la vallée où résidait l’oracle, et à en juger par la position des étoiles, c’était soit un enregistrement récent, soit une vision présente. A côté d’Arel, Lyndis commençait à ne plus tenir en place et lançait des coups d’œil inquiet aux alentour, mais ce dernier était trop absorbé par la vision pour la remarquer. Puis il sut. Il sut que c’était une vision du présent, ou du moins du passé très récent. Des lézards lents et patauds venaient d’apparaître, immédiatement, le goron poussa un cri d’angoisse, ce qui confirma Arel dans ses opinions. Les lézards - des Dodongons sans doute - inspirèrent peuvent quelques secondes, puis relâchèrent soit des jets de flammes qui brûlèrent immédiatement l’herbe, soit des boules de feu qui embrasèrent les arbres. Immédiatement, l’oracle sortit et conjura de puissants éclairs frappèrent les Dodongon et les tuèrent sur le coup, leur cadavres explosant quelques secondes plus tard. Toutefois, d’autres approchaient. Puis il y eut de sorte d’éclairs noirs qui frappèrent les collines et diminuèrent petit à petit la qualité de la vision. Finalement, il n’y eut plus qu’une vision en deux dimensions du drame, mais néanmoins suffisante pour voir que la vallée était complètement détruite. La dernière image avec que la vision ne cesse fut l’un des éclairs noir frappant l’Oracle... Peu après, les deux cristaux servait d’appendice tombèrent au sol et furent ramassés par Arel. Après une vérification sommaire, il sut qu’ils contenaient les informations qu’ils cherchaient. Il n’eut cependant pas plus de temps pour s’en assurer car il entendu le Katana de Lyn résonner tandis qu’elle le sortait de son fourreau et que le Goron se repliait sur lui-même pour devenir un gros rocher au milieu de tant d’autre. Puis il entendit lui aussi les bruits de pas, ainsi que des battement d’ailes qui n’étaient pas les siennes... |
|  | | Lord of Hell

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 | Sujet: Re: L'Enquête Lun 29 Déc - 5:41 | |
| « As, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, et les trois figures. » Il comptait rapidement, en les déposants en demi-cercle. Une fois la suite finie, ils les ramassaient d’une main, et les empilaient en pile près de lui. « As, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, et les trois figures… » Défiler, empiler et poser. Il répéta se manège deux autre fois avant de passer à quelque chose d’autre à la même cadence. « Le bateleur, la Papesse, l’impératrice, l’empereur…. » Et une voix forte vint casser l’énumération de l’elfe. « Ferme-là toi ! » Les deux gardes le surveillaient bien attentivement pour que leur invité ne passe pas entre les mailles du filet, et ce, même si le bloc de cristal dans lequel il se trouvait était une garantie suffisante. Et malheureusement pour ceux-ci, le prisonnier n’arrêta son énumération pas à leur demande… Cependant, plusieurs minutes passèrent, sans qu’il puisse s’offrir un autre passe-temps. Il trouva donc un certain intérêt à construire une structure à l’aide de ses piles qu’il venait de finir de compter, sous l’œil intéressé de ses surveillants. « Regarde, on dirait un château. » « Ouais, mais j’ai encore mieux… tu vas voir… » Ainsi, l’un des deux soldats se rapprocha – à une échelle respectant la dimension d’un véhicule tiré par des chevaux - de la cage, gardant un sourire machiavélique et des yeux fixes posés sur le prisonnier, qui d’ailleurs ne fit même pas attention à sa présence. Celui-ci continuait toujours sa structure fragile avec une patience incroyable. Le garde se baissa, fit le point, et bascula d’un coup sec la pierre de cristal d’un quart de tour avant de lâcher un bon rire sec et cruel. Comble de malchance, son collègue ne prit pas son réflexe, et pour une bien bonne raison : l’homme était toujours assis et les jambes croisés, son « château » tenait toujours debout. Ils étaient accrochés sur le cristal comme s’il s’agissait du sol. Les deux soldats se trouvaient embêtés, en plus de se sentir nargués : le prisonnier semblait dans l’indifférence totale de ce qui arrivait autour de lui. La position assise horizontale du fugitif n’aidait pas du tout à la situation… « Vous pouvez arrêtez avec vos conneries les gars ? Vous faites balancer la charrette ! » La voix venait du devant du véhicule, d’où s’échappait un visage à moitié caché par des rideaux au goût douteux. Les deux hommes perdirent le fil de leurs pensées un moment, en regardant l’individu qui venait de prononcer ces « recommandations ». Et il ne fallu que de ceci… *PAN !