Le diplomate caldarien ne s’était pas attendu à une telle question en de telles circonstances. Néanmoins, il y répondit pendant qu’il se mettait en marche vers la salle de réunion.
« Les implants sont disponibles de manière libre pour tout les citoyens Caldariens, dans la mesure de leur travail, ainsi que les personnes ayant rendues un grand service à l’Etat. Les autres pourront en acquérir, mais le prix sera nettement plus élevé. »
L’amirale ne répondit pas, mais elle resta songeuses tandis qu’elle réfléchissait manifestement à ce que son interlocuteur lui avait dit. Ce dernier lui laissa quelques secondes de répit avant de reprendre la parole.
« Vous ne semblez pas en accord avec la décision de vos supérieurs. »
Ce n’était pas une question, néanmoins l’amirale sembla la traiter comme telle.
« Je n'ai pas juste l'air, je l'ai dit non ? De toute façon, ses idiots ne font que prendre de mauvaises décisions... »
Le caldarien ne put retenir son étonnement face à une telle déclaration. Jamais il n’aurait pensé qu’un Hell oserait critiquer si ouvertement son propre gouvernement. Légèrement gêné par la situation, il entra dans le vif du sujet.
« De quelles fournitures auraient besoins les personnes restées sur Hell ? »
L’étonnant encore une fois, elle répondit avec lassitude, comme si elle s’en moquait…
« Ah... ça... bon. Si on doit en finir au plus vite... support logistique, aide médicale, ce genre choses. Vous voyez ? »
Cette fois-ci, il décida de passer à l’action : il avait ses ordres, et il devait au moins tenter de les remplir.
« Nous voyons… Néanmoins, nous préférerions d’abords nous assurer que les Goa’Ulds ne sont plus un danger, sans quoi toute cette aide humanitaire pourrait être inutile. Et plus vite nous détruirons les Goa’Ulds, mieux ce sera. »
L’amirale passa devant le Caldarien et, lui faisant face, lui fit signe de s’arrêter.
« Hum, quoi ? Bon, mettons une chose au clair, je déteste que ne me disent pas les choses directement. Notez-le bien. »
Il s’arrêta également, la regardant avec un certain étonnement. Docile, il répondit tout de même.
« Nous aimerions une aide pour notre attaque sur les mondes Goal’Ulds. »
Etrangement, la proposition – à peine voilée - ne sembla pas l’affecter du tout, a part qu’elle se mit à réfléchir à voix haute.
« Hum, vous proposez donc de m'opposer à la décision de mon gouvernement et de vous aider à attaquer les Goa'ulds… »
Il se figea aussitôt. Cette amirale l’étonnait au plus haut point, franche et directe. Dans un métier ou tous les mots étaient à double sens, c’était… rafraichissant. Il sourit. Il commençait à apprécier cette personne, et il décida de lui répondre franchement.
« Oui. »
« Vous me demandez de trahir le gouvernement Hell pour faire place à mes idéaux... m'opposer à leur décision... »
Le caladarien ne comprit pas la suite, car elle s’enferma sur elle-même et marmonna à voix basse des propos qui, même pour ses oreilles améliorées par les implants, étaient incompréhensibles car incohérents. Cet… état dura pendant près d’une minute, minute au bout de laquelle le caldarien commençait à s’inquiéter et à envisager sérieusement d’appeler des secours. Finalement, elle se releva, exactement comme elle était avant.
« Bon, nous avons finis je crois, non ? Ah, oui, tenez, un code d'identification pour l'aide humanitaire. Ne le perdez pas... » Après deux secondes, elle ajouta. « Je suis sérieuse... »
Sur ces paroles, elle repartit vers sa navette, laissant un diplomate caldarien très incertain… Néanmoins, il envoya rapidement un rapport de la rencontre, ils avaient reçut toutes les réponses qu’ils attendaient, il fallait agir vite maintenant.
Un peu plus tard, système d’Olympe, Empire Goa’UldLes négociations avaient échouées, et il fallait donc que la marine caldarienne se débrouille pour contrôler la planète dans des délais et avec des pertes acceptables. Une tâche que n’appréciait pas forcément son comandant, mais il ne pouvait rien faire, sinon suivre les ordres et tout faire pour éviter les morts…. du moins de son côté.