* Ce fut un choc ! Il avait disparu ! Où ? OÙ ?! OÙ ÉTAIT-IL ?! Il n’y avait que son « château », son ombre et quelques piles presque pleines - d’ailleurs encore intactes et toujours horizontaux – disposés à la même place qu’à la seconde précédente. Hélas ! Sans le prisonnier … Le convoi de soldats s’arrêta net et sans bavure pour éclaircir le mystère. Il y avait déjà la dizaine de personne entourant la pierre transparente : un filet de sécurité raisonnable. Et pour ce qui était de la température, celle-ci était plus clémente pour permettre la liberté de mouvements de toutes les armures du lot. Un point négligeable, mais néanmoins important suite à la dernière difficulté éprouvée ! « Il n’était pas censé s’échapper ! Et la prison n’était-elle pas censé inhiber n’importes quels pouvoirs magiques ? » Le Prestidigitateur s’avança tranquillement près du capitaine de la formation de soldat pour s’expliquer. Cependant, il prit quelques secondes pour réfléchir, tout du moins faire semblant, à la situation et fabuler une simple explication en bon second dépassé par les évènements. « Inhiber… c’est bien un mot à plusieurs sens… » « Assez ! Expliquez-vous ! » « YES SIR ! Eh bien, tout n’est pas sûr à cent pourcent. La prison empêche d’activer les magies sur le cristal et à l’intérieur, pas son contrôle sur les corps. Si quelqu’un se débrouille assez bien, il peut… utiliser ses trucs sur lui-même et ce qu’il avait avec lui… » « Et on connaît pas notre lascar pour savoir de quoi il est capable. Bon, je vois… ! » Le capitaine du groupe donna ses ordres, tandis que son mage préparait les hommes au combat. Un coup de pouces aux armures par si, des enchantements par là, d’autres pièges magiques cachés. Il n’en fallait pas plus pour rassurer que l’enquête sur la mystérieuse disparition du prisonnier allait être rapide et sans bavure. Et s’il s’était échappé : au moins personne n’aurait à combattre. Le moment arrivait : l’éclatement de la cellule. Il ne restait que quelques secondes… le Capitaine commençait déjà le décompte… trois secondes… deux secondes… maintenant une seule… Le cristal s’envola en fragment vers le ciel avant de se retourner et de frapper le sol. Des centaines de pierres limpides frappant un sol durci et érodé par les trajets des passants. Et le château comme la pile de cartes tombant lentement sur le sol en un amas regroupé et projetant une dernière et unique ombre sur la terre ferme… croissante à mesure qu’elle s’approchait du sol et des débris cristallins… … elle finit par être aussi grande que le cercle de soldats… … et les cartes s’immobilisèrent enfin sur la route. « Rebonjour messieurs. » La forme se matérialisa, laissant apparaître l’homme dans une obscurité naturelle pâlissante avec le temps sur des cristaux plats au centre du cercle. Les couleurs venaient s’ajouter également très rapidement après que le dernier morceau de carton fut posé. Il n’y avait plus aucun doute : l’elfe qui leur faisait face était le prisonnier. « Vous misez ou vous passez ? » Une dizaine de guerriers et un prestidigitateur contre un seul homme : pour le chef du groupe, cela allait se terminer très rapidement. Il allait ordonner d’attaquer... Mais son bras ne bougeait pas… même s’il sentait sa main serrer très fort sa lame. Il cria donc ses ordres, avant d’être interrompu par le fugitif. « Ah mon erreur, je suis