Au moins, ses équipages avaient-ils eut le temps de se préparer à ce qui les attendait. En effet, une frégate d’exploration avait déjà cartographié de manière extensive le système. Elle avait même lancé une sonde au milieu des défenses de la planète pour voir ce qu’il y avait. Bien que la sonde ait été détruite, elle avait rapporté de nombreuses informations.
Maintenant, la flotte emmenée grâce au champs d’accroche généra par la frégate se déployait en position de combat. Les cuirassés se mirent au centre de la formation, tandis que les unités capitales se déployaient pour les couvrir. Enfin, les frégates et croiseurs jouaient leur rôle d’écran en entourant le reste de la formation. La flotte était prête au combat...
Au combat oui, mais pas à ça ! Des chasseurs sortirent d’hyperespace un plein milieu de la formation et allèrent s’écraser sur tous les vaisseaux qu’ils rencontraient. Les pertes furent horribles. Trente pourcents des unités capitales avaient été détruites, presque la moitié des unités légères anéanties. Même un porte vaisseau dérivait, ses flancs complètement éventrés, inutilisable. Les cuirassés avaient eux aussi été touchés, mais leurs boucliers avaient été prévus pour endurer bien plus terrible que le feu nucléaire qui s’était abattu sur eux, et ils n’avaient que légèrement faiblit.
En réponse, la flotte déploya des sphères d’interdiction, prévenant une future tentative d’attaque hyperspatiale tandis que des drones étaient lâchés et commençaient à réparer les vaisseaux les moins endommagés en prenant les matériaux nécessaires des vaisseaux irrémédiablement détruits. Dans le même temps, la signature des cuirassés augmenta de manière importante tandis qu’ils s’immobilisaient complètement. De même, des boucliers de zone se déployèrent pour protéger la flotte.
Finalement, les Caldariens lancèrent l’attaque suivante. Un peu plus d’une centaine de missile foncèrent vers l’une des quatre stations orbitant la planète. Arrivé à portée des défenses, ils furent presque entièrement balayés par la pluie de plasma qui partit des mines et des stations. Un seul passa l’apocalypse et parvint à frapper la station. Immédiatement, son ogive gravitique s’enclencha, déchiquetant bouclier et métal dans un rayon de plusieurs centaines de mètres. La station spatiale s’en sortit amochée, mais elle faisait huit kilomètres de diamètre et il lui en faudrait plus pour être détruire.
En revanche, cette attaque ne pouvait restée impunie et les satellites unirent leurs efforts pour lancer un long rayon de plasma qui vint frapper l’un des cuirassés, mettant à mal ses boucliers malgré le soutien des autres vaisseaux. En réponse, ces derniers lancèrent les missiles contenus dans leurs racks externes. Près de plus de mille missiles, plus petits que les précédents, chargèrent les défenses, à raison d’un par mine, tandis que le surplus se dirigeait vers la station blessée.
C’était une erreur. Les goa’uld déclancheraient à nouveau la pluie de plasma, et cette salve ne servirait à rien. Mais les caldariens avaient poussé l’art du combat au missile bien plus loin que la galaxie ne le savait. Ces missiles étaient des torpilles à photon, des armes qui se riaient des défenses goa’ulds. En effet, avec une précision mortelle, les missiles se déclanchèrent bien avant la portée des mines, lançant un rayon bleuté supérieur en puissance à deux turbolasers lourds, et d’une portée supérieure. Aucun satellite – excepté une dizaine – ne survécut à l’attaque. La station quand à elle n’était pas en meilleure état. Les missiles qui la visaient avaient cherché la blessure, et leurs rayons de photon avaient abattu le bouclier et traversé les étages de la construction, ne s’arrêtant que lorsqu’ils rencontraient le blindage extérieur. Tout les systèmes principaux et la plupart des secondaires furent détruits par l’attaque. La station n’était pas détruite, mais c’était tout comme.
Mais cela ne sauva pas le cuirassé. Dans ses derniers instants, le rayon de plasma passa enfin les boucliers et traversa intégralement le vaisseau, causant de graves dégâts. Il n’explosa que quelques secondes plus tard, alors qu’il semblait devoir survivre.
Lentement, la flotte caldarienne se remit en route, les boucliers des cuirassés repassant à un niveau plus habituel tandis que trois transporteurs géants sortirent du champ d’accroche et se dirigeaient vers les épaves des vaisseaux détruits.