désolé. Vous aviez déjà tout misés quand vous m’avez arrêtez. Donc, on doit mettre cartes sur table. » Sur ces paroles, il leva l’un de ses poings serrés dans les airs. L’effet fût immédiat et toute la troupe fit de même. Toutes les épées se retrouvèrent pointées vers le ciel, tel un hommage ou cérémonie funéraire. Même le mage pointait sa propre faucille à la manière des dix guerriers. Le son des métaux se claquant les uns sur les autres tous dans le même moment masqua les bruits de plaintes de tous les soldats. « Mais comment ?!? » La voix affaiblie – celle du commandant - par sa volonté de reprendre le contrôle de ses gestes et son bras tremblant légèrement vu l’inefficacité de la chose, il répéta les mêmes paroles, encor et encore… encore, jusqu’à ce que le fugitif abaisse sa tête : c’est là qu’il comprit. Une ombre noire couvrait toute la surface accidenté du sol, remplaçant le marron habituel, et contournait les pics de roches de cristal tel de l’eau. Elle diminua de surface et finit par se retrouver égale à onze branches sombres allant droites vers chacune des personnalités de Chambor présentent. Et bien sûr, le point d’origine était l’ex-prisonnier ! Le soleil de l’après-midi propageait de belles silhouettes sur le sol. Des formes créées par chaque individu diffusé sur les roches et le sable de la route. Il eut suffit d’une seule technique pour tous les animer. Le fugitif enchaîna les mouvements de main, positionnant ses doigts dans différentes formes simples. Quand il eut terminé, il patienta quelques secondes, il prit un air neutre, insensible, presque indifférent et regarda le spectacle qui s’offrait à ses yeux. Les différentes images d’obscurités se mettaient à bouger, tandis que leur maître gardait leur position initiale. Des mouvements libres, des mouvements gracieux, des mouvements meurtriers ! Chaque ombre le temps de se planter leur épée imaginaire dans le corps de leur architecte sous leur propres yeux. Pendant que l’image de l’épée s’enfonçait ou disparaissait tranquillement dans les corps fictifs, leur hôte s’efforçait de ne pas ressentir cette douleur, mais ils ne pouvaient la leurrer ni même se dire qu’elle n’existait pas : ils sentaient tous leur peau s’écartait sous une lame fictive, leurs tripes embrochés et finalement, de niveau leur peau... et le sang qui coulait de leur plaie… Ils finirent par tous s’effondrer… la mort dans les yeux et l’âme prêt à être transportée pour l’autre monde. L’ex-prisonnier lâcha finalement son emprise, la première partie du travail accompli… « Flush royale, je ramasse tout. » Puis, il s’éloigna d’un pas rapide en direction du nord. |
|  | | Elcor

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 | Sujet: Re: L'Enquête Lun 13 Avr - 16:49 | |
| Quelques seconds suffirent à se faire une idée de la situation. Une dizaine de personnes escaladaient les hauteurs où ils se trouvaient tandis que dans le ciel se trouvaient quelques créatures volantes – des anges à en juger par leur taille. Si ces inconnus avaient des intentions hostiles, ils avaient clairement l'avantage du nombre. Et c'était sans compter les renforts qu'ils pouvaient peut-être appeler... Le seul point positif de la situation était que les chevaux étaient encore seuls et en bonne santé ce qui fournissaient aux envoyés d'Arcadie une porte de sortie. En temps normal, Lyndis et Arel auraient peut-être tenté de tenir leur position, mais actuellement, ils avaient des informations qu'ils devaient absolument étudier. Leur choix d'option était donc limité par leurs devoirs. Lyndis donna un coup de pied dans le Goron afin qu'il se réveille, ce qu'il ne manqua pas de faire en la regardant d'un air relativement contrit. « Je sais » répondit-elle à ses accusations non formulées « Je t'empêche de te cacher, mais ce serait bien que tout le monde puisse survivre. On devrait donc partir d'ici très vite. Tu pourras toujours te cacher plus tard. » A ce moment, un javelot fendit l'air et se planta juste à côté de la Stygienne qui aurait été embrochée si elle ne s'était pas décalé une fraction de seconde avant l'impact. Immédiatement, Arel lança une gerbe d'éclair vers l'origine du projectile tandis qu'un cri de douleur confirmait qu'il avait touché. « Arel, tu pourras éviter que l'on ne soit suivit ? Je sais que tu n'aime pas spécialement blesser d'autres anges, mais nous n'avons pas vraiment le choix. - Comprit. » Sur ces mots le trio dévala la pente à tout allure, chacun par un moyen différent. Le Goron roulait à tombeau ouvert (puisqu'il formait une pierre en forme de roue) et fut le premier à arriver en bas, bien qu'il fut évident qu'il avait la tête qui tournait légèrement. Arel arriva en second : il avait prit une peu de temps pour forcer les anges inconnus à se poser afin qu'ils ne puissent pas les suivre. Enfin Lyndis arriva bonne dernière puisqu'elle n'avait aucun moyen aisé de descendre la montagne, si ce n'était qu'elle devait courir le plus vite possible. Les chevaux n'avaient pas bougé et étaient donc parfaitement reposés. L'Ange et la Stygienne les chevauchèrent, tandis que le Goron se roula une nouvelle fois en boule après leur avoir dit qu'il les mènerait vers la sortie. Les chevaux partirent au galop sur l'injonction de leurs cavaliers malgré la dangerosité du terrain pour leurs sabots. Néanmoins, ils ne pouvaient pas aller aussi vite qu'ils le pouvaient normalement car ils devaient suivre le Goron. Au bout de quelques minutes, le Goron s'arrêta à une bifurcation. Il pointa l'une des possibilité et leur dit que cela les mènerait à la sortie des montagnes, ce qui fut confirmé par Arel lorsqu'il vérifia sa position sur son cristal. Après de brefs adieux, ils se séparèrent, le Goron fuyant à toute allure pour essayer – vraisemblablement – de se cacher. Les deux envoyés d'Arcadie suivirent donc prudemment la voie indiqué par leur ancien guide. Ils ne rencontrèrent pas d'autre bifurcation, cependant autour d'eux les montagnes se faisaient de plus en plus hautes et raides, ce qui faisait que le soleil plus les atteindre. Enfin, après un détour, ils eurent en face d'eux un long passage rectiligne, avec au bout - une centaine de mètre plus loin - un trio qui les attendait visiblement. Une dernière épreuve avant la sortie manifestement, car selon le cristal d'Arel, la plaine était juste de l'autre côté de la barrière naturelle. Au centre se tenait un « petit » Minotaure (« seulement » deux mètres), avec à sa droite un Orc à l'air peu avenant tandis qu'à sa gauche se tenait un elfe, un Queldoreï si on en jugeait à sa taille et à ses yeux. Alors que les cavaliers se tenaient immobiles loin du trio, le Minotaure attrapa l'une de ses nombreuses haches (de lancer) et fit un très beau lancé vers Arel. La hache l'aurait touché si une brusque rafale de vent ne l'avait pas dévié. A la place, elle se planta profondément dans la roche. Étant maintenant sûrs de leurs intentions hostile,s les deux cavaliers lancèrent leurs chevaux au grand galop, chargeant ceux qui leur bloquaient le passage. Lyndis sortit son arc court du fourreau qui pendait sur le côté de son cheval et encocha une flèche en visant l'elfe en même temps qu'Arel envoyait une imposante série d'éclair de sa main vers le trio. L'elfe arrêta complètement les éclairs en érigeant un bouclier et le Minotaure y survécu manifestement – malgré la puissance il était toujours debout bien que son corps avait d'importantes brûlures - mais l'Orc mourut foudroyé avant d'esquisser le moindre geste. Deux flèches de Lyndis eurent raison des survivants, laissant libre le passage. Quelques secondes plus tard, ils furent sortit des montagnes. Ils décidèrent néanmoins de continuer à galoper afin de s'éloigner encore plus des cris qui s'élevaient de la zone. Enfin, au moins, leurs informations étaient en sécurité et ils pourraient les étudier à loisir. |
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